Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Saint-Priest-des-Champs Passionnément
Articles récents

Les conscrits de 1900

28 Mars 2015 , Rédigé par jacot63 Publié dans #Grande guerre

Les soldats classe 1900

D’après le tableau de recensement communal des jeunes gens nés

entre le 1er janvier et le 31 décembre 1880

 

Mort pour la France :

 

FAVIER Edouard Antoine Simon, né à Saint-Priest, Gandichoux, le 9 décembre 1880. Fils de Jean, menuisier, et de Marie PHELUT, domiciliés à Gandichoux.

 

Voir sa Fiche


Ils sont revenus :

 

BARGE Xavier, cultivateur et meunier à Saint-Priest, né à La Brousse commune de Biollet le 2 décembre 1880. Habite la Maison BARGE, chemin Saint-Guillaume à Beaumont en 1927. Décédé à Riom le 20 mai 1960. Fils d’Antoine, né à Saint-Priest le 26 décembre 1859 et de Marie SABY, née à Biollet le 28 septembre 1859, mariés à Biollet le 7 novembre 1880, cultivateur à La Brousse, puis à Jouhet en 1882.

 

Soldat. Médaille de la victoire, médaille commémorative de la grande guerre. Matricule 335 au recrutement de Riom. A fait son service militaire au 15ème Régiment de Chasseurs à Cheval de Châlons-sur-Marne à partir du 15 novembre 1901 ; passé dans la disponibilité de l’armée active, le 30 octobre 1904. Mobilisé, le 3 août 1914, au 16ème Régiment d’Artillerie de Campagne de Clermont-Ferrand, sous le matricule 011646 ; passé au 53ème R.A.C., le 12 juin 1915 ; passé au 16ème R.A.C. de Clermont-Ferrand, le 8 janvier 1916 ; passé au 31ème R.A.C. du Mans, le 31 décembre 1916, passé au 22ème R.A.C. de Versailles, le 1er avril 1917. Rentré au dépôt le 8 juillet 1917. Passé au 115ème Régiment d’Artillerie Lourde, le 17 novembre 1917. Parti à l’armée d’Orient, le 10 décembre 1917. Passé au 3ème Régiment d’Artillerie à Pied de Bizerte, le 20 janvier 1918 ; passé au 13ème R.A.C. de Vincennes, le 10 mars 1918.

Contre l’Allemagne, aux armées  du 3 août 1914 au 7 juillet 1917 ; à l’intérieur du 8 juillet 1917 au 9 décembre 1917 ; en Orient du 10 décembre 1917 au 12 février 1919.

 

CANAUD Marien, maçon, né à Villemaine le 14 janvier 1880. Marié à Miremont le 26 juin 1927, avec Elisabeth Félicie ROUGIER. Décédé à Miremont le 3 septembre 1968. Fils de Guillaume, né à Miremont le 6 septembre 1844, et de Marie ROUSSEL, née à Villemaine le 27 avril 1849, mariés à Saint-Priest le 25 janvier 1872, cultivateurs à Villemaine.

 

Soldat de 1ère classe le 17 octobre 1902. Médaille de la Victoire. Matricule 394 au recrutement de Riom. A fait son service militaire au 121ème Régiment d’Infanterie de Montluçon à partir du 15 novembre 1901 ; passé dans la disponibilité de l’armée active, le 18 septembre 1904. Mobilisé, le 16 juin 1915, au 305èmè Régiment d’Infanterie de Riom, sous le matricule 014254 ; passé à la 13ème Section d’Infirmiers Militaires de Vichy ; passé à la 15ème S.I.M. de Marseille, le 7 mars 1917.

En Orient, du 18 mars 1917 au 17 mars 1918.

 

CHASSAGNETTE Jean Léon, né à Lébeaupin le 15 février 1880. Fils de Martin, né à Lébeaupin le 29 décembre 1854, et de Françoise CHANUDET, née à Vergheas le 6 septembre 1848, mariés à Vergheas le 16 février 1879, cultivateurs à Lébeaupin.

 

Soldat de 1ère classe le 4 octobre 1903 ; Caporal le 15 mai 1916. Matricule 401 au recrutement de Riom. A fait son service militaire au 121ème Régiment d’Infanterie de Montluçon à partir du 15 novembre 1901 ; passé dans la disponibilité de l’armée active, le 18 septembre 1904. Mobilisé, le 4 août 1914, au 305ème Régiment d’Infanterie de Riom, sous la matricule 014255.

Intoxiqué par les gaz, le 4 août 1918, certainement vers la Croix Gentin, commune de Vienne-le-Château (51).

Cité à l’ordre du Régiment, n° 90 en date du 10 janvier 1919.

Contre l’Allemagne, du 4 août 1914 au 17 février 1919 ; aux armées du 25 août 1914 au 4 août 1918 ; à l’intérieur du 5 août 1918 au 17 février 1919.

 

FAVIER Joseph François, né au Davideix le 11 juillet 1880. Fils d’Amable, né au Davideix le 21 septembre 1835, veuf en premières noces d’Antoinette GRANDSAIGNE, et de Marie BORDESOULE, née à Charensat le 1er octobre 1851, mariés à Saint-Priest le 19 février 1879, cultivateurs au Davideix.

 

Soldat. Matricule 2087 au recrutement de Riom. Réformé, au conseil de révision, pour faiblesse et tâche sur l’œil gauche. Classé dans les services auxiliaires par le conseil de révision du Puy-de-Dôme dans sa séance du 15 décembre 1914. Mobilisé, le 19 juin 1915, à la 13ème Section d’Infirmiers Militaires de Vichy.

Réformé n° 2 par la commission spéciale de Clermont-Ferrand du 8 novembre 1915.

 

MAIGNOL Jean Lucien, menuisier, né aux Barsses le 12 avril 1880. Fils de Michel, né aux Barsses le 6 novembre 1848, et de Françoise POUMEROL, née aux Barsses le 14 septembre 1849, mariés à Saint-Priest le 12 avril 1874, cultivateurs aux Barsses.

 

Soldat. Matricule 334 au recrutement de Riom. Mobilisé, le 25 février 1915, au 305ème Régiment d’Infanterie de Riom, sous la matricule 015092 ; passé au 175ème R.I., le 28 avril 1915 ; passé au 305e R.I. de Riom ; passé au 104ème R.I. du Mans, le 16 août 1918.

Contre l’Allemagne, du 25 février 1915 au 18 février 1919 ; à l’intérieur du 25 février 1915 au 27 avril 1915 ; aux armées du 28 avril 1915 au 18 février 1919.

 

NÉNOT Antoine Marcel, né à Courtine le 12 avril 1880. Fils de Jean, né à Saint-Gervais le 18 juin 1853, et de Marie CHEFDEVILLE née à Laval le 24 août 1856, mariés à Saint-Priest le 20 février 1879, cultivateurs à Courtine.

 

Caporal-Fourrier le 12 novembre 1914. Matricule 340 au recrutement de Riom. A fait son service militaire au 157ème Régiment d’Infanterie de Lyon à partir du 15 novembre 1901 ; passé dans la disponibilité de l’armée d’active, le 18 septembre 1904. Mobilisé, le 3 août 1914, au 305ème Régiment d’Infanterie de Riom, sous le matricule 0136475 ; passé au 44ème R.I. de Lons-le-Saulnier, 7e Compagnie, le 11 juin 1916.

Intoxiqué par les gaz et œdème de la face, le 7 septembre 1917, à Verdun (55).

Contre l’Allemagne, du 4 août 1914 au 31 janvier 1919.

 

PETIT Jules, menuisier, né aux Barsses le 1er octobre 1880. Marié à Saint-Priest le 29 février 1924, avec Marie BOYER. Fils de Jean Jacques, né à Miremont, Bordessoule, le 12 décembre 1844, et de Marie DUMAZET, née aux Barsses le 30 septembre 1851, mariés à Saint-Priest le 4 mars 1876, cultivateurs aux Barsses.

 

Soldat de 1ère classe le 1er novembre 1902. Matricule 332 au recrutement de Riom. A fait son service militaire à la 25ème Section d’Infirmiers Militaires de Tunis à partir du 17 novembre 1901 ; passé dans la disponibilité de l’armée active, le 17 octobre 1904. Mobilisé, le 2 août 1914, à la 13ème section d’Infirmiers militaires de Vichy, groupe de brancardiers, sous le matricule 03734 ; passé à la 3ème S.I.M. de Vernon, le 19 décembre 1918.

En Tunisie, du 18 novembre 1901 au 19 octobre 1904.

Contre l’Allemagne, du 4 août 1914 au 5 février 1919 (aux armées).

 

TAILHARDAT Alfred Léon, charron, né à Charensat le 16 mars 1880. Habitait Saint-Priest en 1900 et était de retour à Charensat en mai 1903. Décédé à Charensat le 29 décembre 1961. Fils de Michel, né à Bussière le 9 novembre 1839, veuf de Marie ROUCHEROL, décédée à Charensat le 5 février 1876, et de Marie GUERY, née à Charensat le 11 juin 1848, mariés à Charensat le 30 janvier 1879, cultivateurs aux Collanges.

 

Sapeur-mineur. Matricule 357 au recrutement de Riom. A fait son service militaire au 7ème Régiment du Génie de Besançon à partir du 14 novembre 1901 ; passé dans la disponibilité de l’armée active, le 20 septembre 1902. Mobilisé le 4 août 1914 au 4ème Régiment du Génie de Versailles ; passé au 6ème R.G. de Verdun, le 19 septembre 1914.

Contre l’Allemagne, du 4 août 1914 au 22 février 1919.


Réformés :

 

BOUCHARDON Pierre, né le 10 avril 1880, réformé pour faiblesse

FAURE François, né le 25 septembre 1880, réformé pour infirmité

LELION Pierre, né le 21 février 1880, pieds bots conseil de révision à Lyon

MAZERON Hippolyte, né le 1er novembre 1880, réformé

PAYRARD Jean, né le 7 septembre 1880, réformé


 

N’habitaient plus la commune en 1900 :

 

LAGUET Martin Eugène, né à Barghon le 9 décembre 1880. Fils de Gervais, appelé aussi Jean, Né à Saint-Gervais le 11 juillet 1837, et de Marguerite AMOUROUX, née à Sainte-Christine le 27 juillet 1846, mariés à Sainte-Christine le 22 janvier 1870, cultivateurs aux Moines de Saint-Gervais, cultivateurs-colons à Barghon ; puis à Condat, puis à Dontreix.

 

Voir sa Fiche

 

LHERITIER Louis Joseph, né à la Carte le 31 mars 1880. 4ème enfant de Gilbert, né à Saint-Gervais le 19 juillet 1845, et de Françoise LELION, née à La Carte le 16 juin 18444, mariés à Saint-Priest le 8 février 1873, cultivateurs à la Carte, puis à Saint-Gervais après 1880.

 

Voir sa Fiche

 

Lire la suite
Publicité

Le Davideix en 1834

15 Mars 2015 , Rédigé par jacot63 Publié dans #Naître Vivre Mourir

Le Davideix en 1834
Lire la suite

DUMAZET Paul Lucien, le 10ème Mort pour la France

11 Mars 2015 , Rédigé par jacot63 Publié dans #Grande guerre

DUMAZET Paul Lucien, est né aux Barsses, le 31 mai 1892. Jumeau, il est le 4ème enfant vivant de Jean dit Lucien et de Marie Philomène FOURNIER, cultivateurs aux Barsses.

Incorporé à compter du 9 octobre, il est arrivé au 170ème Régiment d’Infanterie, 14ème Cie, le 10 octobre 1913, sous le matricule 3000.

 

A la mobilisation le 170ème Régiment d’Infanterie fait partie de la garnison de défense de la Place d’Épinal. Le 9 septembre, il relève le 13ème Corps d’Armée sur le front des Vosges.

A partir du 15 décembre 1914, il se retrouve en première ligne dans les secteurs de Berry et de Sacy en compagnie du 54ème Régiment d’Infanterie Territoriale.

Les violents combats qui se déroulent à Soissons et à Crouy provoquent une certaine agitation sur tout le reste du front et bien sûr sur le front du 170ème. Chaque jour amène quelque incident. De part et d’autre, les fronts s’énervaient et l’action s’étendant, gagnait les fronts voisins. L’artillerie s’en mêlait, tirant de toutes ses pièces.

C’est au cours de ces opérations aux tranchées au Nord de Berry, que Paul Lucien fut mortellement blessé le 4 février 1915.

Position du 170ème Régiment d'Infanterie à compter du 15 décembre 1914

Position du 170ème Régiment d'Infanterie à compter du 15 décembre 1914

Lire la suite

Mobilisés en mars 1915

4 Mars 2015 , Rédigé par jacot63 Publié dans #Grande guerre

AUBIGNAT François, de Lacost, mobilisé, le 30 mars 1915, au Groupe Territorial du 16e Régiment d’Artillerie.

BARSSE Jean-Marie, du Bourg, mobilisé, le 10 mars 1915, au 97e Régiment d’Infanterie Territoriale.

BASSET Félix Mathieu, du Pradeix, mobilisé, le 18 mars 1915, au Groupe Territorial du 16e Régiment d’Artillerie.

BOUDOL François Léon, de Grandsaigne, mobilisé, le 1er mars 1915, au 97e Régiment d’Infanterie Territoriale.

BOUDOL Robert Annet, de Grandsaigne, mobilisé, le 5 mars 1915, au 97e Régiment d’Infanterie Territoriale.

CANAUD François, de Villemaine, mobilisé, le 3 mars 1915, au 97e Régiment d’Infanterie Territoriale.

CHANUT Jean Arthème, de Courtine, mobilisé, le 1er mars 1915, au 97e Régiment d’Infanterie Territoriale.

CLUZEL Michel Auguste, des Barsses, mobilisé, le 3 mars 1915, au 97e Régiment d’Infanterie Territoriale.

DENIS Jean-Michel, de Beaufessoux-le-Petit, mobilisé, le 29 mars 1915, au 97e Régiment d’Infanterie Territoriale.

DESCOTEIX Michel, de Beaufessoux le Petit, mobilisé, le 11 mars 1915, au 47e Régiment d’Infanterie Territoriale.

FAURE Michel Annet, de Villemaine, mobilisé, le 19 mars 1915, au 97e Régiment d’Infanterie Territoriale.

FAVIER Jean, du Creix, mobilisé, le 18 mars 1915, au Groupe Territorial du 16e Régiment d’Artillerie.

FOURNON Hippolyte, du Bladeix, mobilisé, le 6 mars 1915, au 97e Régiment d’Artillerie Territoriale.

GILLET Auguste Michel, de Perol, mobilisé, le 18 mars 1915, au 10e Régiment Territorial d’Artillerie à Pied.

GILLET Jean Félix Régis, de Perol, mobilisé, le 5 mars 1915, au 97e Régiment d’Infanterie Territoriale.

GIRAUD Amable, de Mazeron, mobilisé, le 5 mars 1915, au 97e Régiment d’Infanterie Territoriale.

GRAND Jean Émile, des Barsses, mobilisé, le 3 mars 1915, au 97e Régiment d’Infanterie Territoriale.

FAURE Laurent François, de Lamothe, mobilisé, le 10 mars 1915, au 97e Régiment d’Infanterie Territoriale.

MAZERON François Joseph, mobilisé le 3 mars 1915 au 97e Régiment d’Infanterie Territoriale.

PAILHOUX François Xavier, du Bladeix, mobilisé, le 29 mars 1915, à la 13e Section d’Infirmiers Militaires.

PANOUILLERE Jean, de Courtine, mobilisé, le 30 mars 1915, au Groupe Territorial du 16e Régiment d’Artillerie.

PEROL Marien Martin, de Lacost, mobilisé, le 29 mars 1915, au 97e Régiment d’Infanterie Territoriale.

PHELUT Bonnet Alexis, mobilisé le 16 mars 1915 au 97e Régiment d’Infanterie Territoriale.

RANCE Jean Joseph Prosper, de Perol, mobilisé, le 29 mars 1915, au Groupe Territorial du 36e Régiment d’Artillerie.

VERNERET François, du Vernadel, mobilisé, le 8 mars 1915, aux Services Auxiliaires du 97e Régiment d’Infanterie Territoriale.

Lire la suite
Publicité

Demande du maintien du maréchal-ferrant

26 Février 2015 , Rédigé par jacot63 Publié dans #Grande guerre

Délibération du Conseil municipal du 10 octobre 1915.

 

Maintien d’un maréchal-ferrant dans la commune pour le service de l’agriculture. Que la mobilisation de M. MARTIN Joseph, du service auxiliaire, maréchal-ferrant-ajusteur dans la commune, met toute la population agricole dans une triste situation. M. MARTIN est en effet le seul maréchal-ferrant qui existe dans la contrée. Il est donc indispensable à toute la commune pour l’ajustage et la réparation des machines et instruments employés en agriculture. Son départ cause un grand préjudice à la vie agricole de toute la commune qui de ce fait se trouvera ralentie.

 

Délibération du Conseil municipal du 5 mars 1916.

 

Monsieur le président expose qu’il a également reçu des réclamations de ses administrés qui se plaignent de ne pouvoir faire réparer les instruments aratoires dont ils ont besoin pour le service de la culture. En effet, depuis la mobilisation de M. MARTIN Joseph de la classe 1896, du service auxiliaire, le seul maréchal-ferrant qui existât dans la commune. Sa présence était indispensable à toute la commune pour l’ajustage et la réparation des machines et instruments employés en agriculture. La vie agricole en est ralentie. M. le Maire pense qu’il est urgent que le ci-dessus nommé soit mis en sursis d’appel dans la commune, le plus tôt possible, surtout à l’époque des semailles de printemps. Les propriétaires de chevaux sont dans l’impossibilité de faire ferrer leurs bêtes, ou obligés d’aller au chef-lieu de canton, ce qui est préjudiciable à leurs intérêts et aux intérêts généraux.

 

La demande sera acceptée par l’autorité militaire, puisque M. MARTIN Joseph sera mis en sursis d’appel à compter du 31 mai 1916 et jusqu’à la fin de la guerre.

 

Archives municipales en mairie de Saint-Priest-des-Champs

Lire la suite

Jugement du crime de Saint-Gervais

16 Février 2015 , Rédigé par jacot63 Publié dans #Près de chez vous

Cour d’Assises du Puy-de-Dôme

Audience du 24 janvier

M. le conseiller Alheine préside, assisté de MM. les conseillers Jutier et Bétille

Le meurtre de Saint-Gervais

François-Joseph Moitry, âgé de 66 ans, réfugié de Meurthe-et-Moselle, est accusé d’avoir, au domaine de la Villatelle, commune de Saint-Gervais-d’Auvergne, tué à coups de fourche un domestique de ferme qui travaillait habituellement avec lui, Michel Tabarant, âgé de 56 ans, originaire de la Creuse.

La scène du drame

C’était le 5 décembre dernier, vers 4 heures et demie du soir. M. Bonnet, domestique au domaine de la Villatelle, passant près d’une écurie de la ferme où travaillaient Moitry et Tabarant, aperçut celui-ci, étendu sur le dos, devant la porte. Moitry frappait son adversaire avec une fourche.

Il ne faut pas le tuer ! s’écria Bonnet. Moitry abandonna alors sa victime et rentra dans la maison.

Tabarant expira une heure et demie après sans avoir repris connaissance.

L’autopsie a démontré que la mort de Tabarant était due à deux blessures produites par les dents d’une fourche maniée avec violence qui avait défoncé le fond des orbites, pénétré dans le crâne et déchiré les méninges. La victime avait, en outre, à la tête, huit autres blessures assez profondes, résultant de coups portés avec le même instrument. De plus, les paupières droites étaient le siège d’une large ecchymose, et l’expert a relevé sur la face dorsale du bras gauche une plaie contuse non pénétrante, occasionnée probablement par un geste de Tabarant pour parer les coups que lui assénait François-Joseph Moitry.

La plupart des coups ont été portés d’arrière en avant et de gauche à droite.

Un alcoolique

François-Joseph Moitry, que l’on nous présente comme un homme violent, irascible, méchant, se montre à l’audience, humble, timide et doux. Maigre, sec, les bras ballants, la tête penchée, le dos voûté, l’accusé parle d’une voix triste, nasillarde, comme si quelque mirliton s’était égaré dans ses fosses nasales ; on comprend difficilement ce qu’il raconte car il lui manque presque toutes les dents, ce qui donne l’impression d’un bafouillage continu, toutes les fois qu’il essaie de donner des explications.

Moitry est né le 21 juillet 1849 à Cosnes (Meurthe-et-Moselle). Il habitait à Longwy au moment de l’invasion ; et, avec beaucoup de ses compatriotes, il quitta brusquement le pays ravagé par les hordes ennemies. Le maire lui avait délivré, au moment de son départ, un certificat de bonne vie et mœurs. Au mois de mai 1915, il fut placé, par les soins de la préfecture du Puy-de-Dôme, aux Ancizes comme ouvrier agricole, puis, quelques semaines après, Mme Revon, propriétaire du domaine de la Villatelle, le recueillait et le chargeait de soigner les bestiaux.

M. le Président indique que, d’après les renseignements recueillis, Moitry avait des habitudes d’intempérance.

D. – Comme réfugié, vous touchiez une allocation de 1 fr. 25 par jour. Dès que, chaque semaine, vous receviez votre argent, vous vous empressiez de le dépenser dans les auberges.

R. – Ce n’est pas exact. Je buvais mais pas comme on l’a dit !

D. – Non seulement vous buviez au cabaret, mais vous buviez aussi au domaine. Certains témoins, entendus au cours de l’information, ont déclaré que vous aviez toujours une bouteille d’eau-de-vie de marc, sous votre traversin.

R. – C’est pour quand j’avais mal à l’estomac.

François-Joseph Moitry porte ses deux mains sur sa poitrine comme s’il éprouvait subitement des douleurs stomacales.

D. – Le 5 décembre, ayant touché à Saint-Gervais le montant de votre allocation vous êtes rentré ivre au domaine de la Villatelle.

R. – Il m’en faut pas beaucoup pour me griser !...

L’accusé aurait été provoqué

M. le président en arrive à la scène du meurtre.

François Joseph Moitry déclare que s’il a frappé Tabarant avec une fourche, c’est qu’il a été provoqué.

D – Vous viviez en mauvaise intelligence avec Tabarant ?

R – Oh ! Je ne lui en voulais pas plus que ça, malgré les misères qu’il me faisait.

D – Avant la scène sanglante, vous avez eu une discussion avec lui ?

R – Non ! Tabarant est venu chez moi et m’a frappé à coups de bâton, sur la tête, à l’épaule et au poignet droit.

D – Le médecin qui vous a examiné a constaté, en effet, que vous aviez été frappé, mais il est impossible de savoir exactement dans quelles conditions.

R – Tabarant a voulu m’assommer. Je me suis défendu en le poussant un peu avec ma fourche.

D – Vous n’avez manifesté aucun repentir d’avoir tué votre adversaire ?

R – J’ai beaucoup de repentir maintenant ! Je suis un homme inconsolable.

Moitry dit ces mots avec un désespoir comique qui provoque quelques rires dans l’assistance.

Les témoins

M. le docteur Chabanet, médecin légiste, fait part de ses constatations. La mort de Tabarant est due, surtout, à une hémorragie dans le cerveau. Il ajoute que Moitry a été frappé avec une grande vigueur par la victime. Sa déposition est favorable à l’accusé dont elle justifie les explications.

M. Bonnet, un vieillard de 72 ans, raconte « qu’il a vu Moitry tricoter avec la fourche sur la figure de Tabarant, qu’il a appelé au secours… et qu’il ne sait pas autre chose ».

D – Moitry s’enivrait souvent ?

R – Cela lui arrivait quelquefois, mais, moi, je ne vois pas bien clair… alors !

D – Vous avez entendu l’accusé dire après la scène : « Je l’ai bien réglé ! »

R – Oh ! Il l’a peut-être dit, mais peut-être aussi qu’il ne l’a pas dit… Je suis dur d’oreilles… Alors… (Rires)

M. Aubignat, gérant du domaine de la Villatelle, est arrivé quand tout était fini.

Moitry était ivre : Comme M. Aubignat lui faisait des reproches, l’accusé déclara : « Je vous ai bien débarrassé ! »

M. Bardot Jean, domestique, ne nous apprend rien de nouveau.

Réquisitoire, plaidoirie et verdict

M. Giocanti, avocat général, prononce un réquisitoire modéré, mais, tout en admettant en partie le système de défense de l’accusé, il réclame une condamnation contre Moitry.

M. Boudet plaide avec chaleur et émotion.

Sur le verdict négatif du jury, la Cour prononce l’acquittement de François-Joseph Moitry.

Le Moniteur du Puy-de-Dôme – 25 janvier 1916

Lire la suite

Mobilisés en février 1915

11 Février 2015 , Rédigé par jacot63 Publié dans #Grande guerre

AUBIGNAT Charles Philippe, de Lacost, mobilisé, le 19 février 1915, au 13e Bataillon de Chasseurs à Pied.

DANIEL Pierre Annet Sylvain, de Gandichoux, mobilisé, le 15 février 1915, au 38e Régiment d’Infanterie.

FAURE Eugène Jean, de Retailhat, mobilisé le 15 février 1915, au 92e Régiment d’Infanterie.

FAURE Pierre, de Retailhat, mobilisé, le 15 février 1915, au 105e Régiment d’Infanterie (27e Cie).

GILLET Annet Jean, de Lamazière, mobilisé, le 15 février 1915, au 16e Régiment d’Infanterie.

GUILHEN Albert Ferdinand, du Bourg, mobilisé, le 18 février 1915, au 16e Régiment d’Artillerie de Campagne.

LAMADON Jean Marie Alphonse, de La Sauvolle, mobilisé, le 17 février 1915, au 92e régiment d’Infanterie.

MAIGNOL Jean Lucien, des Barsses, mobilisé, le 25 février 1915, au 305ème Régiment d’Infanterie de Riom.

MAZERON Martin François, du Bladeix, mobilisé, le 16 février 1915, au 16e Régiment d’Infanterie.

PANOULLIERE Stéphane Eugène, de Laval, mobilisé, le 18 février 1915, au 105e Régiment d’Infanterie.

PEROL Gilbert Auguste, de Gandichoux, mobilisé, le 10 février 1915, au Groupe Territorial du 16e Régiment d’Artillerie.

PEROL Jean Philippe, de Lascot, mobilisé, le 21 février 1915, au 53e Régiment d’Artillerie de Campagne.

PEROL Pierre Eugène, de Perol, mobilisé, le 17 février 1915, au 4e Régiment du Génie.

PHELUT François Martin, de Lacost, mobilisé, le 18 février 1915, au 105e Régiment d’Infanterie.

TAYTARD François, de Gandichoux, mobilisé, le 12 février 1915, au 13e Escadron Territorial du Train et des Equipages Militaires.

Lire la suite

Beaufessoux-le-Petit en 1834

4 Février 2015 , Rédigé par jacot63 Publié dans #Naître Vivre Mourir

Beaufessoux-le-Petit en 1834
Beaufessoux-le-Petit en 1834
Lire la suite
Publicité

LAMADON Augustin Henri Jean, le 9ème Mort

28 Janvier 2015 , Rédigé par jacot63 Publié dans #Grande guerre

LAMADON Augustin Henri Jean, est né au Bladeix, le 20 février 1891. Il est le premier enfant du couple Antoine Henri Léon LAMADON et de Marie BÉRAUD, cultivateurs au Bladeix.

Il est incorporé, le 1er octobre 1912, au 30e Régiment de Dragons de Saint-Étienne, escadron à pied, sous le matricule 05286.

Le 18 septembre, il n'est plus question d'obtenir la décision sur l'AISNE. Repoussées sur la MARNE, les Armées ennemies contenues par les Armées Françaises, entreprennent cette large chevauchée qui portera le nom de "Course à la Mer".

La Cavalerie, par sa rapidité d'action est chargée de l'exécution de ce mouvement stratégique ; ce sera de contenir l'ennemi et l'empêcher coûte que coûte de progresser.

Afin de permettre l'entrée en ligne de l'Infanterie amenée en chemin de fer aussi rapidement que le permettent les voies démolies, la Cavalerie, sans un jour de répit, accrochant les masses ennemies, les contenant et les refoulant en certains points, marchera vers le Nord jusqu'au moment où la stabilisation permettra l'engagement de la bataille de l'YSER.

Le 30 septembre, le Régiment embarque à ÉPERNAY pour une destination inconnue. Le lendemain, le 30ème Dragons débarquait à ARRAS sous le feu de quelques canons à longue portée tirant sur la gare.

Jusqu'au 8 octobre, le Régiment va participer à l'offensive de la Xème Armée, il faut protéger le front plus au Nord

Le 19 octobre, commence la bataille de l'YSER où devant le courage des Troupes Alliées, devaient s'épuiser les Armées allemandes

Pendant quatre jours, la 4ème Brigade de Dragons, laissant ses chevaux à l'arrière, va tenir le canal de l'YSER.

La Cavalerie est épuisée, sa tâche est remplie, elle s'est sacrifiée. Les chevaux ne tiennent plus debout, les hommes sont exténués.

Au début du mois de décembre, le Régiment se porte dans la région de RUBROUCK, d'où partiront régulièrement ses Escadrons pied à terre aux Tranchées.

Dès les premiers jours de 1915 la Section de Mitrailleuses du Régiment est envoyée aux Tranchées de NIEUPORT. Elle participe à l'attaque de la GRANDE DUNE, le 28 Janvier, renforçant les Zouaves et Tirailleurs. C’est dans cette attaque que notre soldat est enseveli dans une tranchée.

Lire la suite

Lébeaupin et Beaufessoux-le-Grand en 1834

21 Janvier 2015 , Rédigé par jacot63 Publié dans #Naître Vivre Mourir

Lébeaupin et Beaufessoux-le-Grand en 1834
Lébeaupin et Beaufessoux-le-Grand en 1834
Lire la suite