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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 11:41

Saint-Priest le 15 mai 1837

 

M. le Sous-préfet,

 

La commune de Saint-Priest-des-Champs a pour demeurant un ecclésiastique vénérable pour son âge et qui a su se concilier, par son zèle, sa charité et ses vertus, le respect et l’estime de tous ses paroissiens. Craignant de ne pouvoir remplir seul les pieux devoirs qui lui sont imposés M. le curé a désiré un vicaire. Mais ce jeune prêtre est bien loin d’inciter l’exemple et de suivre les conseils de celui auquel il doit cependant respect et soumission, ses actes sont aussi agressifs que ceux de M. le curé sont bienveillants, sa conduite publique et privée aussi scandaleuse que celle de M. le curé est édifiante.

Voici quelques-uns de ces faits :

1°) Des personnes pieuses, les demoiselles Molle, Cluzel et Vergniol, avaient obtenu de M. le curé, moyennant rétribution, la permission de placer un banc dans l’église ;  le vicaire voulant détruire ce banc l’a brisé à plusieurs reprises, malgré les exhortations et les justes remontrances de M. le curé ; j’ai été présent à une de ces scènes fâcheuses, je me suis alors vainement joint à M. le curé pour faire cesser ce scandale, le vicaire Cosson revêtu de son surplis n’en a pas moins continué son œuvre de destruction.

2°) Un chœur de chanteuses a été formé dans notre église, mais la division s’est bientôt glissée parmi les jeunes filles qui le composaient. Au nombre de ces chanteuses était une fille naturelle dénommée Quitonne que sa mauvaise conduite avait fait expulser de chez M. le curé où elle était domestique. Cette fille est devenue la protégée de M. le vicaire qui va journellement chez elle et même pendant la nuit, aussi la Quitonne est-elle la chanteuse en titre de la paroisse, et de prédilection de M. le vicaire.

3°) Cet ecclésiastique oubli son caractère et ses devoirs jusqu’au point de se rendre dans les veillées où la réunion de jeunes personnes des deux sexes excite une espèce de licence que M. le vicaire est loin de réprimer.

4°) Il y a à Saint-Priest un instituteur primaire auquel on peut adresser de justes reproches, cependant M. le vicaire voit cet homme dans l’intimité, va souvent chez lui, s’assoit à sa table avec de jeunes filles et ne s’y fait pas remarquer pour sa tempérance et son ton de réserve.

Bien malheureusement pour M. le vicaire, et encore plus pour le caractère dont il revêtu, ces faits sont devenus publics, il est le jouet des enfants qui le poursuivent de leurs cris ; les jeunes gens le tournent en ridicule, les personnes honnêtes et sensées le méprisent et s’éloignent de lui.

Une manifestation assez publique de l’opinion du pays sur le compte de M. le vicaire a eu lieu, le jour du mardi gras, à Saint-Priest-des-Champs, cinq jeunes gens s’étaient travestis et masqués ; l’un deux couvert d’une mauvaise chemise d’homme dont il avait retroussé les manches, et coiffé d’un vieux chapeau auquel il s’était efforcé de donner la forme d’un bonnet carré, gesticulait de son mieux et tachait d’imiter M. le vicaire cassant les bancs à l’église, malgré les prières et l’opposition formelle de M. le curé et de M. le maire. Cette caricature de mauvais goût excita beaucoup de rires ; peut-être donna-t-elle à quelques plaisanteries sur le compte de M. le vicaire, mais au moins est-il certain que l’ordre ne fut pas troublé et que les personnes et les propriétés n’eurent à souffrir aucune attaque ; j’étais alors chez moi au sein de ma famille et je puis affirmer que je n’entendis rien dire qui peut exciter une sollicitude.

Cependant une lettre ou note insérée dans la Gazette d’Auvergne (n° 15 et sous la date du 22 février 1837), apprenait qu’à Saint-Priest, « l’habit sacerdotal avait été trainé dans la boue, la carmagnole dansée, le chant du départ chanté, plusieurs vols tentés ou commis, des cadenas forcés, des portes brisées, etc… et qu’au milieu de tout un diocèse l’autorité locale est restée neutre, ce qui nous ferait présumer qu’elle avait consenti à ces succès qui nous rappellent 93. Ce soupçon nous parait d’autant mieux fondé, que quelques jours auparavant et notamment le 21 janvier on avait vu notre digne maire courir les veillées à la tête des masques. Ö tempora. Ö mores. »

Je ne connus cet article que par les lettres qui me furent successivement adressées par M. le Procureur du Roi et M. le Juge de paix. Je me hâtai de prendre les informations les plus minutieuses, et m’étant rendu certain qu’il n’y avait ni plaignant, ni délits à réprimer, je dus tranquilliser l’autorité et faire insérer dans la Gazette une réponse à l’article calomnieux que je vous ai signalé.

Voici, Monsieur le Sous-préfet, les faits que je devais vous faire connaitre, ils doivent vous convaincre que le vicaire Cosson n’est pas propre à faire le bien dans la paroisse et qu’il ne peut que nuire à l’heureuse influence que M. le curé y a exercée jusqu’à ce jour.

La lettre qui a été insérée dans la Gazette ne peut qu’avoir rendu plus vive la juste réprobation qui poursuit cet ecclésiastique. L’opinion publique le signale comme l’auteur de cet article calomnieux qui contient des imputations tellement graves et odieuses qu’il n’est pas étonnant que celui qui les a inventées soit aujourd’hui pour toutes les personnes honnêtes de St-Priest un objet de mépris et d’indignation.

C’est vainement que le vicaire Cosson voudrait désavouer cet écrit, il ne pourrait convaincre personne. Aucun habitant du pays, autre que lui, n’était en état d’inventer autant de calomnies et de les formuler en libellé ; personne, autre que le vicaire Cosson, n’avait intérêt à faire insérer dans la Gazette une production aussi dégoutante…..l’Opinion publique le signalait comme un prêtre peu édifiant ; le fait scandaleux des bancs brisés à l’église, rapproché à la scène du carnaval qui avait pour objet d’en faire la caricature vivante, désignait assez l’auteur de l’article. Enfin, M. le curé lui-même est obligé de reconnaitre que son vicaire est l’inventeur et le rédacteur de ce petit chef-d’œuvre de mensonges. Il me l’a dit à moi-même en m’expliquant que si mon nom avait figuré dans ce dégoutant article, c’était parce que je m’étais réuni à lui (M. le curé) pour empêcher de briser les bancs placés dans l’église. Au reste, je ne doute pas que M. le curé interrogé convenablement et avec le ménagement que sa position commande, ne rende hommage à la vérité tant sur ce dernier fait que sur ceux que j’ai déjà cités.

Je sais, M. le Sous-préfet, d’avoir attiré votre attention sur une conduite aussi blâmable, c’est vous avoir fait sentir la nécessité de provoquer le changement du vicaire Cosson. Trop malheureusement ce vicaire s’est mis dans l’impossibilité de faire aucun bien, sa conduite privée attire le mépris sur lui ; sa violence et son caractère irascible dans l’exercice du Saint ministère scandalisent ou irritent les paroissiens. La diffamation qu’il s’est permis contre les habitants de Saint-Priest-des-Champs, rendent tous bons rapports impossibles. Je crois donc remplir un devoir de bon administrateur en vous priant de faire tous vos efforts pour obtenir le changement d’un homme qui ne peut que nuire à la religion et être un obstacle à l’ordre.

J’ai l’honneur

Signé Baisle, maire.

Archives Départementales 2 V 34

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 11:34

Inauguration du Monument aux Morts le 3 avril 1921

 

 

La commune de Saint-Priest-des-Champs a inauguré, dimanche dernier (3 avril), le monument élevé par souscription publique à la mémoire de ses enfants « morts pour la France ».

Ce monument, en pierre de Villebois, est constitué par une pyramide surmontée d’un coq en bronze, du plus gracieux effet. Il est l’œuvre de M. Clermont, l’architecte de la Préfecture. Aux quatre coins, des obus de gros calibre ; tout autour, une grille en fer forgée, gracieusement offerte par la Compagnie des mines de Houille de Saint-Gervais, le complète de la façon la plus heureuse.

La fête, favorisée par un temps splendide, a été très réussie.

La place et les rues étaient magnifiquement décorées ; les maisons étaient pavoisées de drapeaux tricolores. Partout des banderoles avec des inscriptions en l’honneur de nos glorieux morts.

A dix heures, le cortège s’est formé à la Mairie, pour se rendre à l’église. En tête, marchaient trois pupilles de la nation, portant des gerbes de fleurs, puis les enfants des écoles, conduits par leurs maîtres et maîtresses ; les combattants, dont le drapeau était porté par un glorieux mutilé ; les Prévoyants de l’Avenir, les membres du Syndicat agricole, les familles des morts, le Conseil municipal au complet et la foule accourue de tous les environs.

Pendant la messe, M. le curé a rendu un hommage ému à tous les enfants de la commune tombés au champ d’honneur. A la suite de la messe, le cortège s’est reformé et s’est rendu au pied du monument.

Après la récitation de « l’hymne aux morts » de Victor Hugo par les enfants des écoles, M. Nénot, maire, a pris la parole, il a remercié les généreux souscripteurs qui ont permis à la commune d’élever un monument digne de ses glorieux morts. Après avoir fait l’appel des 49 enfants de la commune morts pour la France, il a rendu à tous ces héros un suprême hommage de reconnaissance.

M. Bascoulergue, conseiller d’arrondissement, a débité une ode, fort bien tournée, en l’honneur du Coq gaulois qui se dresse fièrement sur le monument.

M. Pourtier, conseiller général, a su dire ce que furent ces héroïques soldats et a adressé à leurs familles l’expression de la douloureuse sympathie de l’assistance.

M. Caillot, en qualité de président de la section des anciens combattants ; M. le capitaine Thomas, comme enfant du pays, ont successivement pris la parole.

M. Varenne, député, a rappelé les horreurs de la guerre et a souhaité que le sacrifice de tant de braves soit le commencement d’une ère nouvelle de paix.

M. Chalvignac, au nom des familles éprouvées, a remercié l’assistance de ces marques de précieuse sympathie.

Un banquet de 130 couverts, servi par M. Denis, maître d’hôtel, a clôturé cette fête.

Au dessert, M. le Maire a remercié tous les invités et les organisateurs de cette belle cérémonie.

Une illumination très réussie du monument a marqué la fin de cette journée.

Les habitants de Saint-Priest-des-Champs conserveront longtemps le souvenir de cette simple, mais grande manifestation en l’honneur de nos vaillants défenseurs, morts pour la France.

Le Moniteur du Puy-de-Dôme – Archives départementales – 5 BIB 3/81 - Journal du 7 avril 1921.

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 09:20

Le soldat Joseph Dubreuil.

Dimanche dernier, une touchante cérémonie a eu lieu à la mairie de Saint-Priest-des-Champs, qui était ornée de drapeaux. Le lieutenant de gendarmerie de Saint-Gervais a remis la Médaille militaire et la Croix de guerre au soldat Joseph Dubreuil de la classe 1915, incorporé au 322e de ligne, grièvement blessé à l’épaule gauche, à la bataille de Beauséjour.

Aussitôt que cette décoration eût été épinglée sur la poitrine de Joseph Dubreuil, deux jeunes enfants de Saint-Priest, le jeune Mousselon et Mlle Elisabeth Dubreuil, lui récitèrent un joli compliment et lui offrirent deux beaux bouquets. Un autre bouquet lui fut offert par Mlle Morin.

Il y avait 300 personnes à cette cérémonie.

Archives Départementales – L’Avenir du Puy-de-Dôme – 5 BIB 4/37 – Journal du 07/07/1916.

 

Les braconniers.

Depuis quelques temps, on croirait que la chasse est ouverte en permanence dans toute la commune.

Avec l’arrivée de la neige, l’ardeur de nos braconniers est stimulée. De toutes parts, on entend des coups de feu.

Pendant que nos braves poilus défendent la patrie, ne pourrait-on pas faire savoir aux braconniers que le moment est mal choisi pour accomplir leurs exploits cynégétiques.

Archives Départementales – L’Avenir du Puy-de-Dôme – 5 BIB 4/37 – Journal du 07/12/1916.

 

Les Braconniers.

Ils sont légion, les braconniers, et haut placés. Ce sont des personnages huppés, comme ce suppléant de la justice de paix du canton de Pontgibaud, que la cour d’appel de Riom a condamné, l’autre jour, à 150 francs d’amende.

Nous avons dit que, dans la commune de Saint-Priest-des-Champs, on était surpris d’entendre presque tous les jours des coups de fusil. Voici ce que nous écrit au sujet de ces délits de chasse :

Dans votre chronique locale d’aujourd’hui, vous parlez des braconniers, qui dans la commune de Saint-Priest-des-Champs, se livrent couramment à la chasse. Le fait est parfaitement exact, et il ne l’est pas seulement pour Saint-Priest, mais pour toutes les communes du canton et celles des cantons voisins.

Et comment en serait-il autrement ? L’exemple vient de haut, et Messieurs les braconniers auraient bien tort de se gêner lorsqu’ils voient nos gros personnages chasser au vu et au su des gendarmes qui n’osent rien leur dire.

Dans votre numéro d’aujourd’hui, vous relatez l’incident Andraud, et vous vous demandez s’il va rester suppléant du juge de paix. Il y a même des chances pour qu’il ait de l’avancement.

Il y a mieux, d’ailleurs, dans le monde judiciaire, dans lequel M. Andraud n’est qu’un petit comparse peu rétribué. Je précise :

M. Emmanuel M…, juge de paix à M…, donne l’exemple le plus complet du désordre dans lequel nous vivons et dont nous périrons si on n’y porte remède. En bon socialiste, ami et porte-parole du député, tout lui est permis. Il chasse régulièrement trois à quatre jours par semaine, très ostensiblement, et ne se contente même pas de s’ébattre dans son fief de M…

M. M… se déplace avec force chiens courants et comparses et vient à Saint-Gervais exercer ses exploits cynégétiques et donner l’exemple lui, juge de paix, de la désobéissance aux lois.

Pour la deuxième fois en quinze jours, il est venu, le 22 novembre 1916, chasser au chien courant au viaduc des Fades (Rive gauche de la Sioule), accompagné d’un médecin…

Toute la journée, ces deux messieurs ont chassé, sans même chercher à se cacher, et ils ont été vus par plus de 50 personnes. Mais comme les chiens faisaient trop de bruit, le scandale a éclaté. Les paysans de la rive droite (Canton de Manzat), qui ne connaissent pas le citoyen M.., sont venus le trouver et l'ont insulté de belle façon, ainsi que son compagnon. Cela ne les a aucunement dérangés, et ils ont terminé leur soirée par un bon diner chez..

En présence de ces faits, il n’y aura rien d’étonnant à ce qu’il y ait une recrudescence de braconnage. Pourquoi ne chasserions-nous pas, diront avec raison les braconniers, puisque les juges de paix chassent. Certainement la chasse doit-être permise.

Vous pourrez faire, Monsieur le Directeur, tel usage que vous voudrez des renseignements que je vous donne. Ils sont rigoureusement exacts.

La loyauté nous fait un devoir d’ajouter que ce n’est pas la censure qui a supprimé les noms propres dans cette lettre. C’est nous-même qui avons cru inutile de nommer ce braconnier huppé. Mais nous espérons que M. le Procureur général n’aura pas de peine à le deviner et à sévir. Il n’est pas admissible que, tandis que nos enfants souffrent du froid et aussi de la faim dans les tranchées, sans compter les marmites et les balles, des fonctionnaires bien rétribués et leurs amis puissent se livrer au plaisir de la chasse et impunément violer la loi.

Archives Départementales – L’Avenir du Puy-de-Dôme – 5 BIB 4/37 – Journal du 09/12/1916.

 

Rixe.

Ces jours derniers, le nommé Douzot Marius se rendit chez M. Denis, horloger, pour réclamer sa montre, qu’il lui avait donnée à réparer. Cette réparation n’ayant pas eu lieu ; pour une raison ou pour une autre, Douzot prit mal la chose et les deux hommes, après discussion, en vinrent aux coups.

Douzot renversa l’horloger, qui eut une jambe brisée ; puis, non content de son bel exploit, il se mit en devoir de casser les vitres de la devanture.

Le docteur Meunier, appelé en toute hâte, vint donner ses soins à M. Denis et jugea utile de le faire transporter à l’Hôtel-Dieu, à Clermont.

Quant à Douzot, arrêté, il a été retenu à la disposition de la justice.

Archives Départementales – L’Avenir du Puy-de-Dôme – 5 BIB 4/37 – Journal du 18/12/1916.

 

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 09:40

La classe 1916.

Voici la liste des conscrits de la classe 1916 de la commune de Saint-Priest-des-Champs :

Molle François, de Chez-Doucet ; Aupetit Pierre, du Vernadel ; Saby François, de Laroche ; Mazeron Pierre, de Mazeron ; Dubreuil Alexandre, de Sous-le-Bois ; Masson François, de Beaufessoux-le-Petit ; Dumont Francisque, de Jouhet ; Teauveront Abel, de Lamothe ; Chambon Antoine, du Vernadel.

Archives Départementales – L’Avenir du Puy-de-Dôme – 5 BIB 4/33 – Journal du 27/12/1914.

 

Des offices solennels ont été célébrés dans l’église de Saint-Priest-des-Champs, pour les trois soldats suivants :

François Barge, soldat du 305e, décédé à l’hôpital de Ricquebourg ;

Jean-Baptiste Dufal, soldat au 105;

Félix Arbitre, caporal au 16e d’infanterie, décédé le 28 novembre.

Une nombreuse assistance, dans laquelle la plupart des conseillers municipaux et tous les notables de la localité, a tenu à témoigner sa vive sympathie aux familles de ces victimes de la guerre, en venant assister aux offices.

L’église, par les soins de la municipalité, avait été décorée de drapeaux tricolores, et tous les assistants ont écouté avec émotion les paroles prononcées par M. le curé de la paroisse.

Archives Départementales – L’Avenir du Puy-de-Dôme – 5 BIB 4/33 – Journal du 28/12/1914.

 

La classe 1915.

Voici les noms des soldats de la classe 1915 :

Verniol, Taytard, Valenchon, à Béziers ; Dufal, Deschamps, Dubreuil, à Rodez ; Gillet et Faure, à Mende ; Moureuil et Mazeron, à Roanne ; Léon Goursonnet, à Tulle ; Julien Roudier, à Clermont.

Ces jeunes soldats, avant de partir, ont tenu à se rendre à l’église et à la cure pour remplir leurs devoirs de chrétiens.

Archives Départementales – L’Avenir du Puy-de-Dôme – 5 BIB 4/33 – Journal du 28/12/1914.

 

La collecte organisée par la municipalité et faite par Mme Marchand, institutrice adjointe et deux autres dames, a produit la belle somme de 782 f r.

Une grande quantité de linge, destiné à nos hôpitaux temporaires, a été également recueillie.

L’argent vient d’être adressé, par les soins de M. le receveur municipal, à Mme la présidente de la Croix-Rouge.

Une nouvelle quête est organisée dans cette commune ; elle permet aussi d’être fructueuse.

Archives Départementales – L’Avenir du Puy-de-Dôme – 5 BIB 4/33 – Journal du 14/09/1914.

 

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 15:36

Inauguration du monument aux morts.

 

La commune de Saint-Priest-des-Champs a inauguré, dimanche dernier (3 avril), le monument élevé par souscription publique à la mémoire de ses enfants « morts pour la France ».

Ce monument, en pierre de Villebois, est constitué par une pyramide surmontée d’un coq en bronze, du plus gracieux effet. Il est l’œuvre de M. Clermont, l’architecte de la Préfecture. Aux quatre coins, des obus de gros calibre ; tout autour, une grille en fer forgée, gracieusement offerte par la Compagnie des mines de Houille de Saint-Gervais, le complète de la façon la plus heureuse.

La fête, favorisée par un temps splendide, a été très réussie.

La place et les rues étaient magnifiquement décorées ; les maisons étaient pavoisées de drapeaux tricolores. Partout des banderoles avec des inscriptions en l’honneur de nos glorieux morts.

A dix heures, le cortège s’est formé à la Mairie, pour se rendre à l’église. En tête, marchaient trois pupilles de la nation, portant des gerbes de fleurs, puis les enfants des écoles, conduits par leurs maîtres et maîtresses ; les combattants, dont le drapeau était porté par un glorieux mutilé ; les Prévoyants de l’Avenir, les membres du Syndicat agricole, les familles des morts, le Conseil municipal au complet et la foule accourue de tous les environs.

Pendant la messe, M. le curé a rendu un hommage ému à tous les enfants de la commune tombés au champ d’honneur. A la suite de la messe, le cortège s’est reformé et s’est rendu au pied du monument.

Après la récitation de « l’hymne aux morts » de Victor Hugo par les enfants des écoles, M. Nénot, maire, a pris la parole, il a remercié les généreux souscripteurs qui ont permis à la commune d’élever un monument digne de ses glorieux morts. Après avoir fait l’appel des 49 enfants de la commune morts pour la France, il a rendu à tous ces héros un suprême hommage de reconnaissance.

M. Bascoulergue, conseiller d’arrondissement, a débité une ode, fort bien tournée, en l’honneur du Coq gaulois qui se dresse fièrement sur le monument.

M. Pourtier, conseiller général, a su dire ce que furent ces héroïques soldats et a adressé à leurs familles l’expression de la douloureuse sympathie de l’assistance.

M. Caillot, en qualité de président de la section des anciens combattants ; M. le capitaine Thomas, comme enfant du pays, ont successivement pris la parole.

M. Varenne, député, a rappelé les horreurs de la guerre et a souhaité que le sacrifice de tant de braves soit le commencement d’une ère nouvelle de paix.

M. Chalvignac, au nom des familles éprouvées, a remercié l’assistance de ces marques de précieuse sympathie.

Un banquet de 130 couverts, servi par M. Denis, maître d’hôtel, a clôturé cette fête.

Au dessert, M. le Maire a remercié tous les invités et les organisateurs de cette belle cérémonie.

Une illumination très réussie du monument a marqué la fin de cette journée.

Les habitants de Saint-Priest-des-Champs conserveront longtemps le souvenir de cette simple, mais grande manifestation en l’honneur de nos vaillants défenseurs, morts pour la France.


Le Moniteur du Puy-de-Dôme – Archives départementales – 5 BIB 3/81 - Journal du 7 avril 1921.

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 08:40

Merci à ceux qui m'ont confié ces photos. Nous pouvons maintenant les partager.

 

SABY Jean
Decorps-Pierre.jpg  Marcel-Cluzel-de-Boscavert.jpg 
 SABY Jean de Laroche
 DECORPS Pierre
 CLUZEL Marcel de Boscavert
 Dumazet-Jean-Marie.jpg  Moureuil-Marius.jpg  MAIGNOL-Elie.jpg
 DUMAZET Jean-Marie des Barsses
 Moureuil Marius
 MAIGNOL Elie des Barsses
Faure-Eugene-a-Grenoble.jpg  img191.jpg  img192.jpg
 FAURE Eugène de Villemaine
 ?? Pas de nom
 ?? Pas de nom
Barsses-a-Soissons-1915.jpg  Beaufort-Michel-copie-1.JPG  img212.jpg
 BARSSE à Soissons en 1915
 BEAUFORT Michel du Vernadel
 ?? Pas de nom
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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 08:35

Ecole du Bladeix.

 

Extrait du registre des délibérations du conseil municipal en date du 7 Février 1897.

 

A la demande de plusieurs habitants, le conseil, en séance ordinaire, donne son accord pour l’établissement d’une école au village du Bladeix. Cette école semble nécessaire pour deux raisons :     

                        1- Des villages sont trop éloignés du chef-lieu.

                        2- Cette école permet de conserver une partie de l’école des filles.

 

Le 1er Novembre 1897 est signé un bail de 3 ans (du 1er Janvier 1898 au 31 Décembre 1900), renouvelable en période de 6 ou 9 années, entre Mr le maire, Claude Michel Gustave Arthème GORY, et le sieur BARSSE.     

Cette location comprend :

            1°) Un appartement composé d’une salle au rez-de-chaussée, devant servir de classe, et de deux chambres au 1er étage.

            2°) Un terrain de 2 ares devant le bâtiment.

            3°) Une cour située au nord-ouest du bâtiment que le bailleur s’engage à « palissader » à ses frais. Des lieux d’aisance seront construits dans la dite cour.

            4°) Un grenier au-dessus des deux chambres et une portion de cave.

Le loyer s’élève à100 francs par année.

 

Le 22 Septembre 1911, élaboration d’un cahier des charges pour la construction d’une école au hameau du Bladeix entre la commune et l’architecte Mr LECAT. L’adjudication est passée le 12 Novembre 1911 au profit  de Mr DURON François, entrepreneur demeurant à Saint-Julien-la-Geneste, pour un montant de 10815, 50 francs. Un premier acompte est versé le 3 Mai 1912.

 

La prise de possession par la commune a eu lieu le 1er Octobre 1913 et la réception définitive le 1er Octobre 1914.

 

Le 23 Juillet 1920, le conseil de Préfecture du Puy de Dôme ordonne à la commune de verser le solde et les intérêts, soit 1162,67 francs, à Mr DURON-BOUCHARDON.

                       

Ecole de Lamazière.

 

Il n’y a aucun document, aux Archives Départementales, pour nous indiquer s’il y avait une école au village de Lamazière avant 1913.

 

Le 12 novembre 1911, l’adjudication pour la construction d’une maison d’école à Lamazière est passée au profit de M. Chomette Antoine, entrepreneur au village du Bouchet commune de Miremont, pour un montant 10815,50 francs. Un premier acompte est versé le 19 mai 1912.

 

La prise de possession par la commune a eu lieu le 1er Octobre 1913 et la réception définitive le 30 septembre 1913.

 

Le 23 Juillet 1920, le conseil de Préfecture du Puy de Dôme ordonne à la commune de verser le solde et les intérêts, soit 747,00 francs, à M. CHOMETTE Antoine.

 

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 14:28

 

Écoles de Saint-Priest

 

Le 6 janvier 1917, M. Duron, adresse une lettre au conseil de préfecture :

« Le soussigné Duron Jean, entrepreneur de travaux publics, demeurant à Blot-l’Église, a l’honneur de vous exposer que les travaux de la maison de Saint-Priest-des-Champs, dont il était entrepreneur par adjudication du 12 novembre 1911, sont achevés depuis longtemps, la réception définitive des travaux ayant été faite le 16 août 1914.

Depuis, malgré toutes les démarches qu’il a fait auprès de la municipalité, il n’a pu obtenir le solde de son entreprise, dont la somme de 7538, 53 francs. »

 

Délibération du Conseil municipal, le 4 février 1917.

Sous la présidence de M. Pailloux François, adjoint, remplaçant le Maire mobilisé.

M. le président soumet au Conseil municipal une plainte de M. Duron entrepreneur des maisons d’écoles de la commune de Saint-Priest-des-Champs (Plainte adressée par M. Duron au Conseil de préfecture). M. Duron réclame les sept mille cinq cent trente-huit francs cinquante-trois centimes, qui lui seraient dus, plus les intérêts de cette somme à partir du 16 août 1914, date qui serait, soi-disant, celle de l’acceptation définitive des travaux.

Le conseil municipal proteste contre la plainte de M. Duron. Il déclare qu’il n’a jamais eu connaissance de l’acceptation définitive des travaux, qu’à la date du 16 août 1914, M. Lecat architecte n’a point paru à Saint-Priest-des-Champs, que du reste à cette date M. le Maire n’était pas présent à Saint-Priest puisqu’il était mobilisé et remplacé par M. l’adjoint. D’autre part il considère le procès-verbal de réception définitive comme nul. En effet, sur cette pièce il ne figure pas d’autres signatures que celle de M. l’architecte qui était absent. La signature de M. l’adjoint, ainsi que celles des deux conseillers municipaux qui auraient dû l’assister dans l’acceptation définitive des travaux ne figurent pas.

Néanmoins, le Conseil municipal est d’avis, en attendant une réception définitive légale, de verser un nouvel acompte aux entrepreneurs.

Donne plein pouvoir à M. le Maire afin qu’il fasse toutes diligences pour leur donner satisfaction dans la mesure du possible.

 

Délibération du Conseil municipal, le 25 août 1918.

Le Conseil municipal dûment convoqué par M. le Maire s’est assemblé sous la présidence me M. Poumerol Jean-Marie, conseiller municipal faisant les fonctions de maire (MM. Nénot et Barsse étant mobilisés).

M. le Maire expose au Conseil municipal qu’il est engagé en Conseil de préfecture un procès entre la commune et les entrepreneurs des maisons d’école qui réclament leur dû.

M. Lecat, architecte des travaux, étant disparu, M. le maire demande à ce que la préfecture nomme un architecte expert suppléant qui établira le décompte des travaux effectués par l’entrepreneur Duron, déterminera le montant du solde qui lui reste dû et donnera satisfaction à tous.

Après délibération le Conseil se range à l’avis du Maire et le prit de faire diligence afin qu’une solution intervienne au plus tôt.

 

 

A la suite de ça, le 9 septembre 1918, le Conseil de préfecture désigne un architecte pour établir un décompte des travaux exécutés aux maisons d’école de Saint-Priest-des-Champs. Il s’est transporté à Saint-Priest, le vingt-trois juin 1919, où M. Nénot Pierre Félix, représentant la commune, et Duron entrepreneur, dûment convoqués étaient présents.

Il a donné lecture de l’arrêté du conseil de Préfecture afin de bien préciser l’objet de son expertise.

Son travail de visite, vérification et mesurage étant terminés, l’expert a établi dans la suite le décompte ci-après à l’aide des notes et renseignements recueillis et des documents remis par les parties et procédé aux calculs que nécessitait l’accomplissement de sa mission.

Par procès-verbal du 12 novembre 1911, M. Duron Jean, demandeur, a été déclaré adjudicataire des travaux de construction d’un groupe scolaire au bourg de Saint-Priest-des-Champs moyennant un rabais de 3%. Les dépenses prévues étaient les suivantes :

1°) Travaux aux prix de la série susceptibles de rabais                                 35151,00 francs

2°) Somme à valoir pour imprévus                                                                3515,10 francs

                                                                                                                      _____________

                                                                                  Total :                       38666,10 francs 

 

En appliquant le rabais aux travaux prévus, c’est-à-dire sur 31151 francs, la dépense régulièrement autorisée atteignait le chiffre ci-après :

1°) Travaux aux prix de la série : 35151 – 35151 x 0,03 =                           34096,07 francs

2°) Somme à valoir pour imprévus                                                                 3515,10 francs

                                                                                                                      _____________

                                                           Total des dépenses autorisées           37611,57 francs

 

Les travaux sont terminés et les élèves ont pris possession des locaux le 1er octobre 1913. Ils sont convenablement exécutés suivant les règles de l’art et les matériaux fournis par l’entrepreneur sont de bonne qualité.

Dans l’établissement du décompte ci-après, il a été appliqué aux ouvrages prévus les prix unitaires du bordereau, frappés du rabais consenti ; quant-aux travaux imprévus, ils ont été évalués au moyen des prix en usage dans la localité de l’époque où la construction a eu lieu en tenant compte tant de la difficulté des transports que de l’élévation de la main-d’œuvre qui déjà se faisait quelque peu sentir.

 

Décompte des travaux exécutés.

1°) Travaux susceptibles de rabais :

            Total                                                                                     36324,97 francs

            A déduire le rabais de 3%                                                       1089,75 francs

                                                                                                          _____________

            Reste à compter (à reporter)                                                  35235,22 francs

 

2°) Travaux imprévus comportant de nouveaux prix :                          4160,42 francs

 

Total général de la valeur de travaux : Trente-neuf mille trois cent quatre-vingt-quinze francs soixante-quatre centimes.                                                                   39395,64 francs

 

D’une note fournie par M. le Receveur Municipal de la commune de Saint-Priest-des-Champs, il résulte que les acomptes reçus par l’entrepreneur Duron s’élèvent à 32056,56 frs

En conséquence la valeur des travaux exécutés par le Sieur Duron étant de trente-neuf mille trois cent quatre-vingt-quinze francs soixante-quatre centimes et les acomptes reçus par cet entrepreneur s’élevant à la somme de trente-deux mille cinquante-six francs cinquante-six centimes, il en résulte qu’il est encore dû au dit Sieur Duron par la commune, pour solde du présent compte, sept mille trois cent trente-neuf francs huit centimes : 7339,08 Francs           

Chiffre inférieur de 199,45 francs à celui demandé par cet entrepreneur.

Fait à Clermont-Ferrand, le 11 juillet 1919.

                                  

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 13:40

Le vingt un mai mil huit cent quinze des habitants de la commune de St Priest des champs se sont réunis à la mairie en exécution du décret du trente avril dernier pour procéder à la nomination des maire, adjoint et officiers municipaux.

La séance a été ouverte par Monsieur le maire chargé par le corps municipal lequel avait convoqué l’assemblée des citoyens pour ce jourd’hui huit jours auparavant.

Monsieur le maire a expliqué l’objet de la convocation. Il a été donné lecture tant du décret précité que de l’acte additionnel aux constitutions de l’empire.

L’assemblée formée dès les huit heures du matin M. Agnan Legros citoyen le plus âgé sachant écrire s’est trouvé être président d’âge. M. Baisle comme le plus jeune secrétaire et M. Joseph Verniol, Mazeron du Bladeix et Amable Abavid huissier, comme les trois plus anciens d’âge ont été désigné pour les trois scrutateurs.

Cela fait M. le président a annoncé  que l’assemblée avait à procéder à la nomination d’un président et d’un secrétaire à la pluralité des suffrages à un seul scrutin.

Chaque citoyen ayant été appelé s’étant présenté au bureau a écrit ou fait écrire son scrutin, il a été ensuite fait un rappel des absents. Le scrutin fermé la boîte a été ouverte, les billets ont été compté, il s’est trouvé quatre-vingt-quinze nombre égal à celui des votants ; le Sieur Mazeron du Bladeix et le Sieur Baisle ayant réunis la pluralité des suffrages, le premier a été proclamé président et le second secrétaire.

On a ensuite procédé à la nomination  des trois scrutateurs chargés d’ouvrir les scrutins subséquents. Ces trois scrutateurs ont été nommés par un seul scrutin recueilli et dépouillé comme le précédent. Les Sieurs Legros, Verniol et Abavid ayant réunis le plus de suffrages ont été nommé les trois scrutateurs.

M. le président a prévenu l’assemblée qu’elle avait a procédé à la nomination d’un maire et d’un adjoint à la pluralité absolue des voix. On a commencé par la nomination du maire. Chaque citoyen a été appelé, a prêté serment de fidélité à l’empereur et aux constitutions de l’état, a ensuite écrit ou fait écrire son billet qui a été déposé dans la boîte, il a ensuite procédé au rappel des absents. Le dépouillement fait il s’est trouvé cent-vingt-huit billets, nombre égal à celui des votants. Lecture faite des dits billets, le Sieur Mazeron du Bladeix a obtenu cent-vingt-sept suffrages et ayant réuni la majorité absolue il a été proclamé maire de cette commune.

On a ensuite passé dans la même forme à la nomination de l’adjoint. Chaque citoyen s’est présenté à mesure qu’il a été appelé, a écrit ou fait écrire son billet, l’appel et le réappel fait, le scrutin déclaré fermer, du dépouillement il en est résulté qu’il y a cent-vingt-huit votants sur lesquels M. Baisle en a réuni cent-vingt-sept ; il a été nommé et proclamé adjoint à la mairie de cette commune.

Enfin on s’est occupé de la nomination de douze membres pour former le conseil municipal. Cette nomination a été faite par la voie du scrutin à liste double, tous les noms sur lesquels les suffrages ont été portés ont été inscrits à mesure qu’on s’est présenté pour l’ouverture des billets, le nombre des votants s’est trouvé égal aux billets et par la lecture des billets, les Sieurs Joseph Verniol, Agnan Legros, Michel Tixier ainé, François Perol, Jacques Cromarias, Marien Chaffraix, Jean Perol Boissinet, Amable Abavid huissier, Antoine Rance huissier, Marien Marcheix, Blaise Aubignat et Robert Mazeron ont été proclamés membres du conseil municipal de cette commune comme ayant obtenu la pluralité des suffrages de cette assemblée.

Monsieur le président a ensuite annoncé que les opérations été terminées ; M. le secrétaire a donné lecture du présent procès-verbal dont la rédaction a été approuvé et l’assemblée s’est dissoute aux cris de vive l’empereur. Le présent procès-verbal a été signé par tous les membres du bureau les dits jour et an.

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 10:40

 

Tableau présentant par Section la surface des communaux, l’étendue et la valeur estimative des parcelles à aliéner portées aux procès-verbaux des 22 février 1869 et 26 mai 1873 dressés par l’agent voyer Bayle.


Numéros d’ordre des parcelles aux P.V.

Noms des Sections propriétaires

Surface des communaux de la Section

Surface à aliéner

Estimation

1 à 7

Courtine

31ha 40a 40ca

  1ha 50a 27ca

4108, 85 Fr

10 à 15

Le Vernadel

49ha 81a 90ca

  1ha 16a 35ca

2388,75 Fr (1)

8, 9, 16 à 21

Laval

 

         80a 90ca

  955,00 Fr

34 à 37

Laval, le Creix et le Moulin

  9ha 58a 90ca

  1ha 36a 10ca

1348,60 Fr

22 à 30

Lamothe

10ha 19a 10ca

  2ha 31a 05ca

2099,00 Fr (2)

31 à 33

La Sauvolle

         84a 90ca

       58a 20ca

  539,00 Fr

38 à 43

Couladaize

12ha 26a 40ca

  2ha 67a 00ca

1484,10 Fr

44

Le Cluzel

67ha 24a 15ca

         23a 50ca

  470,00 Fr

45 à 47, 68 à 74

Gandichoux

  4ha 49a 60ca

  1ha 44a 15ca

2041,50 Fr

61, 62, 119 à 121

Gandichoux et Le Bladeix

  4ha 11a 50ca

  1ha 65a 10ca

1651,00 Fr

100

Gandichoux, Le Bladeix et Villemaine

  6ha 26a 50ca

         78a 40ca

1176,00 Fr

103 à 107

Villemaine

13ha 10a 80ca

         48a 12ca

  697,50 Fr

49, 50

La Barge

  4ha 61a 65ca

         11a 70ca

  354,00 Fr

48

La Barge et Montpied

  6ha 89a 60ca

  1ha 54a 50ca

  770,00 Fr

63, 90, 91, 92

Montpied

18ha 63a 50ca

15ha 48a 18ca

4967,60 Fr

51 à 60

Lacost et Perol

48ha 16a 90ca

  1ha 35a 20ca

2032,00 Fr (3)

64 à 67

Grandsaigne

  9ha 81a 25ca

         14a 34ca

  483,40 Fr

75 à 77

L’Ebeaupin

  1ha 80a 70ca

           8a 38ca

  419,00 Fr

78 à 80, 89

Visignol

  2ha 79a 60ca

  1ha 58a 36ca

3494,50 Fr (4)

82, 114 à 118

Ragheade

  1ha 40a 00ca

         74a 28ca

1485,60 Fr (5)

83 à 88

Saint-Priest

26ha 80a 75ca

         58a 05ca

1482,70 Fr (6)

99

Lamazière

  5ha 25a 00ca

         04a 20ca

    42,00 Fr

93 à 98

Lamazière et Carton

80ha 95a 60ca

         78a 05ca

1430,75 Fr

129

Beaufessoux le Petit

  6ha 76a 70ca

  3ha 17a 00ca

1200,00 Fr

101 à 102

Beaufessoux le Grand

         77a 40ca

         31a 50ca

  449,00 Fr

108 à 113

La Chomette

  5ha 25a 30ca

  1ha 42a 90ca

1029,00 Fr

122 à 125

La Carte

  5ha 15a 10ca

         90a 13ca

    90,13 Fr

126

Chez Saby

         33a 55ca

         33a 55ca

    27,80 Fr

127, 128, 81

Puy-Pelat

  3ha 90a 85ca

  1ha 82a 10ca

2142,00 Fr (7)

 

 

439ha 06a 60ca

 

 

 

  1. Par suite du lotissement fait en 1869 pour 18 ans la surface des parcelles numéros 13, 14 et 15 doit-être réduite ; savoir : le n° 13 à 7a 82ca, le n° 14 à 1a 80ca et le n° 15 à 1are.
  2. Les habitants s’opposent à la vente notamment en ce qui concerne le n° 28 où se trouve un réservoir et une source (Le plan porte cette source sur le n° 22).
  3. Opposition pour le tout et notamment pour la parcelle n° 57 dans laquelle se trouvent une source et un réservoir. Le procès-verbal en fait réserve au profit des habitants sans indiquer de contenance.
  4. La parcelle n° 89, estimée à 2905 Fr  a été allotie en 1870 pour une période de 18 ans, on ne peut l’aliéner qu’au profit des usufruitiers et avec leur consentement.
  5. Les trois habitants de la Section s’opposent à la vente. Ils sont trop chargés. Distraire les numéros 114 à 118.
  6. Cette Section ne fournit qu’une somme insignifiante en égard à l’étendue de ses communaux et aux avantages qu’elle doit retirer de la vente des communaux des autres Sections.
  7. Ce village appartient à la commune de Biollet, bien que ses communaux soient situés sur le territoire de Saint-Priest. Cette dernière commune n’ayant pas le droit de les vendre.

 

 

N’ont pas été compris aux procès-verbaux précités les villages de Gaulme, Chez-Dousset et Boscavert qui sont propriétaire d’un communal de 23ha 69a 30ca ; Jouhet qui en possède 4ha 25a 40ca ; Le Davideix 1ha 73a 45ca, non compris un tènement de 14a 10ca, commun avec le village de Bargheon ; Les Barses 4ha 67a 05ca ; La Siouve 3ha 58a 90ca et Retaillat 31ha 06a 80ca.

Les Sections de Couronnet, Bargheon, la Roche, Laussedat, Mazeron, Sous la Roche, Sous le Bois et les Paris qui n’y figurent pas non plus ne possèdent que des aisances de village.

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