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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 18:33

Saint-Gervais – Les obsèques de l’abbé Prévost

Vendredi, ont eu lieu à Saint-Gervais les obsèques de M. l’abbé Prévost, curé doyen de cette paroisse. Elles ont revêtu le caractère d’un deuil public, tellement le défunt était connu et aimé de toute la population malgré le peu de temps qu’il était demeuré au milieu de ses paroissiens.

En dépit du temps réellement épouvantable, toute la ville avait tenu à accompagner cet homme de bien et les rares personnes qui n’avaient pu suivre le cortège saluaient respectueusement au passage la dépouille de celui qui fut leur meilleur ami.

L’église toute tendue de noir, était trop petite pour contenir tout le monde, et l’offrande donnée par deux prêtres fut interminable.

La funèbre cérémonie a été présidée par M. l’abbé Michy, curé-archiprêtre de St-Amable de Riom, ami du défunt.

Les cordons du poêle étaient tenus par : M ; l’abbé Parys, curé de Biollet, représentant les prêtres du canton ; M. l’abbé Baptifollier, curé de Marat, son ami et ancien condisciple ; M. Basset, premier adjoint, représentant M. le maire de Saint-Gervais empêché, et M. Boyer, conseiller paroissial.   

Le corps était porté par les conseillers paroissiaux et par les conseillers municipaux qui avaient tenu à donner cette dernière marque de sympathie au regretté défunt.

Les deux frères du défunt conduisaient le deuil ainsi que son neveu, M. l’abbé Prévost, étudiant en théologie ; son cousin, greffier à Pionsat, et MM. Les abbés Dumas et Thomas, vicaires de la paroisse.

Nous avons noté les couronnes suivantes : La famille, les prêtres du canton, la ville de Saint-Gervais, la paroisse de Saint-Gervais, le patronage de garçons, les petites filles du catéchisme, les chanteuses, les constructeurs du patronage, etc… etc…

Un grand nombre de prêtres, en habits de chœur ou de ville, accompagnaient le convoi : Tous les prêtres du canton, de nombreux doyens des environs, M. l’abbé Soucille, représentant la mission diocésaine ; tous les prêtres originaires de Saint-Gervais, plusieurs condisciples du défunt, etc…

Nous avons remarqué également M. de Féligonde, de Brenat, où M. l’abbé Prévost fut curé, ainsi que plusieurs de ses anciens paroissiens de Servant, son dernier poste, de Thiers où il fut vicaire de longues années et où il a laissé un excellent souvenir dans toutes les mémoires.

C’est une grande perte que vient de faire le clergé du Puy-de-Dôme et la paroisse de Saint-Gervais. Des hommes comme m. l’abbé Prévost, il en faudrait beaucoup pour le relèvement moral de notre pays ; et l’un de ses anciens élèves est fier de lui rendre ici publiquement un témoignage ému de profonde reconnaissance. J. F. Maréchal

 

Avenir du Puy-de-Dôme – 2 janvier 1911

 

Charensat – Tribunal correctionnel de Riom, audience du 28 janvier – Contrebandier

            Magnin Denis, 51 ans, originaire de Charensat, est poursuivi pour contrebande d’allumettes. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois, car son casier judiciaire accuse un grand nombre de condamnations pour faits identiques. Mais il jure que ce sera bien la dernière fois.

            « Avec le froid qu’il fait, dit-il au président, que voulez-vous que je fasse ? Mettez-vous un peu à ma place ; il faut bien vivre. »

            Pour le mettre au chaud, le tribunal le condamne à mille francs d’amende, qu’il paiera par un séjour en prison, en vertu de la contrainte par corps.

 

Avenir du Puy-de-Dôme – 29 janvier 1911

 

Saint-Gervais – Nouveau docteur

            M. Bonneau, docteur en médecine, vient de s’installer à Saint-Gervais.

            Nous lui souhaitons la bienvenue et nous sommes certain que la population de tout le canton lui fera le plus bienveillant accueil.

 

Avenir du Puy-de-Dôme – 15 février 1911

 

Saint-Gervais – Conseil de révision

            Hier, ont eu lieu, sous la présidence de M. le préfet du Puy-de-Dôme, assisté de M. maison, maire et député, les opérations du conseil de révision.

            94 jeunes gens, dont 28 pour la commune de Saint-Gervais, étaient inscrits ; une dizaine seulement ont été ajournés ou réformés.

            Toute la soirée, les conscrits joyeux et contents de leur sort, ont parcouru les rues de la petite ville au son de la vielle et de la cornemuse. Ils se sont séparés très tard, dans la nuit, après avoir dansé avec entrain, sans souci de la neige qui tombait à gros flocons.

            M. le préfet et les membres de la commission de révision ont été reçus à leur arrivée par M. Maison, député, à l’hôtel Chassagnette, où un déjeuner excellent, suivant la tradition de la maison, a été servi en leur honneur.

            Notons parmi les invités : M. Bon, le nouveau et sympathique lieutenant de gendarmerie ; M. Bascoulergue, directeur de l’école communale, et M. le Dr Pourthier, 2e adjoint au maire, conseiller d’arrondissement. A vrai dire, la présence de M. le Dr Pourthier, aux côtés de M. maison, a surpris quelque peu les habitants de Saint-Gervais et a fait l’objet de bien des commentaires. Et l’avis unanime était que M. le Dr Pourthier était tout heureux de saisir cette occasion de se rapprocher du sympathique député, pour regagner, si faire se peut encore, un peu de la confiance des électeurs qu’il a perdue par sa conduite dans les dernières luttes politiques.

 

Avenir du Puy-de-Dôme – 15 mars 1911

 

Espinasse – Grave accident

            M. François Parret, âgé de 75 ans, revenait, avant-hier, de Gouttières, en conduisant un tombereau de chaux attelé de deux vaches. Se sentant fatigué, il voulut monter sur son tombereau ; mais il manqua le marchepied et tomba sous le véhicule.

            Les roues lui passèrent sur le corps et lui firent de graves blessures. M. Parret se plaint en outre de douleurs internes.

 

Avenir du Puy-de-Dôme – 6 mai1911

 

Châteauneuf – Tombé d’un échafaudage

            Le 9 mai, à Châteauneuf-les-Bains, sur les chantiers de la nouvelle société des Eaux thermales, M. Gaillard, l’un des ouvriers de M. Picandet, entrepreneur de travaux à Saint-Gervais, est tombé d’un échafaudage et a été assez gravement atteint au bas-ventre.

            M. le docteur Bonneau de Saint-Gervais, mandé à la hâte, a prodigué ses soins au malheureux ouvrier.

 

Avenir du Puy-de-Dôme – 11 mai 1911

 

Accident mortel

            Le 12 juin, vers 4 heures du soir, M. Jean Martin, 77 ans, cultivateur à Saint-Gervais, conduisait un tombereau de sable à la gare de cette ville. Comme il dételait ses vaches, le poids du sable fit basculer son tombereau.

            M. martin saisit le timon du véhicule pour l’empêcher de basculer, malheureusement, il ne put faire un contrepoids suffisant et fut projeté à une hauteur de 4 mètres.

            Le malheureux retomba la tête première sur une pierre et se fractura le crâne. La mort fut instantanée.

 

Note personnelle : Martin Jean, fils de Pierre et de Martinon Maria, veuf d’Anne TIXIER, époux de Marie MAZERON.

 

Avenir du Puy-de-Dôme – 16 juin 1911

 

Incendie

            Samedi, 5 août, le train de voyageurs partant de la gare de Saint-Priest-Sauret, à onze heures, a mis le feu aux genêts qui bordent la ligne vers le village de la Rochette-des-Moines. En raison de la sécheresse, les flammes se propagèrent rapidement et bientôt une surface de plus de trois hectares fut en feu.

            A un moment donné, on put craindre que l’incendie n’atteignît les maisons du village. Heureusement il n’en fut rien. Grâce aux secours organisés par les voisins, on put se rendre maitre du feu. Les pertes ne sont pas très considérables. Une meule de blé cependant, appartenant à M. Guillot, de la Rochette, a été complètement détruite.

 

Vol

            Dans la nuit de mercredi à jeudi, des voleurs, pour dédommager sans doute M. Guillot, de la Rochette-des-Moines, des pertes qu’il avait éprouvées dans l’incendie de samedi, se sont introduits dans son poulailler et lui ont dérobé 8 poules et 4 lapins. Tout porte à croire que les voleurs ne sont pas de très loin, et l’audace avec laquelle ils ont opéré laisse supposé qu’ils sont bien au courant des habitudes de la maison. Ce n’est, d’ailleurs, pas la première fois que le poulailler de M. Guillot reçoit la visite de ces renards à deux pattes. Ceux-ci, toutefois, feront bien de ne pas trop multiplier leurs excursions nocturnes, car on a l’œil sur eux et il pourrait leur arriver de sérieux désagréments.

            Une enquête va être ouverte par la gendarmerie.

 

Avenir du Puy-de-Dôme – 12 août 1911

 

Espinasse – Les fantaisies de la foudre

            La foudre tombait, ces jours derniers, sur la maison d’habitation de M. Jean Aubignat, du hameau de Murat, commune d’Espinasse. Le fluide brisa les ardoises de la toiture, pénétra dans le grenier où il éparpilla un tas de blé, brisa deux fenêtres au rez-de-chaussée et lézarda la façade.

Avenir du Puy-de-Dôme – 13 août 1911

 

 

Chute mortelle

            Vendredi dernier, 18 août, M. Pierre Chavrier, 75 ans, du village de la Chassignole, commune de Saint-Gervais-d’Auvergne, était occupé à réparer le toit en chaume d’un de ses bâtiments, lorsque par suite d’un faux mouvement, il fut précipité dans le vide, d’une hauteur de 8 mètres environ. Dans sa chute, il se brisa les deux jambes.

            Relevé par les témoins de l’accident, il fut conduit immédiatement à Châtelguyon, où M. le Dr Groslier réduisit les fractures des jambes. Malgré ces soins, malgré ceux prodigués aussi par le Dr Pourtier, de Saint-Gervais, que l’on fit appeler peu après, M. Chavrier ne put survivre à ses blessures, et lundi soir, il rendait le dernier soupir.

 

Note personnelle : Chavrier Pierre, fils de Chavrier Jeanne, est né à Saint-Priest-des-Champs, le 5 décembre 1837 ; il avait épousé Marie Garachon.      

 

Avenir du Puy-de-Dôme – 23 août 1911

 

Tribunal correctionnel de Riom – Audience du 23 septembre -Bagarre entre voisins

            Les trois frères Saby Jean, 62 ans, Saby François, 58 ans, et Saby Jean aîné, 66 ans, habitant La Roche, commune de Saint-Priest-des-Champs, sont poursuivis pour avoir, dans la soirée du 5 juillet, frappé brutalement un de leurs voisins avec qui ils vivent depuis longtemps en mauvaise intelligence. Ce dernier, Aubignat Marien, 59 ans, fait la déposition suivante :

            « C’était le 5 juillet, vers 6 heures du soir, j’allais travailler dans mon pré, lorsque j’ai rencontré les trois frères Saby qui rentraient au village, conduisant un char de foin. L’un d’eux avait dans sa main une fourche et les deux autres étaient armés de bâtons et de cailloux. Saby Jean s’est avancé vers moi en me disant : « Ah, brigand ! c’est toi qui a cassé notre barrière, tu vas la payer ! » En même temps, il m’a saisi à la gorge et m’a renversé à terre, les deux autres se sont approchés et m’ont criblé de coups ; tous trois m’ont ensuite jeté dans une fontaine et ont tenté de me faire noyer. S’ils n’ont pas réussi, ce n’est pas de leur faute. »

            Les frères Saby nient énergiquement. Aubignat leur en veut depuis longtemps, disent-ils, car il ne leur a jamais pardonné de lui avoir fait perdre un procès, au sujet d’un passage mitoyen.

            Me Goyon défend les frères Saby et il fait remarquer toutes les contradictions des dépositions d’Aubignat, qui a changé à chaque fois qu’il a été interrogé.

            Les frères Saby jouissent d’une excellente réputation.

            Me Goyon, en terminant, demande l’acquittement.

            Le tribunal condamne les trois frères à 100 francs d’amende chacun, avec sursis.

 

Tribunal correctionnel de Riom – 23 septembre - Incendie involontaire

            Sauret Gervais, 57 ans, propriétaire au village de Theil, commune de Saint-Gervais, est poursuivi pour incendie involontaire.

            Sauret n’a jamais été condamné et jouit d’une excellente réputation. On lui reproche d’avoir, dans le courant de juillet, en faisant brûler du chiendent dans son champ, communiqué le feu dans une forêt environnante.

            Sauret prétend que le feu a été communiqué à la forêt par un monsieur qu’il ne connait pas et qui fumait un cigare.

            Me Guittard, avoué, représente l’Etat, qui s’est port é partie civile, et demande le renvoi de l’affaire.

            L’affaire est renvoyée à une autre audience.

 

Note personnelle : Incendie qui éclata, le 16 août 1911, dans les bois de l’Etat, à Saint-Gervais, et qui s’étendit jusqu’aux maisons de Châteauneuf, menaçant cette localité.

Le 28 octobre, le tribunal considérant que le délit n’était pas établi, relaxait Sauret.

Le ministère public et M. le préfet su Puy-de-Dôme, ont fait appel.

En première instance, la partie civile réclamait 10.000 francs de dommages ; en seconde instance les dégâts sont estimés à 3.500 francs. L’affaire est mise en délibéré.

 

Avenir du Puy-de-Dôme – 24 septembre 1911

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 18:19

Une femme tire quatre coups de revolver sur son mari et le blesse très grièvement

 

Un terrible drame qui a mis en émoi toute la population s’est déroulé mardi soir, à huit heures, à Saint-Priest-des-Champs, dans le canton de Saint-Gervais. La femme Grandsaigne a tiré quatre coups de revolver sur son mari, lui faisant de graves blessures qui mettent sa vie en danger.

 

Un mauvais ménage – A plusieurs reprises déjà, les époux ont échangé des balles.

 

Ce drame n’a guère étonné ceux qui connaissent le ménage Grandsaigne, qui n’est pas précisément ce que l’on est convenu d’appeler un ménage modèle, à tous les points de vue. Beaucoup de nos lecteurs connaissent les deux époux, de réputation du moins, pour avoir lu le récit de leurs exploits nombreux autant que retentissants dans nos comptes rendus des audiences du tribunal correctionnel de Riom, devant lequel ils ont comparu conjointement à plusieurs reprises.

Le mari, Grandsaigne Michel, est âgé de 45 ans et exerce à Saint-Priest-des-Champs la profession d’agent d’assurances et de représentant de commerce. A en croire les voisins, sa conduite laissait quelque peu à désirer ; il était paresseux et aimait à boire.

Sa femme, née Marie BOUSSANGE, est âgée de 37 ans. Sous le rapport de la conduite, elle n’a rien à reprocher, parait-il, à son mari.

Les époux Grandsaigne se sont mariés en 1897 ; ils ont trois enfants, dont l’aîné est âgé de 10 ans et le plus jeune de 6 ans à peine.

Ce n’était pas précisément ce que l’on est convenu d’appeler un ménage uni. Dès les premiers mois de leur mariage, les époux Grandsaigne parlaient déjà de divorcer. Ils se reprochaient leurs griefs réciproques et des scènes terribles éclataient fréquemment pour ne pas dire journellement. Généralement, ces scènes se terminaient par des coups de revolver et, à plusieurs reprises déjà, la justice dut intervenir pour mettre la paix dans le ménage.

C’est ainsi qu’au mois de mai 1908, après une scène plus violente encore que de coutume, Grandsaigne tirait un coup de fusil sur sa femme, sans l’atteindre. Pour ce fait, il comparut devant le tribunal correctionnel et fut condamné à deux mois de prison, avec sursis.

Dans les premiers jours du mois de juin dernier, la femme Grandsaigne prenait sa revanche et  tirait à son tour deux coups de revolver sur son mari… pour lui faire peur, a-t-elle déclaré devant le tribunal correctionnel, où cet exploit l’avait conduite.

Le mari, d’ailleurs, ne lui tint pas rancune outre mesure. Dans sa déposition, il déclara au président qu’il désirait retirer sa plaint.

« C’est un malentendu, expliqua-t-il ; j’ai voulu lui faire une observation ; elle a le sang vif et l’a mal prise ; elle m’a tiré un coup de revolver, mais ce n’est rien, elle voulait simplement me faire peur. Je lui pardonne. Elle m’a bien fait condamner, l’année dernière, mais, pour nos enfants, je demande sa grâce. »

La vivacité de la femme Grandsaigne lui coûta 100 francs d’amende. C’était pour rien ; elle a voulu recommencer ; mais cette fois-ci, ça pourrait bien lui coûter plus cher.

Mardi soir, elle déchargeait son revolver par quatre fois, à bout portant, sur son mari, qui s’affaissait à ses pieds, mortellement blessé.

 

L’enquête

 

A la suite de quelles circonstances ? Pour quels motifs, ce drame rapide s’est-il déroulé ? C’est ce que l’on ne sait pas encore de façon précise, mais qu’éclaircira sans doute l’enquête ouverte à ce sujet.

Le Parquet de Riom, prévenu dans la nuit par télégramme, s’est transporté hier matin à Saint-Priest-des-Champs. En raison de l’absence de communications rapides plus encore que de l’éloignement, les magistrats ne seront vraisemblablement de retour à Riom que ce soir, jeudi. Nous serons sans doute fixés, ce soir, sur les causes de ce drame de famille.

En dernière heure, on nous annonce que Grandsaigne serait mort dans la nuit des suites de ses blessures.

 

L’Avenir du Puy-de-Dôme du 1er juillet 1909.

 

Le drame de Saint-Priest-des-Champs

 

Nous avons relaté, hier, le terrible drame de famille qui s’est déroulé à Saint-Priest-des-Champs.

C’est au moment où Grandsaigne descendait de son grenier, vers huit heures du soir, avec un lourd chargement de bois sur les épaules, que sa femme lui tira par derrière quatre coups de revolver.

Le blessé, perdant son sang en abondance, eut cependant la force de se rendre à la pharmacie Charmette, où il reçut les premiers soins. Le docteur Pourtier, de Saint-Gervais, appelé en toute hâte, constata que Grandsaigne avait reçu quatre balles dans le corps. Les trois premières n’avaient atteint aucun organe essentiel, la quatrième avait perforé le poumon, lui faisant une blessure très dangereuse, sinon mortelle.

Hier soir, notre correspondant de Saint-Gervais, nous informait que l’état du blessé était considéré comme désespéré.

Nous avons dit que le parquet de Riom s’était transporté mercredi soir, à Saint-Priest. Une première enquête avait d’abord était faite mardi soir, par le juge de paix de Saint-Gervais et la gendarmerie qui avaient précédé l’arrestation de la meurtrière. Elle a été transférée hier soir, à la maison d’arrêt de Riom.

Loin de se repentir de son crime, la femme Grandsaigne s’en glorifie. Elle semble n’avoir qu’un regret, c’est de ne pas avoir tué net son mari, sans se soucier des trois petits enfants qu’elle laisse sans soutien.

Aussi, les gendarmes, ont-ils eu grand peine à la protéger contre la foule qui voulait la lyncher.

 

L’Avenir du Puy-de-Dôme du 2 juillet 1909.

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 18:24

10 octobre – De Clermont à St-Gervais en ballon – Hier matin, à 9 heures, ont commencé, sur la place des Carmes-Déchaux, les opérations du gonflement du « Bibendum 2 », un superbe aérostat de 600 mètres cubes, sous la direction de M. Marcel Michelin et de M. Charlin.

A 10 heures, le ballon s’élève avec M. Marcel Michelin comme pilote, M. Edouard Michelin et M. le docteur Bousquet, comme passagers. Il est pris tout d’abord par un vent du Sud-Est qui l’emmène, à 25 à l’heure, dans la direction de Blanzat.

Le « Bibendum 2 » passe successivement au-dessus du Gour de Tazenat, de Saint-Angel et de Châteauneuf. Le vent tombant brusquement, le ballon plane pendant une demi-heure au-dessus de Saint-Gervais, et les aéronautes décident alors d’atterrir.

Les quatre automobiles participant au rally-ballon, le rejoignent bientôt ; et le « Bibendum 2 », ramené à bras au guiderope, atterrit magnifiquement, à 1 heure 10, dans une prairie, au lieu-dit « Le Petit-Mailly », non loin de Saint-Gervais.

L’altitude maxima atteinte par l’aérostat a été de 1.500 mètres.

Nos félicitations à M. Marcel Michelin qui, bien qu’étant un des plus jeunes pilotes de l’aéro-club de France, possède déjà une connaissance profonde de l’aéronautique.

 

12 octobre – L’affaire de Charensat – La mère Pradelle, du village des Pradelles, commune de Charensat, qui avait été arrêtée en même temps que sa fille, pour complicité d’infanticide, vient d’être remise en liberté provisoire.

Me Seguin, défendra la mère, et Me Massé, la fille.

 

21 octobre – Tribunal correctionnel de Riom, audience du 15 octobre – Entre amis – Grandsagne Michel, 50 ans, agent d’assurances à Saint-Priest-des-Champs, et Bourduge François, 57 ans, du même lieu, sont poursuivis pour coups et blessures réciproques.

Les deux inculpés étaient deux amis intimes, quand, le 20 août, pour des futilités, ils en vinrent aux mains ; dans la bagarre, Bourduge eut le bras cassé.

Le tribunal, après en avoir délibéré, les condamne : Grandsagne à 15 jours de prison sans sursis, et Bourduge, à 25 francs d’amende avec sursis.

 

8 novembre – Sauret-Besserve – Accident – M. Gauvin, garde champêtre de la commune, ayant acheté le jour de la foire de Saint-Gervais une vache pour le compte de sa belle-sœur, conduisait cette bête et pour plus de commodité, avait enroulé la corde autour de son bras.

Tout à coup, devenue subitement furieuse, la vache partit à fond de train, entrainant son gardien qui roula sous ses pieds. Heureusement, après un parcours d’une centaine de mètres, la corde se rompit ; mais Gauvin avait reçu à la figure et sur tout le corps de graves contusions qui toutefois ne mettent pas sa vie en danger.

 

8 novembre – Le mauvais temps – Depuis le 1er novembre, nous avons un temps détestable. Un vent violent souffle en tempête. La pluie, qui ne cesse également de tomber, empêche les travaux des champs qui sont loin d’être terminés. Aussi nos braves cultivateurs sont-ils dans la consternation. Plusieurs n’ont pas encore fini d’ensemencer leurs terres et quelques-uns même n’ont pas commencé à arracher leurs pommes de terre.

 

27 novembre – Tribunal correctionnel de Riom, audience du 26 novembre – L’affaire de Charensat – Le 3 septembre dernier, le parquet de Riom se transportait aux Pradelles, commune de Charensat, pour y faire une enquête, au sujet d’un infanticide commis par Marie Pradelle, âgée de 22 ans.

Là, les magistrats constataient en effet qu’un enfant nouveau-né avait été tué et coupé en morceaux ; certaines parties du corps avaient disparu, et les restes du petit cadavre avaitent été cachés sur une armoire.

La fille Pradelle était arrêtée, ainsi que sa mère, soupçonnée de complicité, mais cette dernière a bénéficié d’un non-lieu.

La Chambre des mises en accusations a renvoyé Marie Pradelle devant le tribunal correctionnel, sous l’inculpation de suppression d’enfant.

Un seul témoin est entendu, c’est M. le docteur Grasset, médecin légiste, qui s’est transporté sur les lieux avec le parquet et a procédé aux constatations. Il raconte qu’en arrivant dans la maison, il n’a trouvé qu’une partie du petit corps ; les bras et les jambes avaient disparu. Selon lui, les membres ont été coupés très nettement, sans aucune déchirure, aucun doute ne peut exister à ce sujet.

La femme Pradelle a prétendu avoir accouché le matin, vers 7 heures, et être aussitôt partie dans les champs, laissant sur son lit le corps de son enfant. En arrivant elle l’aurait trouvé à terre, en partie dévoré par les chiens. M. le docteur Grasset ne croit pas à cette version.

Marie Pradelle, interrogée, confirme sa première déposition, sauf en ce qui concerne le cri de l’enfant. Elle reconnait qu’il a remué mais, elle déclare qu’il n’a pas crié.

  • Vous avez dit à l’instruction, demande le président à la prévenue, qu’en partant vous aviez mis sur la tête de l’enfant une couverture et un édredon, c’était sans doute pour l’aider à respirer ?
  • Je n’ai pas dit ça ; j’ai dit que j’avais mis l’enfant sur la couverture, et l’édredon à côté de lui et non sur sa tête.
  • Quand vous êtes revenue des champs où avez-vous trouvé votre enfant ?
  • Je l’ai trouvé à terre en partie mangé par le chien.
  • Qu’en avez-vous fait ?
  • Je l’ai plié dans un linge blanc, et je l’ai caché sur une armoire.
  • Vous voulez absolument que ce les chiens qui aient dévoré votre enfant.
  • Oui monsieur, c’est la vérité !

Le ministère public demande une peine sévère.

Après plaidoirie, de MM. Seguin et Massé, tous deux chargés de la défense de l’accusée, le tribunal met l’affaire en délibéré.

Le jugement sera rendu mercredi.

 

28 novembre – Sauret-Besserve – Un joli noyer – Deux marchands de bois de Clermont-Ferrand parcourent toutes les communes du canton de Saint-Gervais pour acheter les arbres qui peuvent servir au commerce, dépouillant ainsi nos montagnes de leur plus belle parure.

Ils viennent de se rendre acquéreurs d’un magnifique noyer qui faisait l’admiration de tous par sa grosseur et sa haute futaie, et appartenant aux héritiers Charvilhat, du village de Chambonnet. L’arbre a été payé la somme ronde de cinq cents francs, plus 80 francs pour l’abattre et couper les branches.

Voici ses dimensions : longueur 4 m. 70 (la bille seulement), circonférence 3 m. 80 (mesure prise à 0 m. 50 des racines) et 3 m. 60 (mesure prise à la naissance des branches), diamètre 1 m. 70.

L’arbre est abattu depuis une quinzaine de jours ; il faut maintenant le conduire à la gare de Saint-Gervais. Et comme les acheteurs ne veulent pas le faire exploiter sur place, ce n’est pas chose facile. Assis sur les bords de la Sioule, Chambonnet est d’un accès très difficile aux voitures, tant la descente est rapide. Aussi aucun bouvier de Sauret ne veut se charger de lui faire monter la côte.

Toutefois, les acheteurs ont trouvé un entrepreneur de Saint-Eloy qui le conduira, mais il demande la somme de 350 fr. et encore uniquement pour véhiculer la bille. L’affaire en est là pour le moment.

On a évalué le poids de cette magnifique pièce de bois à 5.500 kilos, et on compte que pour le conduire de Chambonnet à Sauret il faudra huit à neuf paires de bœufs. Les acheteurs, leur compte fait, devront débourser leur billet de mille francs, y compris l’achat, pour le rendre en gare de Saint-Gervais.

 

1er décembre – L’affaire de Charensat – Le tribunal correctionnel de Riom s’est déclaré incompétent dans l’affaire de la femme Pradelle, de Charensat, inculpée de suppression d’enfant. Cette affaire était venue à l’audience de samedi dernier.

Cette affaire viendra probablement devant les assises prochaines, où la femme Pradelle sera poursuivie sous la prévention d’infanticide.

 

11 décembre – Coups de bâton – Juliard Jean-Baptiste, 59 ans, cultivateur à Charensat, est poursuivi pour avoir donné un coup de bâton à M. Quenat Antoine, charcutier au Montel-de-Gelat.

 Le 18 octobre, M. Juliard avait conduit des moutons à la foire du Montel-de-Gelat. Quenat qui voulait les acheter au meilleur compte possible, les avait à plusieurs reprises marchandés en les dépréciant.

Juliard impatienté lui dit : « Allez-vous en, je ne veux rien faire avec vous et je commence à en avoir assez ».

Quenat, qui n’est âgé que de 35 ans, et est doué d’une force herculéenne, répondit à Juliard : « Je m’en irai, si je veux, si vous n’êtes que quatre, vous pouvez y venir ! »

C’est à la suite de cette provocation que Juliard a frappé de deux coups de bâton le charcutier, qui s’est empressé de déposer une plainte.

Le tribunal condamne Juliard à 25 fr. d’amende avec sursis.

 

19 décembre – Gendarme malmené – Bouchardon Pierre, 30 ans, originaire de Saint-Priest-des-Champs, cultivateur au village de Chez-Doucet, est poursuivi pour chasse sans permis et outrages et voies de fait envers un gendarme.

Bouchardon n’a jamais été condamné et jouit d’une excellente réputation.

Le tribunal le condamne néanmoins à un mois de prison et 40 francs d’amende.

Défenseur, Me Seguin

Bouchardon a immédiatement fait appel de ce jugement.

 

27 décembre – Saint-Gervais – Accident grave – Samedi soir, M. François Rougier, domestique à l’hôtel Chassagnette à Saint-Gervais, revenait de Saint-Eloy conduisant deux voitures de charbon, lorsqu’arrivé au village des Vayres, commune de Gouttières, une des voitures glissa dans un fossé. Pour l’en sortir, on fut obligé de mettre deux chevaux. Malheureusement, à peine le cheval de renfort fut-il attelé qu’aussitôt il partit plus vite qu’on ne l’avait prévu. Rougier, qui le tenait par la bride, fut renversé et chevaux et voiture lui passèrent sur le corps. Relevé aussitôt, il fut transporté dans une maison voisine où le docteur Meunier, de Saint-Gervais, qu’on alla prévenir immédiatement, vint lui donner ses soins. Il releva sur le corps et principalement sur la tête de l’infortuné domestique de nombreuses et sérieuses blessures.

Hier, cependant, on a pu le transporter à son domicile, à Saint-Gervais.

Son état, quoique grave, n’est pas désespéré, et si aucune complication ne survient, on espère le sauver ; mais de longs jours seront nécessaires à son complet rétablissement.

Cet accident à vivement impressionné les habitants de Saint-Gervais où Rougier jouit de l’estime générale.

 

29 décembre – Saint-Gervais – Nécrologie – Mercredi matin, est décédé, à Saint-Gervais-d’Auvergne, à l’âge de 50 ans, M. l’abbé Prévost, doyen de cette paroisse. Aussitôt connue dans la ville, cette nouvelle a jeté la consternation dans tous les cœurs. C’est que bien arrivé depuis peu de temps, treize mois à peine, l’abbé Prévost avait su conquérir toutes les sympathies par sa bonhomie, sa bonté et aussi et surtout par son zèle sacerdotal. Pendant le cours espace de temps qu’il a passé au milieu de nous, il a trouvé moyen d’organiser et de faire célébrer des fêtes grandioses en l’honneur de Notre-Dame de Pitié et de Jeanne-d’Arc, fêtes présidées par Monseigneur lui-même et dont tous les habitants de Saint-Gervais gardent et garderont longtemps le plus doux souvenir. Il a aussi trouvé moyen de fira construire deux immenses salles pour les patronages qui existent déjà et qu’il se proposait de réorganiser et de développer. Il avait encore bien d’autres projets en Vue. Dieu ne lui a pas permis de les réaliser.

Mais il n’en reste pas moins vrai que le souvenir de l’abbé Prévost restera profondément gravé dans le cœur de ses paroissiens, qui avaient déjà su l’apprécier et l’aimer. Tous aujourd’hui, sans distinction de classes ni d’opinions, le pleurent comme on pleure un père et un ami.

Un office solennel sera célébré vendredi, à 11 heures, dans l’église de Saint-Gervais, pour le repos de son âme. L’inhumation aura lieu à Pionsat, son pays d’origine.

Nous prions tous les membres de sa famille d’accepter nos condoléances les plus sincères.

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 22:18

22 août – Les orages et la foudre – Dans le Puy-de-Dôme et dans l’Allier de nombreuses maisons ont été incendiées par la foudre.

A Saint-Gervais, l’orage a éclaté dimanche, vers 10 heures et demie seulement. Sur divers points du canton, des incendies ont été occasionnés par la foudre. A la Mothe, commune de Saint-Priest-des-Champs, c’est un bâtiment à fourrages qui a été entièrement consumé ; à Biollet, ce sont plusieurs meules de de blé, de même qu’à Espinasse.

 

2 septembre – Grave accident de voiture – En revenant de la foire de Saint-Gervais, un char-à-bancs verse dans un fossé – Le conducteur et cinq voyageurs sont grièvement blessés.

Lundi dernier, vers six heures du soir, M. Grolière, aubergiste à Grellet, commune d’Espinasse, revenait de la foire de Saint-Gervais, conduisant un char-à-bancs dans lequel avaient pris place cinq voyageurs. Tous partirent en chantant, mais au tournant de la gare, le cheval fit un écart brusque et la voiture versa dans le fossé. Le conducteur et les voyageurs, pris sous le véhicule, furent dégagés par les employés du chemin de fer, qui les transportèrent à l’hôtel de la gare, où les docteurs Meunier et Pourtier vinrent leur donner des soins empressés.

Ils étaient tous en piteux état. Le conducteur, M. Grolière, avait un bras de cassé en deux endroits, la femme Thuel avait une jambe brisée et la mâchoire fracassée ; M. Pierre Raynaud se plaignait de vives douleurs internes. Leur état à tous trois est considéré comme très grave. Les autres voyageurs, qui ne portent que des contusions légères, s’en tireront avec quelques jours de repos.

Les blessés ont été ramenés chez eux mardi matin.

Par un hasard bizarre, le cheval n’a eu aucun mal, et la voiture a été à peine endommagée.

 

9 septembre – Fêtes religieuses à Saint-Gervais

Dimanche dernier, 4 septembre, ont été célébrées à Saint-Gervais-d’Auvergne de grandes fêtes en l’honneur de N. D. de Pitié et de Jeanne d’Arc, sous la présidence de Mgr l’Evêque de Clermont, accompagné de M. le chanoine Bruneau, vicaire général. La fête de N. D. de Pitié était autrefois la fête patronale et plus anciennement un pèlerinage très fréquenté. Jeanne d’Arc a été fêtée dans un grand nombre de paroisses, celle de Saint-Gervais ne voulait pas rester en arrière dans les hommages rendus à notre héroïne nationale.

Tous ceux qui ont assisté aux fêtes de dimanche ont pu constater qu’elles ont eues un succès merveilleux. Dès la veille, toutes les rues de la ville avaient été transformées en un parterre de verdure et de fleurs ; c’était partout des mâts, des guirlandes, des arcs de triomphe où se mêlaient les drapeaux tricolores et les bannières de Jeanne d’Arc ; les rues mêmes qui n’étaient pas sur le parcours de la procession étaient décorées et pavoisées comme les autres. L’impression générale a été que ces fêtes ont été plus belles et les décorations mieux réussies que celles que l’on fit l’an dernier à l’occasion de l’inauguration du viaduc des Fades. Avec le temps, on se perfectionne dans tous les arts, même dans celui des décorations.

A dix heures précises, Mgr l’Evêque arrivait en automobile à la porte de l’église où l’attendait un nombreux clergé, et quelques instants après, la grand’messe commençait, célébrée par M. le chanoine Bruneau. L’église avait été décorée avec un goût parfait, sous l’habile direction d’un artiste du pays. La musique du patronage de Clermont se fit entendre pendant la messe, à la grande joie de la foule immense que l’église ne pouvait contenir et qui débordait jusqu’au milieu de la place. Un missionnaire diocésain prononça un éloquent panégyrique de Jeanne d’Arc.

Le soir, à trois heures, commença la procession. Vingt-cinq cavaliers, en costumes de l’époque de Jeanne d’Arc, chevaliers, écuyers, hérauts d’armes, marchaient en tête. Derrière eux, venaient les petits garçons avec des oriflammes et des drapeaux, puis Jeanne d’Arc portée et entourée par les jeunes gens avec des drapeaux tricolores ; ensuite le long défilé des petites filles ayant toutes des oriflammes et des bannières et, enfin, N. D. de Pitié portée par les jeunes filles vêtues de blanc. Une foule immense et recueillie suivait la procession ou formait la haie sur le parcours.

Au retour, il ne fallait pas songer à entrer dans l’église ; aussi avait-on dressé devant la porte une estrade et les fidèles s’étaient groupés sur la place qui entoure l’église. C’était un magnifique spectacle que présentait cette foule immense qu’on peut, sans exagération, évaluer à plus de trois mille personnes, et du milieu de laquelle émergeaient les oriflammes, les bannières et les drapeaux. Après une cantate à Jeanne d’Arc, parfaitement exécutée par un groupe de chanteurs et de chanteuses. M. le doyen de Saint-Gervais prit la parole et remercia, en termes émus, Mgr l’Evêque, ses paroissiens qui avaient répondu à son appel avec tant d’empressement et d’enthousiasme, et tous ceux qui avaient contribué à l’éclat et au succès de la fête.

Puis Monseigneur adressa aux fidèles de sages et paternels conseils, leur recommandant de ne pas oublier Dieu, comme le fait trop notre société contemporaine.

La bénédiction du Très Saint Sacrement termina cette belle journée et la foule se retira enchantée de ce qu’elle avait vu et entendu, non sans avoir fourni aux commerçants de notre ville l’occasion de faire de fructueuses recettes. Saint-Gervais gardera longtemps le souvenir d’une fête au succès de laquelle tous les habitants ont contribué d’un commun accord et où toutes les âmes ont vibré dans un même élan de foi religieuse et patriotique.

 

14 septembre – Enseveli sous un éboulement – Lundi dernier, vers 3 heures de l’après-midi, M. Pommerol, du village de Lassiouve, commune de Saint-Priest-des-Champs, travaillait pour le compte de MM. Chomette frères, entrepreneurs de travaux publics, à la construction de la route du Pont-du-Bouchet à Saint-Priest. Soudain, un éboulement de terrain se produisit ; Pommerol n’eut pas le temps de se retirer ; il fut renversé et à moitié enseveli. En tombant, sa tête vint heurter violemment la roue d’un tombereau qui se trouvait derrière lui ; il fut assommé par le choc.

Ses compagnons de chantier se portèrent aussitôt à son secours ; en moins de cinq minutes de travail fiévreux, ils réussirent à dégager le malheureux ; mais il avait déjà cessé de vivre.

Pommerol était un travailleur très estimé de ses patrons et de ses camarades ; il laisse une veuve et cinq enfants, dont l’aîné est âgé de 16 ans seulement.

 

15 septembre – Un nouveau-né dévoré par un chien – Les gendarmes de Saint-Gervais se sont rendus, mardi soir, au village des Pradelles, commune de Charensat, pour faire une enquête au sujet d’un infanticide dont la rumeur publique accusait une jeune femme de ce village.

Au cours de leurs perquisitions, les gendarmes découvrirent en effet, au-dessus d’une vieille armoire, enveloppé dans du linge, le cadavre du nouveau-né qui était à moitié dévoré.

M. Maison, député, suppléant du juge de paix, fut aussitôt prévenu et se rendit sur les lieux, accompagné de M. Thomas, remplaçant le greffier absent et de M. Bosclard, médecin à Charensat. Les gens de la maison et les voisins furent interrogés.

Des premiers renseignements recueillis, il résulterait que la mort de l’enfant serait due à la négligence de la mère, mais qu’il n’y aurait pas infanticide.

L’enfant est né le 2 septembre, normalement constitué et viable. Après l’accouchement, la mère aurait plié le nouveau-né dans un linge, l’aurait déposé sur son lit et serait sortie de la maison. A sa rentrée, vers 11 heures du soir, elle aurait trouvé un chien qui était en train de dévorer l’enfant. Voyant que celui-ci avait cessé de vivre, elle l’aurait déposé à l’endroit où on l’a retrouvé.

Cette version est-elle exacte ? L’enquête qui se poursuit établira sans doute la vérité.

La mère qui s’était mariée à l’âge de 16 ans mais qui a divorcé depuis quelque temps, a été laissée en liberté.

 

15 septembre – Des lunettes S. V. P. – On nous écrit : « Une souscription va être ouverte incessamment à Saint-Gervais. Ses auteurs seraient heureux de voir l’ « Avenir » l’annoncer à tous ses amis. Que les lecteurs de ce journal toutefois ne poussent pas les hauts cris ; on ne leur demandera pas beaucoup d’argent. Il ne s’agit ni d’élever une statue à quelque héros, ni de soulager les misères occasionnées par le mauvais temps, mais bien d’acheter une paire de lunettes au correspondant de l’ « Ami du Peuple ». La somme à recueillir sera donc assez minime, mais tous ceux qui voudront bien envoyer leur obole accompliront un grand acte de charité, car vraiment depuis quelque temps la vue de ce Monsieur a par trop baissé, et ceux qui lui portent quelque intérêt craignent que bientôt il ne puisse plus distinguer une grenouille d’un bœuf. Pour s’en convaincre, il suffit de lire le compte-rendu des fêtes célébrées dans notre ville le 4 septembre en l’honneur de Jeanne d’Arc, compte-rendu qui a paru dans l « Ami du peuple » de dimanche dernier.

Les témoins de cette belle manifestation ont dû bien rire en lisant que la fête fut un four complet, et que l’assistance était composée de vieilles bigotes au large ruban bleu et de jeunes gens plus ou moins membres de jeunesses catholiques. Ils ont dû sourire surtout de l’aplomb avec lequel le correspondant du journal socialiste a osé écrire de semblables niaiseries. Pour qui prend-il donc ses compatriotes ?

En fait de ruban bleu, il n’y en avait qu’un seul, et sa couleur était tellement foncée qu’il était plutôt noir que bleu et il se trouvait non sur les épaules des vieilles bigotes, mais bien sur les yeux du Monsieur en question.

En fait de fours, il y en a plusieurs à Saint-Gervais, tous nos boulangers en possèdent, et de magnifiques, mais comme tous les fours ils ont l’inconvénient d’être obscures. Le correspondant de l’ « Ami du Peuple » avait dû en louer un, et c’est sans doute du fond de ce logement qu’il a assisté à nos belles fêtes. S’il n’en avait pas été ainsi, il aurait vu non pas quelques vieilles bigotes, mais une assistance de plus de trois ou quatre mille personnes, composée de femmes et d’hommes de tous les âges et de toutes les classes de la société, venus de toutes les communes environnantes. Il aurait vu non quelques jeunes gens plus ou moins membres de jeunesses catholiques, mais tous nos jeunes gens de la ville et de la campagne, soldats d’hier et soldats de demain, portant fièrement le drapeau tricolore et montrant à tous qu’ils étaient catholiques et français.

Il aurait vu non pas quelques maisons décorées, mais toutes les rues, toutes les places, toutes les maisons de la ville à l’exception de celles de trois ou quatre prétendus socialistes qui aiment bien mieux berner le pauvre peuple et s’engraisser à ses dépens que de favoriser le commerce. Il aurait vu tous les commerçants heureux des recettes nombreuses qu’ils avaient faites grâce à ces fêtes. Il aurait vu bien d’autres choses encore le correspondant de l’ « Ami du Peuple » ; mais il n’a rien vu parce qu’il a été aveuglé par le dépit qu’à Saint-Gervais ont été encore chrétien et patriote, ou bien parce que ses yeux sont devenus trop faibles.

Voilà pourquoi nous faisons appel à la charité de tous ses compatriotes. Allons ! Habitants de Saint-Gervais et des environs, encore un petit acte de générosité, un petit sou, s’il vous plait, c’est pour acheter une paire de lunettes au correspondant de l’ « Ami du Peuple ».

 

17 septembre – L’affaire de Charensat – Transport du parquet – Il y aurait infanticide – Arrestation des coupables présumées.

Nous avons raconté, dans notre numéro de jeudi, la lugubre découverte faite au village des Pradelles, commune de Charensat ; le cadavre d’un nouveau-né, à demi dévoré par un chien, avait été trouvé cacher sur une armoire, au domicile de la femme Jeanne Pradelle. D’après les premiers renseignements, la mère n’aurait été coupable que d’une grave négligence, mais non d’un infanticide. L’affaire vient de prendre une nouvelle tournure.

Hier matin, le Parquet de Riom, composé de M. Papon, juge d’instruction ; de M. Wibaut, commis-greffier, et de M. le docteur Grasset, médecin légiste, s’est transporté aux Pradelles et a procédé à une longue enquête.

Les parents du nouveau-né, au lieu de faire inhumer le cadavre, l’avaient laissé au même endroit où il avait été trouvé, mercredi dernier, par les gendarmes de Saint-Gervais. Ce fait étrange et vraiment étonnant a facilité l’enquête du Parquet.

Au cours de leurs recherches, les magistrats ont trouvé un couteau couvert de taches de sang. Cette arme aurait-elle servi à la mère à dépecer son enfant, dont elle aurait ensuite jeté les morceaux au chien ? On recule devant de telles suppositions. Le couteau sera examiné soigneusement.

Quoiqu’il en soit, le Parquet a jugé qu’il y avait eu infanticide et il a décerné un mandat d’arrêt contre la femme Pradelle et contre la mère de cette dernière, qui serait complice.

Les deux femmes ont été conduites, hier soir, à la gendarmerie de Saint-Gervais. Elles seront transférées aujourd’hui à la maison d’arrêt de Riom.

 

18 septembre – L’affaire de Charensat – Ainsi que nous l’avions annoncé, la mère et la fille Pradelle, du village de Pradelles, ont été écrouées, hier à la maison d’arrêt de Riom, la fille sous l’inculpation d’infanticide, et la mère sous l’inculpation de complicité.

Toutes deux continuent à nier. Elles prétendent que l’enfant était mort en venant au monde, et qu’un chien, pendant leur absence, s’est introduit dans la maison et a dévoré en partie le corps du nouveau-né.

Le parquet qui s’était transporté sur les lieux, n’est rentré que dans la nuit de vendredi à samedi.

M. le docteur Grasset, médecin légiste, n’a pu se prononcer sur les causes de la mort, étant donné l’état de décomposition du petit cadavre.

Une chose surtout parait extraordinaire : c’est qu’il ne reste de l’enfant que la tête et le tronc ; les quatre membres ont disparu et malgré de minutieuses recherches on n’en a trouvé aucune trace.

C’est ce qui fait supposer que la mère et la fille Pradelle mentent en disant que l’enfant a été en partie dévoré par un chien. Il y a tout lieu de croire, au contraire, que l’on avait commencé de dépecer le cadavre, pour le faire plus facilement disparaitre.

Quant au couteau taché de sang, trouvé au domicile des inculpées, il va être soumis à l’examen d’un chimiste.

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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 09:15

28 janvier – Charensat – Tribunal de Riom – Coups et blessures – Pichot Jean, 24 ans, cultivateur à La Croix-de-Saint-Roche, commune de Charensat, a été condamné par le tribunal correctionnel de Riom, à son audience du 4 décembre, à 20 jours de prison, pour coups et blessures, à l’encontre d’un de ses voisins, M. Revet Pierre, âgé de 35 ans, et da belle-sœur, Mme Revet. Il a inter jeté appel de ce jugement.

Me Georges-Henri Salvy défend Pichot et demande à la Cour de réduire la peine de son client, en le faisant bénéficier de la loi de sursis.

La cour réduit la peine à 10 jours de prison, avec sursis.

 

28 janvier – Saint-Priest – Vol – Ces jours derniers une bâche et une chaîne en fer, à mailles rondes de 10 millimètres de diamètre, mesurant 15 mètres de long, ont été dérobées, dans la cour de la gare de Saint-Priest-Sauret, au préjudice de M. Dumond, marchand de vieux métaux à Lyon.

La gendarmerie de Saint-Gervais procède à une enquête.

 

31 janvier – Durtol – Cadavre dans les bois de Durtol – Des enfants qui se promenaient en compagnie de leur mère, hier, dans l’après-midi, aux environs de Durtol, découvrirent, dans un bois, à trois cent mètres environ du village, le cadavre d’un homme paraissant âgé d’une quarantaine d’années, vêtu en ouvrier.

Tout émotionnés de leur lugubre trouvaille, les enfants vinrent faire leur déclaration à la mairie de Durtol. La gendarmerie de Clermont, aussitôt prévenue, envoya, vers 7 heures, deux gendarmes procéder aux constatations à Durtol.

Nous avons appris le fait trop tard, pour connaitre les résultats de l’enquête.

Nous donnerons demain des détails complets sur cette affaire qui passionne déjà la population de Durtol.

 

1er février – Le cadavre des bois de Durtol – Nous avons annoncé, hier, qu’un cadavre avait été découvert dans les bois de Durtol, par deux enfants qui se promenaient en compagnie de leur mère. Les gendarmes de Clermont se rendirent sur les lieux pour procéder à une enquête, et il résulte de leurs constatations qu’on se trouve en présence d’un suicide.

Le cadavre est celui d’un nommé Jean Favier, 74 ans, originaire de Biollet, canton de Saint-Gervais, maçon. Favier habitait à Clermont chez son gendre, M. Nicolas, employé à l’usine à gaz, demeurant rue Saint-Alyre. Le vieillard avait quitté son domicile depuis deux jours ; mais comme il s’absentait fréquemment et restait parfois plus de quinze jours dehors, sans donner de ses nouvelles, personne ne s’inquiéta de sa disparition.

Favier s’était rendu dans les bois de Durtol, à 300 mètres environ de la gare, et s’était pendu à une branche de sapin. Quelques heures plus tard, la corde avait cassé et les enfants avaient trouvé le cadavre étendu sur le sol, ce qui, au premier moment, avait laissé croire qu’un crime avait peut-être été commis.

Mais les gendarmes Capelle et Gouttelard, de Clermont, qui se transportèrent sur les lieux, constatèrent aussitôt que Favier s’était suicidé. Un morceau de corde pendait du sapin et l’autre morceau entourait le cou du désespéré.

M. Védille, adjoint à Durtol, qui accompagnait les gendarmes, fit transporter le cadavre à Durtol, où M. le docteur de Cisternes procéda aux constatations légales.

Le cadavre fut ensuite ramené à Clermont et remis à la famille Nicolas.

 

16 mars – Sauret-Besserve – Tribunal de Riom – Tentative de vol – Barse Pierre, 36 ans, menuisier à Sauret-Besserve, et Peyrard Joseph, 30 ans, forgeron au même lieu, sont poursuivis pour avoir tenté de dérober des ferrailles au préjudice d’un négociant de Lyon, M. Dumont.

M. Dumont, gros négociant de Lyon, avait acheté toute la ferraille provenant de l’entreprise du viaduc des Fades et avait dû conduire tous ces vieux matériaux à la gare de Saint-Priest-des-Champs pour être expédiés sur Lyon.

Dans le courant de janvier, les deux inculpés passant devant ce tas de vieille ferraille, eurent la malencontreuse idée de s’emparer chacun d’un vieux marteau hors d’usage et valant bien cinq sous. C’est ce gros larcin qui leur vaut les honneurs de la correctionnelle.

Ils n’ont jamais été condamnés et jouissent d’une excellente réputation.

Ils sont défendus par Me Jardet, qui demande au tribunal une peine des plus minimes. Ils son condamnés à 16 francs d’amende, avec sursis.

 

18 mars – Saint-Julien-la-Geneste – Accident – Ces jours derniers, M. Jules Laussedeat, charron au bourg de Saint-Julien, était occuper à charger une lourde bille de bois, lorsque, par suite d’un faux mouvement, la pièce glissa et tomba sur le malheureux qui eut l’omoplate brisée. Il porte, en outre, de graves contusions sur tout le corps. M. le docteur Meunier, qui le soigne, considère son état comme très grave.

 

10 juin – Saint-Gervais – Coups de revolver – Lundi dernier, in individu aux allures étranges parcourait les rues de Saint-Gervais quand, brusquement, il s’arrêta en face du magasin d’un tailleur d’habits, M. Alfred Bonhour. Sortant un revolver de sa poche, il en tira deux coups sur Mlle Bonhour, sœur du négociant, qui, heureusement, ne fut pas atteinte.

L’individu, immédiatement arrêté, esu un nommé Bourdage Michel, maçon, 32 ans, habitant Gouttières, marié et père de famille, qui fut déjà atteint d’aliénations mentales.

 

11 août – Les orages et la foudre – Nos correspondants continuent à nous signaler les nombreux dégâts occasionnés par les orages et la foudre.

Dans la région d’Espinasse et de Saint-Priest-des-Champs, l’orage de lundi soir a été d’une violence inouïe. L’Auzelle a débordé, envahissant les près et entrainant les foins. Le Chalamon a envahi le moulin des Choteix, où il a entrainé plusieurs sacs de farine et de grain. Le meunier ayant voulu faire sortir ses brebis de l’étable que l’eau envahissait également, plusieurs de ces animaux ont été entrainés par le courant.

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 17:35

L’Avenir du Puy-de-Dôme 1910

 

5 janvier – Espinasse - Le danger des armes à feu – Le fils Carton, du village de Lafayette, manipulait un revolver qu’il ne croyait pas chargé. Soudain le coup partit et la balle lui perfora la main gauche. Un médecin de Saint-Gervais donna des soins au blessé, mais ne put extraire la balle. Carton a dû se rendre à l’Hôtel-Dieu de Clermont. Il est élève à l’école professionnelle de Clermont et se trouvait chez lui en vacances.

 

22 janvier – Saint-Gervais - Crime, accident ou suicide ? – Dimanche dernier, au petit jour, des voisins trouvaient étendu, sans mouvement, devant sa porte, M. Gilbert Sabouret, âgé de 46 ans,, maître d’hôtel à Saint-Gervais.

Les soins les plus empressés ne parvinrent pas à ranimer le malheureux et un docteur, appelé, ne put que constater le décès. La mort remontait à deux ou trois heures.

On supposa tout d’abord que M. Sabouret, qui portait une petite plaie à la tête, avait été victime d’un accident. Pour les uns, le malheureux était tombé, la nuit, par la croisée de sa chambre, en voulant satisfaire un besoin naturel ; pour d’autres, pris d’une crise de delirium tremens, il se serait jeté volontairement dans la rue, par la fenêtre.

Mais, certaines circonstances, connues depuis, ont permis de faire d’autres suppositions. D’aucuns pensent que la mort du maître d’hôtel serait le résultat d’un crime.

Nous croyons savoir que le Parquet a été saisi et qu’une instruction est ouverte. Peut-être serons-nous fixés prochainement sur les causes de cette mort mystérieuse qui passionne l’opinion publique à Saint-Gervais et dans toute la région.

 

23 janvier – Saint-Gervais - Tribunal de Riom – Entre cousins – B. Marius, né le 2 juillet 1885, au Mas, commune de Saint-Gervais, et son frère B. Gervais, 21 ans, tous deux cultivateurs, sont poursuivis pour coups et blessures, à l’encontre de leur cousin, Sauret Gervais, 39 ans, propriétaire au même lieu. Sauret raconte ainsi l’affaire :

« Le 23 décembre, vers 10 heures du matin, j’étais sur un chemin où je ramassais de la boue, quand tout à coup je vis Marius, armé d’une fourche américaine foncer sur moi et m’en porter un violent coup au-dessus de l’œil gauche, qui m’a fait une blessure très grave, puis lâchant sa fourche, et avant que j’aie pu me mettre en garde, il m’a saisi à la gorge, et m’a renversé par terre en me frappant à coups de pieds.

« Je me suis mis à crier au secours. Mais aussitôt le jeune B., qui était là est venu au secours de son frère, et m’a mis la main sur la bouche pour m’empêcher de crier. Ils me frappaient tous deux et si mon fils n’était arrivé à temps, j’aurais passé un mauvais quart d’heure ».

B. Marius le principal accusé proteste énergiquement en ce qui concerne le coup de fourche ; il reconnait avoir porté à son cousin Sauret un coup de poing après avoir été menacé lui-même.

Quant à la blessure que Sauret porte au front, B. prétend qu’i se l’est faite lui-même.

Me Massé défend les accusés.

Le tribunal relaxe B. Gervais sans dépens, et condamne Marius à 16 francs d’amende, avec sursis.

 

23 janvier – Le mystère de Saint-Gervais – Crime, suicide, ou accident ?... Les avis sont partagés ; les « racontars » vont bon train et la justice n’a pas bougé.

Dimanche matin, vers huit heures, le bruit se répandait à Saint-Gervais, que M. Gilbert Sabouret-Michon, l’hôtelier de la gare, venait d’être trouvé mort devant sa porte.

La nouvelle, rapide comme une trainée de poudre, fit le tour de la petite ville. Et, à la sortie de la messe, sur la place, ce fut l’objet de toutes les conversations.

  • « C’est sa fille et sa femme qui l’ont trouvé, en ouvrant la porte, raide mort sous la croisée de sa chambre, contaient les gens bien informés. Il parait qu’il avait ouvert la fenêtre pour « tomber eau ». Il avait bu un coup la veille, il avait la tête encore lourde, ça l’a entrainé. »

Et tout le monde de conclure : « C’est bien malheureux ! Ce pauvre Gilbert !... Il buvait bien un peu, ça devait lui jouer un mauvais tour, c’est certain, mais ce  n’était pas un mauvais homme ; il y aura du monde, pour sû, à son enterrement… »

Dans la soirée, au café, quelqu’un insinua que les choses ne s’étaient peut-être pas passées comme ça : « Entre nous, on peut bien le dire, ce pauvre Sabouret ne jouissait plus de toute sa raison, il était détraqué par la boisson, il avait des attaques de délirium tremens ; quand ça le prenait, c’était terrible ; il voulait tout casser et menaçait de « se détruire » ; hier soir, ça la pris plus fort que d’habitude, il voulait absolument « en finir », même que sa femme et ses enfants ont pris peur et qu’on l’a veillé jusqu’à deux heures du matin. Il s’est couché à cette heure-là, mais ça l’aura repris et il se sera jeté par la fenêtre. Pour moi, Sabouret s’est suicidé, ça ne fait pas de doute.

  • « Je n’osais pas le dire, mais j’y pensais.
  • « Et moi aussi ! »

Et pour tout Saint-Gervais, bientôt, Gilbert Sabouret, s’était suicidé.

      Mais la nuit, une « autre idée » fit aussi son tour de ville, timidement, colportée avec mystère de porte en porte :

  • « Vous savez ce qu’on dit ?
  • « Quoi donc ?
  • « Ce pauvre Gilbert ! – mais au moins ne dites pas que c’est moi qui vous l’ai dit… - et bien, il n’est pas « tombé », il ne il ne s’est pas « détruit » non plus, il « parait qu’on l’a tué ! »

Et cette nouvelle version, vite acceptée, eut bientôt de nombreux partisans. A la veillée, entre voisins, on donnait même des détails complets sur le « crime de la gare :

  • « Pour moi, voyez-vous, c’était pas admissible ; si ce pauvre Gilbert était tombé de sa croisée, comme on le racontait, il se serait sûrement cassé quelque chose ; on ne tombe pas d’un second, même sur des fagots, sans que ça marque, et le docteur Meunier a eu beau le palper, le tourner et le retourner, il n’a pas relevé la moindre trace de coups, ni de contusions, pas le moindre « bleu ». Gilbert n’est pas mort là, on l’a trainé après, pour faire croire qu’il était tombé ou qu’il s’était jeté par la croisée ».

Voilà ce que l’on raconte depuis dimanche soir à Saint-Gervais, avec plus ou moins de variantes, selon que le conteur a plus ou moins d’imagination.

Voilà ce qu’on nous a raconté, à nous même, hier soir.

Les trois versions : Accident, suicide et crime, ont là-haut leurs partisans déterminés, et, la discussion aidant, l’émotion soulevée autour de la mort tragique du malheureux hôtelier, n’est pas près de se calmer.

L’histoire et les histoires

Toujours soucieux de tenir les lecteurs de l’Avenir au courant des moindres faits qui se passent dans la région, nous n’avons pas hésité, malgré le mauvais temps, à faire le voyage de Saint-Gervais. Il est vrai, que grâce à l’obligeance inlassable de M. Raymond Bergougnan, il n’est guère de distances pour la « Presse Clermontoise ». Sa robuste 100 HP, toujours prête pour nous, nous met à deux heures à peine des plus lointains cantons du département et les « Gaulois ferrés » ne craignent pas les routes empierrées, ni les dérapages dangereux sur la neige ou le verglas.

Nous pensions faire un peu de lumière sur cette malheureuse affaire de la gare de Saint-Gervais ; mais nous devons dire de suite qu’en l’état actuel des esprits et des choses, il serait téméraire, même après l’enquête minutieuse à laquelle nous nous sommes livrés, de nous prononcer affirmativement, dans un sens ou dans un autre. Nous pouvons constater, mais nous ne pouvons pas conclure. Nous n’en avons d’ailleurs pas le droit. Une enquête a été faite par le gendarmerie ; le Parquet de Riom est saisi. Le dernier mot est à la justice. Il n’apparait pas, il est vrai, qu’elle soit très pressée de se prononcer. Riom est si loin !... Les chemins sont si mauvais !... et dame justice est boiteuse. Tout le monde n’a pas une 100 HP à sa disposition ; on peut lui accorder les circonstances atténuantes.

      Gilbert Sabouret-Michon, nous l’avons dit hier, tenait un hôtel à la gare de Saint-Gervais. Il était venu de Saint-Eloy, voilà 7 ou 8 ans, alors que les travaux de la nouvelle ligne étaient en pleine activité. Intelligent, d'’n abord facile, connaissant bien son métier, il eut vite fait de se recruter une clientèle de choix parmi les ingénieurs, les entrepreneurs et les chefs de chantiers de la voie et du viaduc des Fades. Récemment, il devint adjudicataire du courrier de Saint-Gervais à Espinasse. Ses affaires prospéraient. Sabouret eut pu vivre heureux entre sa femme et ses enfants. Mais il avait un vilain défaut, il buvait. Il en était arrivé à tout sacrifier à sa passion favorite et, en ces derniers temps, pour employer une expression du pays, il ne « désoûlait » plus. Il avait eu déjà, quelques attaques de délirium tremens, et à ces moments-là, il avait, parait-il, la hantise du suicide. Ses amis –d’aucuns disent les méchantes langues- prétendent qu’il avait des raisons pour boire, voir pour se détruire ; sous des dehors calmes, la guerre régnait dans le ménage. Mais ce sont là affaires toutes particulières et qui ne regardent personne.

Un fait seul reste pour nous, c’est que dimanche matin, vers 8 heures, en ouvrant la porte, Mme Sabouret et sa fille aînée trouvèrent le malheureux étendu, sans mouvements, contre un tas de branchages, sous la fenêtre de sa chambre située au deuxième étage. Les pauvres femmes, affolées, appelèrent des voisins à leur secours ; on porta l’hôtelier sur son lit et on prévint les autorités.

D’une première enquête faite par la gendarmerie et le juge de paix, on conclut à un accident.

A deux heures du soir, M. le docteur Meunier, vint examiner le cadavre. Comme il n’était investi d’aucun mandat, il ne pratiqua pas l’autopsie. Il ne releva d’ailleurs sur le corps aucune lésion pouvant justifier l’intervention d’un médecin légiste. Sabouret était tombé sur un tas de branchages déposés dans sa cour au lendemain des fêtes de l’inauguration du viaduc des Fades, ces branchages avaient servi ce jour-là à décorer l’arc de triomphe élevé à l’entrée de la gare. Sa chute en fut amortie et ainsi s’explique l’absence de tout traumatisme. Mais la mort pouvait résulter d’une lésion intérieure et le permis d’inhumer fut délivré. La mort dut être instantanée. Quelques érosions à la face interne et externe des mains permettent, peut-être, de supposer « quelques spasmes, quelques contorsions de délirium tremens », sur le tas de fagots, après la chute.

Voilà le fait brutal. Le reste n’est sans doute au fond que « racontars ».

Et tandis que nous revenions, dans la nuit, blottis au fond de l’auto, tandis que l’ami Janvier se taisait, les mains rivées au volant, les yeux attentifs à suivre les sinuosités de la route perdue dans l’immensité blanche de neige, je songeais que, sans doute, entre les interviews prises dans la soirée, le fin mot avait été dit par un vieux paysan qui prétendait « qu’en été, quand les gens travaillent dur le jour, et se couchent tôt le soir, on n’aurait pas songé à toutes ces histoires ».

Mais un beau crime, ça ferait si bien pour passer les longues veillées d’hiver !

Jules-Henry

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 18:12

Cinquante ans de mariage, c’est un événement exceptionnel qui compte dans la vie d’un couple…

Dans notre petite commune rurale de 800 habitants, c’est un fait exceptionnel !

Et pourtant, c’est le 17 juin 1930 que se sont unis pour le meilleur et le pire, devant le maire de Saint-Priest-des-Champs, Prosper MAZERON, né le 22 avril 1909, au village de Lamazière, et Lucienne DUMAZET, née le 4 juin 1914, au village des Barsses.

Le jeune couple se fixait au village des Barsses et se destinait à l’agriculture, en exploitant une petite propriété familiale.

De cette union devait naître trois enfants.

Dimanche 15 juin, toute cette belle famille, avec ses petits-enfants et arrière-petits-enfants, était réunie au café Petit, à Saint-Priest-des-Champs, pour fêter dans la joie et la bonne humeur ce joyeux événement.

En adressant ses plus vives félicitations à ce couple, qui a connu une vie exemplaire, notre journal leur présente ses meilleurs vœux de santé, de longue et heureuse retraite, et leur donne rendez-vous dans dix ans pour leurs noces de diamant.

Journal La Montagne du 18 juin 1980

Noces d'or à Saint-Priest-des-Champs
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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 22:52
Les compagnons du bousset en Combraille

Point de « franc-régal » ni d’assemblée générale, dimanche dernier, pour les compagnons du Bousset d’Auvergne. Tout simplement une sympathique sortie familiale avec promenade touristique et méchoui à la clé.

Partie le matin de Clermont-Ferrand, les 92 participants profitaient d’abord du temps ensoleillé pour aller visiter le plan d’eau des Fades et ses alentours.

Vers midi, tout le monde se retrouvait dans la cour de la mairie de Saint-Priest-des-Champs, choisie comme cadre pour le méchoui final.

C’est en plein air qu’ils étaient conviés au vin d’honneur par M. Bernard Dumont, maire.

Après le traditionnel discours d’accueil, M. Dumont cédait la parole à M. Rouyat, secrétaire de la confrérie, et à M. Audigier, le sénéchal qui procédaient à la remise de trois diplômes de compagnons d’honneur à MM. Faure, Redon et Taytard (conseiller municipal de la commune de Saint-Priest).

Et comme la promenade et le décalage horaire avaient plutôt aiguisé les appétits, la matinée s’achevait devant la salle des fêtes, près du terrain de sport, où trois moutons rôtis attendaient les invités. Nul doute que les compagnons et leurs invités ont fait honneur au repas, histoire de prouver qu’on peut avoir le bousset comme symbole et posséder aussi un solide appétit !

Journal La Montagne du 4 octobre 1979

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 11:56

Acte de probité

 

Mme Chaffraix Martin a trouvé, le jour de la foire, un porte-monnaie contenant une certaine somme. Elle s’est empressée de faire sa déclaration à la mairie.

 

La fête de retour des poilus

 

Les anciens combattants de la commune ont tenu à fêter l’anniversaire de l’armistice en faisant leur fête du retour le 14 novembre. Un banquet réunissait près de 100 convives.

Le soir, un bal public à la mairie avait réuni toute la jeunesse de la région et jusqu’à une heure avancée de la nuit, on n’a cessé de danser.

A l’issue du banquet, une quête a produit une somme de 50 fr. qui sera adressée à l’œuvre de la « Maison des aveugles de guerre ».

Tous les poilus conserveront un excellent souvenir de cette charmante et cordiale journée.

 

Archives Départementales – Le Moniteur du Puy-de-Dôme – 5 BIB 3/80– Journal du 19/11/1920.

 

Nécrologie

 

Mardi 17 février, ont eu lieu les obsèques de M. Berthin, instituteur en retraite, âgé de 80 ans.

Le défunt laisse d’unanimes regrets. Pendant de très nombreuses années, il avit tenu le secrétariat de la Mairie, tout en étant un instituteur modèle.

Une foule nombreuse de parents et d’amis l’accompagnaient à sa dernière demeure.

En termes très émus, M. Bascoulergue, conseiller d’arrondissement de St-Gervais, a, sur la tombe, prononcé un discours où il a retracé la vie du défunt et ses qualités d’esprit.

Nous adressons à la famille nos sincères condoléances.

 

Archives Départementales – Le Moniteur du Puy-de-Dôme – 5 BIB 3/79– Journal du 20/07/1920.

 

 

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 11:24

Passage de troupes

 

Le 121e régiment d’infanterie, venant de la Fontaine du Berger et rentrant à Montluçon, a stationné le 15 courant, au bourg de Saint-Priest.

Ce passage de troupes a été pour notre paisible localité un événement. Comme l’arrivée s’est produite au moment de la messe, les fidèles, cédant à la curiosité, ont abandonné l’église pour aller entendre la musique et voir nos militaires.

Pendant la soirée, il y a eu concert sur la place. La plus franche cordialité n’a cessé de régner entre nos villageois et nos troupiers, qui sont partis le matin, à la première heure, pour Marcillat, leur dernière étape avant l’arrivée.

 

Archives Départementales – Le Moniteur du Puy-de-Dôme – 5 BIB 3/88 – Journal du 20/08/1924.

 

Fête patronale

 

Cette fête aura lieu les 5 et 6 octobre.

De 14 à 16 h. : Jeux divers, pots, poêle, mât de cocagne, course aux œufs, etc…

A 15 heures : Départ d’une course cycliste réservée aux coureurs du canton.

A 16 heures : Départ d’une montgolfière.

A 20 heures : Superbe feu d’artifice.

Attractions diverses, chevaux de bois, cinéma, loteries, balançoires, etc…

Ouverture d’un concours de tir dans la cour des élèves, organisé par les anciens combattants.

Lundi 6 octobre, foire très importante. Continuation de la fête.

 

Acte de probité

 

M. Maignol Antoine, cultivateur à la Barge, a trouvé, sur la route de Pontaumur, entre les Chaussades et Saint-Priest, un sac à main et divers objets. Il s’est empressé de le remettre à la mairie qui l’a remis à sa propriétaire.

 

Archives Départementales – Le Moniteur du Puy-de-Dôme – 5 BIB 3/88– Journal du 04/10/1924.

 

Un violent incendie

 

Dans la nuit de dimanche à lundi, vers 1 heure, un incendie s’est déclaré à Retaillat, commune de Saint-Priest-des-Champs, dans une remise appartenant à M. Perol Alfred. Le bâtiment et son contenu ont été entièrement consumés.

C’était à Saint-Priest la fête, aussi toute la jeunesse se trouvait-elle au bourg ; la moitié du village aurait pu être détruit.

Heureusement, les toits de chaume environnants, par suite des pluies récentes, se trouvaient imbibés d’eau, le sinistre ne put donc s’étendre.

Les pertes s’élèvent à 6.000 francs environ. Elles ne sont couvertes par aucune assurance.

Les causes du sinistre sont inconnues.

 

Archives Départementales – Le Moniteur du Puy-de-Dôme – 5 BIB 3/88– Journal du 07/10/1924.

 

Fête patronale

 

Bien que le temps fut froid et incertain, la fête de Saint-Priest, célébrée les 5 et 6 octobre, a eu son entrain accoutumé.

Le programme a été exécuté avec succès, notamment le feu d’artifice tiré comme d’habitude à la Croix-de-la-Geneste.

Les chevaux de bois, cinéma, loteries, ont aussi eu leur vogue, mais la grande attraction a été les bals organisés dans divers auberges. Jusqu’à une heure très avancée de la nuit, la jeunesse s’en est donné à cœur joie et la traditionnelle bourrée n’a pas été négligée.

Course cycliste cantonale (32 kilomètres) : 1. Bregiroux 2. Beaudonet 3. Laviolette, etc…

 

Archives Départementales – Le moniteur du Puy-de-Dôme – 5 BIB 3/88– Journal du 09/10/1924.

 

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