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19 décembre 2019 4 19 /12 /décembre /2019 11:54

C’est en 1892 que la Compagnie du Gaz de Clermont-Ferrand installe, dans l’usine à gaz de Clermont-Fd, un premier groupe électrogène à vapeur de 100 CV pour assurer l’éclairage électrique de Clermont-Ferrand et de Royat.

Cette première installation devint très rapidement insuffisante et La compagnie a été amenée à élargir son programme et à envisager la distribution d’électricité, à la fois pour l’éclairage et la force motrice dans toute la région avoisinante.

Dans ce but, elle a décidé de réaliser des aménagements hydrauliques sur la Sioule, affluent rive gauche de l’Allier, qui à 40 km au Nord-Ouest de Clermont traverse une série de Gorges très profondément encaissées, se prêtant bien à l’établissement de Barrages.

C’est ainsi qu’ont été construites successivement les usines de Queuille (9000 CV), des Fades (12.000 CV) et de Chambonnet (6000 CV).

Queuille : La construction est autorisée, le 30 septembre 1902, et la mise en service en 1905. L’usine est située immédiatement au pied du barrage qui, établi pour une chute utile de 25 mètres, est un ouvrage de 32 mètres de hauteur, de 166 mètres de longueur en crête, et de 28 mètres d’épaisseur à la base. La salle des machines comprenait à l’origine 6 groupes (Turbines + alternateurs).

Au début des années 1950, l’installation était exploitée par 13 agents.

Les barrages
Les barrages

Les Fades : Mise en service en 1917. L’usine, comme celle de Queuille, était construite au pied du barrage, mais longitudinalement à la rivière et non transversalement. Le barrage créait une chute utile de 30 mètres. Sa hauteur était de 34 mètres, sa longueur en crête de 120 mètres et son épaisseur à la base de 35 mètres. La retenue d’eau avait une longueur de 7 km et une largeur moyenne de 60 mètres. L’usine était équipée de 6 groupes.

Au début des années 1950, l’installation était exploitée par 12 agents.

Avant la mise en eau du nouveau barrage des Fades en 1968, construit en aval, la première chute des Fades a été démolie.

Les barrages
Les barrages

Chambonnet : Mise en service en 1919. Située à 6,5 km en amont de l’usine de Queuille, la chute de Chambonnet turbinait la Sioule sous une hauteur utile de 13,50 mètres. Un barrage de 9 mètres de hauteur alimentait une prise d’eau capable de dériver 40 m3/seconde. Une galerie souterraine de 265 mètres de longueur et de 35 m2 de section débouchait sur une chambre d’eau. L’usine étai équipée de 3 groupes identiques.

Au début des années 1950, l’installation était exploitée par 8 agents.

La nouvelle chute des Fades-Besserve a court-circuité la chute de Chambonnet. Les installations ont été définitivement arrêtées et démolies en 1969.

 

Extrait du livre « Des origines de l’hydroélectrique à la nationalisation » GRPH-LOIRE 1987s barrages

Les barrages
Les barrages
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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 10:40

Place et quincaillerie

 

Pouvez-vous identifier ces personnes ?

Extrait d'une carte postale

 

Collection Bernard FAURE - Carte n° 5

 

Extrait-photo-7.jpg

Deux personnes reconnues par Michelle. Les deux garçons de droite sont Germain et Jean-Marie CHAFFRAIX présents sur la photo de classe de 1912. Date qui doit correspondre à celle de cette carte postale.

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 09:22

Malheureusement, ce n'est pas une photo de ce mois de février. Elle devait pourtant être très belle.

Si quelqu'un en possède une il peut la transmettre pour le blog.

 

Michelle LASCIOUVE m'a fait parvenir cette belle photo. Réalisée par Nathalie MAIGNOL, ce cliché a servi de support pour présenter les voeux de la commune en 2001-2002.

 

cascade gelée 2001-2002

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 09:26
Un grand merci à un lecteur de Lyon, Guy ROUGIER. Il m'a fait passer ce texte et ces photos que je ne peux pas m'empêcher de partager avec vous.
En quelques mots, vous ressentez toute la joie d'une commune qui a vécue quatre longues années de guerre.
Ces mémoires sont celles d'André ROUGIER, petit-fils de Marien et de Marie Louise CLUZEL. 
Guy nous dit que son père André, peu de temps avant son décès, "a passé pas mal de temps à coucher ses souvenirs".
Marien est natif du Courteix à Saint-Georges-de-Mons. Enfant de Michel et de Marie Anne TRIPHON, il y est né le 3 avril 1856. Marie Louise est née dans le bourg de Saint-Priest-des-Champs, le 2 novembre 1865. Elle est la fille de Michel et de Marie Gilberte CHAFFRAIX. Marien et Marie Louise se sont mariés à Saint-Priest, le 8 novembre 1883. Ils ont eu au moins un enfant, Jean Aguste né à Saint-Priest, le 17 novembre 1884, et père d'André.
Un petit texte de mon père que j'ai lu lors de son enterrement (à Saint-Jacques d'Ambur). Il avait six ans lorsque se produisirent les événements qu'il raconte. 

"...Et, enfin, c'est arrivé...!
Le Onze Novembre 1918. J'étais avec mes grands parents au  lieu dit "Le Peu". Mon grand-père commençait à retourner le sol pour préparer les semailles. Il pouvait être 16 ou 17 heures lorsque nous avons entendu les cloches de St.PRIEST sonner à toute volée.
J'ai assisté alors à un spectacle qui m'a interloqué. Mes gds.parents se sont embrassés en pleurant. Je n'avais jamais vu une pareille chose. Ils étaient très pudiques.
Marien a dételé ses vaches de la charrue. Il leur a enlevé le joug pour qu'elles puissent marcher plus vite -du coup le joug est resté sur place-
Arrivé à Saint PRIEST, les vaches ne pouvaient plus passer tellement il y avait foule. Après 71 ans, je me demande encore comment autant de monde avait pu se réunir en si peu de temps. Mon père portait le drapeau de sa classe et ma mère pleurait à chaudes larmes.
Et moi, aussi, j'ai fait comme tout le monde, j'ai pleuré sans trop savoir pourquoi..! "

aïeuxvaches - photo Rougier GuyMarien et Marie Louise et les vaches du texte

Maison-Rougier.JPGLa maison des ROUGIER-CLUZEL

a-la-porte---Guy-Rougier-bebe.jpgGuy ROUGIER et sa maman
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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 09:13

Les Gorges de la Sioule, des Fades à Ebreuil, par J. Semonsous.

Collection le tourisme en Auvergne, 1957

 

Il quitte les Fades, et voilà ce qu’il écrit :

« Pour sortir du ravin, nous remontons la vallée d’un affluent de la Sioule, le Coli, où la nappe du barrage s’infiltre profondément. Voici d’abord à droite, la carrière de beau granit gris bleu d’où a été tirée la pierre du barrage. Ensuite, en une montée, assez sinueuse, à travers des bois de chênes et de pins, laissant sur la gauche le ravin profond du Coli, ruisseau renommé par ses truites, mais d’accès difficile, nous allons parvenir sur le plateau où les cultures se succèdent jusqu’à Saint-Priest. Un peu avant la borne o km. 800 avant ce bourg, ralentissez, ou même arrêtez, et regardez à votre droite quelque peu en arrière : le viaduc des Fades vous apparaitra une dernière fois dans sa couleur gris fer, à demi fondu dans le paysage, non plus là-haut, comme tout à l’heure, mais là-bas, plus bas que vous, trait d’union entre l’Auvergne et le pays de Combrailles, St-Eloy et Montluçon qui se connaissaient si peu avant ce siècle.

St-Priest-des-Champs n’offre guère d’intérêt pour le visiteur, si ce n’est son église en grès houiller de la Peize. Cette église, romane de par le plan a été remaniée en partie au moins deux fois, au 15e siècle et au 17e siècle. Elle est composée de deux nefs accouplées par de gros piliers doubles.

La nef Sud a un chœur carré portant en fronton une belle fresque de Louis Dussour ; il est voûté en berceau. La première travée, surélevée, portant le clocher à tour carré est voûté en berceau brisé. La 2e travée est voûtée d’arêtes ; la 3e est occupée par une tribune, avec escalier d’accès intérieur et extérieur.

La nef Nord au chevet arrondi en cul-de-four est éclairée par deux baies romanes. L’arc du portique est roman. Deux travées sont voûtées d’ogives sur consoles de chapiteaux romans retaillés aux angles. La 3e travée est voutée en berceau.

A l’entrée, grosse cuve baptismale, non couverte.

Cette église possédait encore avant la Révolution des reliques dans une châsse de cuivre émaillé, contenant 37 fragments d’os.

Vers 1730, le couvert en mauvais état fut refait en « allebardeaux », tuiles de bois accrochées à l’aide d’un clou. Ordre fut donné par l’évêque Massillon, en 1729, de niveler les dalles de l’église déplacées à la suite des inhumations qu’on y avait faites ; malgré l’édit de 1666, la bourgeoisie continua longtemps encore moyennant une fondation, à se faire enterrer dans les églises. En 1750, par exemple, il n’y en eut que 3 à St-Priest, mais 18 à St-Gervais. Vous jugez de l’incommodité d’une telle pratique, surtout que les corps n’étaient inhumés qu’à une faible profondeur. L’édit de 1775 allait y remédier définitivement.

St-Priest avait aussi un prieuré dépendant de l’abbaye de Menat. Le prieur, généralement un religieux de Menat, possédait dans le bourg des bâtiments importants pour loger le produit de ses cens et dîmes.

Le débouché du grand chemin dont il a été question à propos du Pont-du-Bouchet, se faisait sur le territoire de St-Priest. Aussi, cette localité se trouvait-elle bien placée pour faire les transports – à dos de cheval – avant l’édification des routes modernes. Ils étaient dix voituriers sur la commune en 1796, qui effectuaient leurs déplacements avec des caravanes de 2 à 6 chevaux dont les bâts, chargés de « boutes » de vin surtout, allaient à la queue leu leu par les chemins.

A 700 mètres d’altitude, dans un décor champêtre de pays mi-boisé, dans un carrefour de routes important, St-Priest-des-Champs est un lieu particulièrement agréable et reposant pour une villégiature.

Prenons maintenant la N 687 qui va nous conduire à St-Gervais-d’Auvergne. Peu après St-Priest, un premier vallon, celui d’un ruisseau assez fort qui, un peu plus bas, à deux cents mètres du moulin qui est sur la droite, va en un bond prodigieux, la cascade du Gour Saillant (d’accès difficile) se précipiter dans la vallée du Chalamont que nous allons bientôt suivre, puis couper avant la montée sur St-Gervais…

 

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 09:25

  De 1793 à 1888

 

A partir de 1793 Antoine GERAUD, membre du conseil  Geraud Antoine 1793 (2)
  Joseph VERNIOL, agent municipal  Verniol Joseph an 4
   Agnan LEGROS, agent municipal
Legros an 4
  Antoine GERAUD, agent municipal Geraud Antoine An 5 
  Gervais MAZERON du Bladeix, agent municipal  Mazeron du Bladeix an 9
     
1799-1815 Gervais MAZERON du Bladeix, maire  Mazeron du Bladeix maire
  Agnian LEGROS, adjoint Legros adjoint 
     
1815-1821 Gilbert de SERVIERES, maire   De Servieres Gilbert 2
  Etienne de SEGONZAT, adjoint De Segonzat Etienne adjoint de Servieres 1816 
     
1821-1830 Gervais MAZERON du Bladeix, maire Mazeron Gervais du Bladeix 
  Pierre Charles BAISLE, adjoint Baisle Pierre Chales adjoint 1809 
     
1830-1835 Michel TIXIER, maire Tixier Michel 1831 2 
  Michel ABAVID, adjoint Abavid Michel adjoint Tixier 
     
1835-1850 Jean-Baptiste BAISLE, maire Baisle Jean Baptiste 
  Michel ABAVID, adjoint  Abavid Michel adjoint Baisle JB
     
1850-1860 Eugène GORY, maire Gory Eugène 1952 
  Michel ABAVID, adjoint Abavid Michel adjoint Gory 1852
 
     
1860-1865 Michel TIXIER, maire  Tixier Michel
  Michel ABAVID, adjoint Abavid Michel adjoint Tixier 
     
1865-1871 Eugène GORY, maire Gory Eugène 3 
  Michel ABAVID, adjoint   Abavid Michel adjoint Gory E
     
1871-1881 Emile BAISLE, maire  Baisle Gilbert Emile 2
  Jean GROSBOST, adjoint Grosbost Jean Adjoint Gory 
     
1881-1888 Arthème GORY, maire Artheme-Gory.JPG 
  Jean GROBOST, adjoint   Grosbost Jean Adjoint Gory
     
1888- Jean PETIT, maire Petit Jean 2 
  Jean PERCHER, adjoint Percher Jean adjoint Petit 
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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 07:54

Les « enfants prêtres » des paroisses d’Auvergne, XVIe-XVIIIe siècles par Stéphane Gomis.


Saint-Priest-des-Champs est une paroisse de l’archiprêtré d’Herment, dans la Combraille, située dans une zone de plateaux, où l’altitude est comprise entre 600 et 700 mètres. Son église abrite une société de filleuls. Dans la deuxième moitié du XVIIe siècle, celle-ci accueille cinq prêtres. Sa taille est donc modeste, à la mesure de cette paroisse auvergnate. Le 12 mars 1692, les abbés Grand et Barry font parvenir à la chambre ecclésiastique une « liève des cens et devoirs dus » à leur communauté (21). Au total, ils recensent 87 censitaires, répartis entre le bourg et 30 mas. Les redevances se montent à 379 livres. L’étude de la carte de cette paroisse a révélé l’existence d’au moins 40 écarts, car il s’agit d’une région d’habitats très dispersé. Les prêtres perçoivent donc le cens dans les trois quarts des villages. En revanche, en dehors de l’espace paroissial, ils ne possèdent aucun droit de cens ou de dîmes. Leur rayonnement est strictement circonscrit à celui-ci. Le montant moyen versé par les censitaires reste modeste, comme c’est souvent le cas, puisqu’il est de 4 livres environ. Seuls quelques propriétaires, mieux nantis, sont redevables de sommes plus importantes. C’est le cas du sieur Mazeron, « bourgeois », également seigneur de Buffevent, petit fief sis dans la paroisse, qui paye 29 livres (22). Cette ventilation indique bien la nature des activités économiques, très majoritairement agricoles. Saint-Priest-des-Champs n’est pas un lieu d’échanges, mais se trouve dans l’attraction de la petite ville de Saint-Gervais, sa voisine située au nord-est,  qui joue le rôle de place commerçante. Or l’église de Saint-Gervais est elle-même le siège d’une compagnie de prêtres natifs, plus exactement de communalistes. Ces derniers, au nombre d’une dizaine, constituent une fraternité bien plus puissante, dans une cité qui compte un grand nombre de lignages bourgeois. Dans ces conditions, l’aire d’influence de la société de Saint-Priest ne peut guère s’étendre sans porter atteinte aux intérêts de celle de Saint-Gervais.

 

(21) Archives Départementales du Puy-de-Dôme, 2 G 86

(22) Le sieur Mazeron, dont il est question, est l’un des premiers possesseurs du fief de Buffevent, portant ce nom. Cette famille est l’une des rares familles bourgeoises de Saint-Priest. Les Mazeron semblent avoir fait fortune, notamment dans l’exercice de charges d’officier. En 1789, Charles Mazeron de Buffevent, fils du bailli de la vicomté de Miremont, est l’un des prêtres filleuls.

 

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 09:02

Article tiré du Dictionnaire des Eaux Minérales du département du Puy-de-Dôme, par P. Truchot, 1878, pages 290 à 292.

 

1°) Source Maniol :

Près du hameau de Buffevent, qui se trouve à trois kilomètres au Sud de Saint-Priest-des-Champs, on remarque un certain nombre de sources minérales qui ont la plus grande analogie.

Elles sortent d’un terrain granitique sur les deux rives d’un ruisseau nommé Colis et près du pont de Sauvanet.

En 1864, une seule source était captée et utilisée, c’était la source appelée Maniol, du nom de son propriétaire ; mais depuis cette époque, de nouvelles fouilles ont été faites et on peut actuellement distinguer jusqu’à sept sources, quatre sur la rive droite et trois sur la rive gauche. On a donné aux cinq principales les noms de sources Maniol, du Pavillon, Colis, Puits-la-Garenne et Germaine.

Voici leur débit et leur température :


 

Litres par heure

Température (°Celsius)

Source Maniol

80

8

Source du Pavillon

300

11

Source Colis

80

7

Source du Puits-la-Garenne

40

18

Germaine

30

13

 

L’analyse de l’ancienne source Maniol a été faite en 1864 par M. Bouis. Les résultats suivants, que nous avons obtenus pour les trois premières sources, diffèrent si peu de ceux qu’à publiés ce chimiste qu’il faut admettre une constance parfaite dans la composition.

Composition rapportée à 1 litre :


 

Source Maniol

Source du Pavillon

Source Colis

Acide carbonique

2g205

1g600

1g705

Acide sulfurique

Traces

Traces

Traces

Acide silicique

0,050

0,045

0,041

Chlore

Traces

Traces

traces

Potasse

Traces

Traces

Traces

Soude

Traces

Traces

Traces

Lithine

Traces

Traces

Traces

Chaux

0,201

0,192

0,198

Magnésie

0,020

0,022

0,020

Protoxyde de fer

0,030

0,027

0,028

Matières organiques

Traces

Traces

Traces

Poids des combinaisons anhydres, les carbonates étant à l’état de carbonates neutres

0 ,501

0,475

0,480

 

 

Ces chiffres peuvent représenter les combinaisons suivantes :

 

 

Source Maniol

Source du Pavillon

Source Colis

Acide carbonique libre

1g810

1g205

1g315

Bicarbonate de soude

Traces

Traces

Traces

Bicarbonate de potasse

Traces

Traces

Traces

Bicarbonate de chaux

0,517

0,493

0,511

Bicarbonate de magnésie

0,064

0,070

0,064

Bicarbonate de fer

0,066

0,059

0,061

Sulfate de soude

Traces

Traces

Traces

Chlorure de sodium

Traces

Traces

Traces

Chlorure de lithium

Traces

Traces

Traces

Silice

0,050

0,045

0,041

Matières organiques

Traces

Traces

Traces

Total non compris l’acide carbonique libre

0,697

0,667

0,677

Total, y compris l’acide carbonique libre

2,507

1,872

1,992

 

source magnol
Document Anny Novais-Maignol
 

2°) Source Baisle

A 200 mètres au-dessus des précédentes et tout près de Buffevent se trouve une autre source minérale appartenant à M. Baisle. Elle fournit par heure 30 litres d’eau à la température de 8 degré.

Sa composition l’assimile complètement aux précédentes, comme on le voit par l’analyse suivante :

 

Les eaux de Saint-Priest-des-Champs sont peu minéralisées ; mais elles sont chargées d’acide carbonique, calcaires et surtout ferrugineuses. Elles jouissent d’une certaine vogue et sont employées contre la chloro-anémie et les affections tuberculeuses. Nombre de personnes des environ viennent s’installer au chef-lieu de la commune et font une saison en allant chaque matin boire ces eaux. On les expédie aussi dans les départements de l’Allier et de la Creuse.

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 08:50

 

Copie de la lettre écrite le 8 Ventôse An 11 par les habitants de la commune de Saint-Priest-des-Champs à M. Tournemine Prêtre.

 

Monsieur,

Vous connaissez l’esprit et la disposition de notre commune sur votre compte. Vous ignorez pas les démarches qu’elle a faites pour vous éloigner d’elle, cependant pour nous éprouver sans doute de nouveau, vous faite courir le bruit que vous êtes nommé notre curé ; nous vous le disons avec loyauté et franchise, M., vous ne convenez pour curé de notre commune sous aucun rapport, elle doit vous faire cet aveu pour justifier sa conduite à votre égard. La division que vous avez fomentée et que vous entretenez même toujours imprudemment dans plusieurs de nos familles, doit avec justice, vous exclure à jamais du titre que vous y aspirez encore.

Vous connaissez au surplus, M., le peu de fruit que vous avez fait auprès du petit nombre de nos paroissiens qui ont paru vous donner leur confiance, nous vous disons la vérité, vos partisans vous abandonnent, ils ne craignent point de dire hautement qu’ils seraient mortifiés eux-mêmes si vous redeveniez notre curé. La commune est donc entièrement lassée et fatiguée de vos intrigues. Elles ne doivent tendre à rien moins qu’à vous peiner vous-même.

La commune vous saura gré M., de ne plus songer à elle et vous invite d’engager les personnes qui ont la bonté de vous protéger à s’employer pour vous plus à profit et dans de meilleurs vues ? Verus est pastor quem populus optat Ce que vous ne pouvez faire ici nous désirons que vous puissiez le faire ailleurs, la confiance ne se commande pas.

La commune vous prévient, M., que s’il est se croit plus longtemps en butte avec vous, elle fera connaitre plus amplement qu’elle n’a fait, les griefs qu’elle a contre vous, évitez en les frais par votre conduite postérieure et soyez intimement convaincu du plaisir que vous lui ferez.

Nous vous saluons et signé, Gillet, Cromarias, Boudol, Perol, Cromarias, Dufal, Dubosclard, Perol, Cromarias, Verniol, Pourtier, Legros, Denis, Baisle, Gory, Phelut, Marcheix, Gory, Chaffraix, Pougheon, Géraud, Rougheol, Mazeron, Boudol, Mazeron, Gillet, Mazon, Bargheon et Coulaudon, tous habitants de Saint-Priest-des-Champs.

 

__________________________________________________________________________________

 

 

Copie de la lettre adressée à M. l’Evêque de Clermont par les habitants de la commune de Saint-Priest-des-Champs le 22 Ventôse An 11.

 

Monsieur,

M. Tournemine se flattant toujours de plus en plus de l’espoir d’être nommé curé de cette paroisse, nous avons cru qu’il était à propos pour vous prouver notre bonne foi et vous convaincre que nous ne vous en avons point imposé, en vous exposant dans nos pétitions que M. Géraud réunissait la majeure partie des habitants à l’église, lieu, ça nous semble, où l’on doit prendre la paroisse, de vous adresser la liste suivante par laquelle vous verrez, M., d’un côté les habitants chefs de maisons qui se réunissent à l’église vers M. Géraud, et de l’autre, ceux qui se réunissent au Theillot où il n’y a même jamais eu de chapelle, vers M. Tournemine, et que sur  320 chefs de maisons dont notre commune est composée il y en a 227 pour M. Géraud et 93 pour M. Tournemine. C’est cette grande majorité dont M. Géraud a mérité la confiance qui la réclamé avec tant d’instance auprès de vous, M., pour curé, et qui vous réitère encore sa demande par la présente. Nous vous prions de songer combien il nous en couterait d’être privé d’un ecclésiastique qui a notre estime et notre confiance. Depuis si longtemps, surtout, si vous donnez la préférence à un prêtre, et nous vous le disons avec regret, qui ne l’a point. Nous sommes bien persuadés, M., que la paix et l’union entre tous les citoyens font l’objet de toutes nos sollicitudes, aussi, nous ne désirons rien tant que de voir cesser la division qui règne dans cette commune et de nous voir tous réunis au même pasteur. Dans le même temps nous vous prions de peser dans votre sagesse s’il serait possible d’arriver à cet heureux but. Si la commune avait pour curé un prêtre dont la majorité vous témoigne tant de répugnances à lavoir et si cette grande majorité vous paraissait une raison insuffisante pour vous déterminer à nous laisser pour curé M. Géraud en faveur duquel la paroisse n’a cessé de réclamer, au moins nous avons lieu de croire et d’espérer, M., que pour la tranquillité et le bien de la paix générale et de la religion dans cette commune, vous prendrez le parti de nous donner un tiers pour curé si nos différentes réclamations pour M. Géraud peuvent vous répugner.

Nous avons l’honneur et signé Mazeron, Phelut, Mazon, Abavid, Coulaudon, Rougheol, Gillet, Perol, Gory, Verniol, Legros, Baisle, Géraud, Dubosclard, Chaffraix, Cromarias et autres.

 

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 15:59

 

Saint Priest des champs, le 17 ventôse an 11

Citoyen préfet

La majorité des habitants de cette commune a eu l’honneur de vous faire part de son vœu pour conserver le curé GERAUD et de sa répugnance à avoir le Curé TOURNEMINE pour curé. M. l’Évêque en a été prévenu à plusieurs reprises. Nous apprenons par la voie publique, que malgré cela, il est nommé curé de St-Priest.  La commune a écrit une lettre au Curé TOURNEMINE signée de 29 habitants (1) et dont j’ai l’honneur de vous transmettre ci-joint copie ; la commune en a fait remettre une autre copie à M. l’Évêque par une députation qu’elle a faite auprès de lui. Les habitants voulaient la porter en masse au Curé TOURNEMINE ; mais comme il habite en maison particulière on a jugé à propos de l’envoyer par un seul individu. Vous jugerez d’après cela, citoyen préfet, si le Curé TOURNEMINE peut convenir à notre commune, et si M. l’Évêque s’obstine à nous le donner, il devient responsable des malheurs qui peuvent en résulter. Notre commune a la plus grande confiance en votre sagesse et espère que vous voudrez bien mettre tout en œuvre pour lui épargner un aussi grand désagrément, et comme adjoint je me fais un devoir de vous prévenir que la majorité des hauts de St-Priest est trop prévenue contre M. TOURNEMINE pour qu’il put jamais y faire aucun fruit et y faire régner la paix et l’union, et que je ne peux pas répondre des suites d’une pareille nomination.

Je dis la commune, parce que à la majorité des habitants se réuni à l’église où le Curé GERAUD fait ses fonctions depuis qu’il a été nommé curé, et où sans doute, l’on doit prendre la commune, et non dans les chambres et les granges où M. TOURNEMINE exerce les siennes.

J’ai l’honneur, Citoyen Préfet, de vous saluer avec respect.

LEGROS, adjoint à la mairie de St-Priest.

 

Ce (1) qui est beaucoup dans une commune de campagne où l’on voit rarement que sur 100 habitants, il y en est deux qui sachent signer.

 

PS : la commune se propose encore de renouveler incessamment son vœu à M. l’Évêque pour le Curé GERAUD, en lui adressant une liste par laquelle il verra d’un côté les chefs de maisons qui se réunissent à l’église vers le Curé GERAUD, et de l’autre, ceux qui se réunissent au Theillot, maison SERVIERE, vers le Curé TOURNEMINE, pour établir et prouver à M. l’Évêque qu’on ne lui en a pas imposé, en lui exposant que le Curé GERAUD réuni la majorité, et de la quête il résulte que sur 320 chefs de maisons dont notre commune est composée, il y en a 227 qui se réunissent à l’église au Curé GERAUD et 93 qui se réunissent au Theillot, vers M. TOURNEMINE ; et je me plais à croire que si l’on prenait le vœu de chacun en particulier de ceux de ce dernier, il y en aurait beaucoup qui ne vont à lui,  que par respect humain, qui le rejetteraient. Ainsi vous voyez maintenant, Citoyen Préfet, de quel côté penche la balance ; il semble qu’il serait plus juste et plus raisonnable d’accorder la préférence à celui qui s’est toujours soumis aux lois, qui n’a inspiré que les sentiments de paix et d’union, et qui a, à juste titre, l’estime et la confiance de la Saine Patrie des habitants plutôt qu’à celui qui n’a que la minorité, et qui au mépris des lois et des intentions du gouvernement, entretien toujours la Division parmi nous, et ne cesse malgré le Concordat, de réunir en maison particulière, où il n’y a pas même de chapelle. Une partie du peuple, qui, sans son opiniâtreté à rester dans cette commune, se serait volontiers réuni à l’église à la majorité dès la publication du Concordat, et cette minorité, qui, dans tout état de chose, doit se soumettre et se ranger à la majorité sans qu’elle ait  à se plaindre. Si elle avait l’imprudence de s’enorgueillir, comme elle ne manquerait peut-être pas de faire, d’avoir triomphé. Jugez, Citoyen Préfet, de ce qui pourrait en résulter. La masse de cette commune est très patriote, elle chéri le nouveau régime, et M. TOURNEMINE a paru trop s’éloigner de l’opinion général de la commune pour qu’il ne put jamais en obtenir la confiance. Je le dis avec franchise, et je dois vous le dire, Citoyen Préfet, je crois que tout prêtre dans le genre de M. TOURNEMINE, ne conviendrait point dans cette commune. Il y a ici beaucoup d’acquéreurs de biens nationaux, et si malheureusement un prêtre allait s’exposer à vouloir tracasser et fatiguer les consciences relativement à la révolution, comme l’on assure que M. TOURNEMINE a déjà fait, il ne ferait aucun fruit, il n’aurait ni confiance, ni estime, ni respect.

Une chose qui a extrêmement  étonné et fatigué la commune, ce qui ne me parait pas dans l’ordre, c’est que ce n’est pas à l’église que sont adressés et publiés les mandements et lettres pastorales de M. l’Évêque, cependant ce n’est que là, qui est le seul lieu, voulut et permis par les lois pour l’exercice du culte, où l’on doit prendre, ensemble la paroisse.

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