Quelques nouvelles en journaux
16 Mars 2026 , Rédigé par jacot63 Publié dans #Histoire en journaux
Violent orage sur la commune
Le 25 août 1884, vers 7 heures du soir, l’orage qui a régné sur une partie de notre arrondissement, s’abattait sur la commune de Saint-Priest-des-Champs.
Au village de Lamazière, la foudre a atteint une fille de 21 ans, Marie Phelut[1], qui se trouvait au milieu de sa famille dans le domicile commun. La mort a été instantanée.
Au chef-lieu de la commune, le feu du ciel a allumé un incendie dans la maison du sieur Gervais Perol. Les époux Perol, qui se trouvaient chez eux, n’ont eu aucun mal. L’incendie a détruit la maison d’habitation, ainsi qu’une grange et une écurie. Les pertes sont évaluées à 3.950 francs. Rien n’était assuré.
Riom Journal du 31 août 1884
Disparition
Dans la soirée de lundi dernier, un incendie a éclaté à Visignol, commune de Saint-Priest-des-Champs.
Deux maisons, plusieurs bâtiments, le mobilier, le linge, ont été détruits. Dix-huit moutons ont péri dans l’incendie. Rien n’était assuré.
La propriétaire de l’un des immeubles incendiés a disparu et l’on ignore ce qu’elle est devenue. On croit, cependant, qu’elle n’a pas trouvé la mort dans les flammes et il court à ce sujet les bruits les plus graves. L’incendie assure-t-on, serait dû à la malveillance.
La femme qui a disparu se nomme Marie Arbitre. Le propriétaire de l’autre immeuble est M. Pierre Mazeron.
La perte est évaluée à 4.000 francs.
Le Petit-Clermontois du 9 juin 1886
Procès-verbal bien mérité
Vendredi dernier, un feu de cheminée s’était déclaré au chef-lieu de la commune de Saint-Priest-des-Champs. Pendant qu’on s’occupait à le combattre, le sonneur-sacristain de la paroisse, un sieur B. a trouvé fort plaisant de prendre un seau et de jeter l’eau glacée qu’il contenait au visage d’un vieillard qui se trouvait près de lui. Le vieillard y a gagné une bronchite qui l’a forcé à s’aliter.
La gendarmerie a dressé un procès-verbal. Ce procès-verbal ne doit pas rester lettre morte ; le sieur B. n’en est pas à sa première plaisanterie de ce genre et il mérite une correction.
Le Petit-Clermontois du 27 janvier 1888
Bataille d’ivrognes
Encore une bataille entre ivrognes qui a failli avoir, et pour ses héros et pour plusieurs autres personnes de graves conséquences.
Elle s’est produite à Saint-Priest-des-Champs, canton de Saint-Gervais. Un canton très favorisé sous ce rapport. Nos comptes-rendus du tribunal correctionnel de Riom où il est très régulièrement représenté dans les affaires de coups et blessures, en font foi.
Les nommés B. et M., ouvriers terrassiers au service de l’entrepreneur chargé de la construction de la route de Pionsat à Clermont, avaient passé la journée de lundi à boire ensemble dans une auberge de Saint-Priest. Toute la paye, faite le matin, y avait passé, si bien que vers 8 heures du soir, moment où ils se décidèrent à quitter l’auberge, B. et M. étaient, à eux deux, ivres comme une demi-douzaine de Polonais.
A peine étaient-ils dans la rue qu’ils se prirent de querelle. B. soutenait qu’il était très fort ; M. répondit qu’il se chargeait néanmoins de le casser en deux. Là-dessus le « viens y voir ».
D’abord relativement courtoise, elle dégénéra bientôt en véritable bataille. M. qui avait eu tort de se vanter, reçut une volée formidable et le visage horriblement meurtri, dut prendre la fuite. B., furieux, rentra dans l’auberge, y prit une bouteille, puis se mit à la poursuite de son adversaire.
A ce moment, la famille du percepteur de Saint-Priest-des6champ, M. Vergès, rentait chez elle, de retour d’une courte promenade. Elle se trouvait sur le chemin de M. ; celui-ci courait avec une telle rapidité qu’elle n’eut pas le temps de se garer. Mme Vergès, atteinte par l’ivrogne, fut projetée à plusieurs mètres de distance. Dans sa chute, indépendamment des contusions produites par ce formidable choc, elle s’est fait des blessures, heureusement sans gravité bien grande.
Pour comble d’infortune, B. lança au même instant contre M. la bouteille dont il s’était armé à l’auberge. Elle vint se briser aux pieds de M. Vergès et failli le blessé grièvement.
Les deux ivrognes continuèrent alors leur course. B. ne put atteindre M. ; ça é té fort heureux pour ce dernier, car son adversaire, exaspéré, lui aurait certainement fait un mauvais parti.
La gendarmerie, prévenue, a dressé procès-verbal et ouvert une enquête. B. et M ; figureront probablement au rôle de la prochaine audience correctionnelle.
Le Petit-Clermontois du 7 avril 1888
[1] Fille de François Phelut et de Marie Mazeron.
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