Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 08:40

Voici la lettre qui résume toute l'affaire

 

Montaigut le 4 janvier 1793 (An II)

Citoyens,

Les délits commis sur les étangs de la Potence et Mauvais Temps, appartenant ci-devant à Servières, émigré, nous étant connus sur le rapport des procès-verbaux qui ont été dressés, tant par le receveur du droit de l’enregistrement à St-Gervais  que par la gendarmerie du dit lieu, dont il était assisté, et par la  municipalité de St-Priest, nous ne saurions sans compromettre les intérêts  qui nous sont confiés, laisser de tels excès impunis.

Nous vous prions à cet effet de vouloir bien nous autoriser à faire les poursuites nécessaires, conformément à l’article 13 de la loi du 27 mars 1791.

Les administrateurs et procureur syndic du district de Montaigut.

 

 

Les procès-verbaux révèlent :

1° A l’étang du Mauvais Temps, des malveillants se sont emparés du poisson qui avait été pêché au profit de la nation, ont volé les filets et brûlé la cabane qui servait d’abri aux ouvriers nécessaires à cette pêche.

Etang-du-mauvais-temps.jpg

Situation, sur la carte de Cassini, de l'étang du Mauvais Temps, appelé maintenant l'étang Grand.

 

2° A l’étang de la Potence, ils ont creusé la chaussée dans sa plus grande profondeur et ont bien sûr emporté du poisson.

Nous n'avons pu situé l'étang de la Potence.


Dans le dossier L 582 aux Archives Départementales, nous ne trouvons pas la suite de cette affaire. Les « malveillants », comme ils les appellent dans leur rapport, ont pris ce qui semblait leur revenir. C’était le bien de leur seigneur, pourquoi le laisser partir « au profit de la nation ».  D'ailleurs ils avaient toujours faim !  

Repost 0
15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 09:09

Une fillette ébouillantée :

Un triste accident s’est produit à Saint-Priest. La jeune fille de M. Lucard, épicier au bourg, âgée de dix-huit mois, trompant la surveillance de sa mère, est tombée dans une bassine pleine d’eau bouillante. Elle avait de graves brûlures à la tête et, malgré les soins, elle est décédée le lendemain.

5 BIB 3/89 – 01/05/1925

 

Nécrologie :

C’est avec peine que nous apprenons la mort de Mme Gardarin, femme de M. Gardarin Joseph, le dévoué facteur des postes à Saint-Priest-des-Champs.

La défunte s’est éteinte après une longue maladie, à l’âge de 29 ans, et laisse un enfant en bas âge.

Nous adressons à la famille nos condoléances attristées.

5 BIB 3/89 – 17/08/1925

 

Une passerelle qui s’effondre :

En amont des Fades, a proximité des localités de Retaillat et Comps, existe une passerelle métallique dite la passerelle Molle, établie sur la Sioule, traversant le lac produit par le refoulement d’eau du barrage des Fades et reliant les communes de Saint-Priest-des-Champs et les Ancizes-Comps.

Cette passerelle est un danger pour la circulation, car le plancher et surtout les lamboudes, en sapin, tombent de vétusté. Comme des accidents peuvent se produire, prière aux services compétents de prendre des mesures et au plus tôt à faire exécuter des réparations.

5 BIB 3/89 – 18/08/1925

 

Vol :

Dernièrement, en plein jour, sans effraction, des voleurs se sont introduits chez M. Marchat Jean-Baptiste, sabotier, qui habite avec son ouvrier, dans la maison Rance, du Bourg, et y ont dérobé la somme de 2.950 francs.

Comme ces deux sabotiers travaillent en forêt et ne rentrent que le soir, il est à supposer que ce vol a été commis par quelques familiers de la maison.

5 BIB 3/89 – 21/08/1925

 

Fête patronale du 4 octobre :

Programme : De 14 à 16 heures, jeux divers, départ d’une montgolfière ; à 20 h., feu d’artifice.

Grand concours de tir organisé par les anciens combattants, dans le préau des écoles.

Attractions diverses, chevaux de bois, cirque, cinéma, loteries, etc…

Lundi 5 octobre, foire très importante et continuation de la fête.

5 BIB 3/89 – 30/09/1925

 

La fête patronale :                                                                                                                       

Favorisée par une journée magnifique, la fête patronale, célébrée le 4 octobre, a eu un éclat inaccoutumée.

Le programme de jeux a été exécuté d’une façon parfaite, notamment le feu d’artifice qui a été très réussi.

Les chevaux de bois, cinéma et les diverses baraques foraines ont eu leur vogue, mais la grande attraction a été , comme d’habitude, les bals organisés dans les divers cafés, où la jeunesse s’en est donné à cœur joie jusqu’à une heure très avancée de la nuit.

La foire du lendemain 5 octobre avait attiré passablement de monde et les transactions y ont été très actives.

5 BIB 3/89 – 11/10/1925

 

Réunion des Anciens Combattants :

La société des mutilés et anciens combattants de la commune de Saint-Priest-des-Champs avait organisé, dimanche dernier, une réunion de tous les anciens combattants de la commune.

M. Arbitre, président de la société, a présenté les conférenciers, MM. Monnet et Leclerc, délégués de la Fédération du Puy-de-Dôme. Ceux-ci, devant plus de cent auditeurs, ont exposé les revendications des anciens combattants, particulièrement sur la question des pensions militaires. Ils ont montré l’insuffisance et les lacunes de la loi du 31 mars 1919. Ils ont insisté également sur la nécessité, pour les anciens combattants, de se grouper en société s’ils veulent obtenir satisfaction.

Nul doute que les camarades de Saint-Priest ne suivent leurs conseils.

Accident :

Jeudi, en se rendant au bourg, M. Dubreuil Mathieu, de Jouhet, a glissé sur le sol couvert de verglas ; il a fait une chute si malheureuse qu’il s’est fracturé une jambe.

Il a été transporté immédiatement au bourg où le docteur Francoz lui a donné ses soins et a prescrit son hospitalisation à Saint-Gervais. La victime est âgée de 80 ans.

5 BIB 3/89 – 14/11/1925

 

Syndicat agricole :   L'hitoire est bien toujours la même.        

Le syndicat de la commune de Saint-Priest-des-Champs, réuni en assemblée extraordinaire le dimanche 13 décembre, salle de l’école, sous la présidence de M. Jean Mazeron. Le président ayant fait connaitre à l’assemblée les nouveaux impôts qui vont encore frapper si lourdement l’agriculture déjà si éprouvée ; considérant que si ce nouvel appel au peuple est nécessaire pour le rétablissement de notre situation financière, les pouvoirs publics fassent une grande compression dans les dépenses, qu’ils donnent l’exemple d’économie des deniers publics, et que l’argent ne soit pas soumis à un gaspillage ; que le contribuable est la certitude que ce nouvel appel au peuple soit réellement efficace pour équilibrer notre budget.

Le cultivateur a déjà fait connaitre qu’il y contribuerait par sa part ; il demande simplement que nos bénéfices soit exactement évalués et non grossis par des individus qui confondent les prix du commerce avec ceux payés aux cultivateurs.

Le syndicat de la commune de Saint-Priest-des-Champs émet le vœu que nos parlementaires s’inspirent uniquement du souci de notre situation financière en supprimant toutes dépenses qui n’est pas nécessaire, et d’apporter un contrôle sévère sur toutes charges nouvelles jusqu’à notre rétablissement financier.

Après lecture de cette délibération, le syndicat agricole, réuni au nombre de 180 syndiqués, ont approuvé, à l’unanimité, la délibération ci-dessus.

5 BIB 3/89 – 14/11/1925

 

 

 

Repost 0
11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 07:34

 

CHAFFRAIX Amable Julien, meunier-cultivateur, né à Saint-Priest-des-Champs, la Buchaille, le 29 mars 1885. Décédé, le 16 janvier 1934, à Saint-Priest. Fils de Marien et de Marie LELION.

Avant la guerre marié, 1 enfant. Situation actuelle marié père de 4 enfants

 

A été nommé Chevalier de la Légion d'honneur par décret du 10 février 1933, rendu sur le rapport du ministre de la guerre, pour prendre rang du 2 janvier 1932, en qualité de ex-soldat du 253e Régiment d'Artillerie.

Remise le deux avril 1933, par Chalvignac Pierre, capitaine de gendarmerie en retraite, chevalier de la légion d'honneur, demeurant à Saint-Priest.

 

Incorporé au 13e Escadron du Train à Moulins , le 7 octobre 1906, comme cavalier de 2ème classe. Envoyé dans la disponibilité de l'armée active, le 25 septembre 1908.

Mobilisé, le 3 août 1914, au 13e Escadron du Train. En sursis à dater de sa mobilisation jusqu'au 23 août inclus ; meunier à Saint-Priest-des-Champs. Parti aux armées, le 24 août 1914. Passé au 53e Régiment d'Artillerie, le 31 août 1915, passé au 353e Régiment d'Artillerie, le 1er avril 1917.

Intoxiqué par gaz et évacué, le 15 août 1917. Rejoint son corps, le 28 octobre 1917. Évacué pour maladie, le 18 novembre 1917. Classé service auxiliaire, inapte provisoirement à faire campagne, par la commission spéciale de réforme de Clermont-Ferrand, du 25 février 1918. Maintenu service auxiliaire inapte provisoirement à faire campagne, décision de la commission spéciale de réforme de Clermont-Ferrand, du 24 juin 1918. Envoyé en congé illimité de démobilisation (4e échelon), le 8 mars 1919, à Saint-Priest-des-Champs, par le dépôt du 53e Régiment d'Artillerie.

Proposé pour la réforme temporaire N°1 avec gratification renouvelable de 7e catégorie, par la commission spéciale de réforme de Clermont-Ferrand, du 5 juin 1919. Réforme temporaire renouvelée et proposé pour pension temporaire invalidité 20%, par la commission spéciale de réforme de Clermont-Ferrand, du 27 août 1920. Idem le 15 septembre 1921, le 16 décembre 1922, le 28 mars 1924.

Affecté au 353e Régiment d'Artillerie.

Sans affectation, le 1er avril 1927.

Réformé définitivement N° 1, pension permanente 100%, par la commission spéciale de Clermont-Ferrand, le 14 août 1929.

 

Contre l'Allemagne, du 24 août 1914 au 7 mars 1919.

Aux armées du 24 août 1914 au 15 août 1917 ; Intérieur (Campagne double) du 16 août 1917 au 27 octobre 1917 ; aux armées du 28 octobre 1917 au 18 novembre 1917 ; intérieur du 19 novembre 1917 au 7 mars 1919.

Décoré de la médaille militaire par décret du 28 mars 1931, enregistré sous le n° 262904

Intoxiqué par gaz – Une citation à l'ordre de l'Armée « Conduite et moralité très bonnes »

Repost 0
Published by jacot63 - dans Gens d'ici
commenter cet article
8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 20:33

Etat des recherchesau 06/01/2011

  Si vous avez des renseignements pour compléter ce tableau ou pour corriger des erreurs, adressez les à saintpriestpassion, en cliquant sur le lien en bas de cette page.

 

M. LAURENT François du 01/02/1898 au 30/09/1898  
M. SAUVAT Jean du 01/10/1898 au 30/09/1902 Mme SAUVAT donne des cours de couture
M. SUC Justin du 25/09/1902 au 31/03/1903  
M. MARTIN en 1905
 
M. DUPERRIER Annet
du 07/04/1905 au 30/04/1909   
M; LEBARD Jean  du 01/05/1909 au 30/09/1912   
Mlle BEAUNE Jeanne  du 01/10/1912 au  Mlle PRESSOIRAS intérim en 1913 
Mme RIBOT  du 01/10/1913 au 01/01/1932   
Mlle PERRIER  du 01/10/1931 au    
Mme CHAMBON  du 01/10/1938 au 01/10/1945   
Mme DAGAND du 01/10/1945 au 01/11/1945  
Mme COLLAS-PRADEL du 01/11/1945 au 01/04/1946  
M. BERTRAND du 01/04/1946 au  
M. ARNAUD Roger de 09/56 à 06/61  
Mme AUBIGNAT-BOUDOL de 09/1970 à 06/1972  
Mme MOLLE    
Mme ARRIETA    
Mme GIRAUD    
Repost 0
Published by jacot63 - dans L'enseignement
commenter cet article
6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 18:50

Classe-1923-SP-1.jpg

Classe-1923-SP-2.jpg

 

DESPARAIN Amable Alphonse 165 14 1-copie-1   166 14 2 __167_14_3.jpg MARTIN_Emmanuel_168_14_4.jpg  VERNERET_Pierre-Francois_169_14_5.jpg

DESPARAIN

Alphonse

   

MARTIN

Emmanuel

VERNERET

Pierre

  GRANDSAIGNE_Jean-Marie_170_14_6.jpg

  __171_14_7.jpg

 __172_14_8.jpg
  MAIGNOL_Pierre-Elie-Joseph_173_14_9.jpg __174_14_10.jpg  

GRANDSAIGNE

Jean

 

BOUDOL

Pierre

MAIGNOL

Elie

 
         
__175_14_11.jpg    AUPETIT Georges Michel 176 14 12
AUPETIT_Rene_177_14_13.jpg  MARCHEIX_Jean-Marie_178_14_14.jpg  CLUZEL_Olivier-Germain_179_14_15.jpg 
 

AUPETIT

Georges 

AUPETIT

René 

MARCHEIX

Jean 

CLUZEL

Germain 

MAZUEL_Pierre-Elie-Francois_180_14_16.jpg    MARTIN_Philippe_181_14_17.jpg   __182_14_18.jpg PAILHOUX_Alexis_183_14_19.jpg   

MAZUEL

Pierre Elie 

MARTIN

Philippe 

 

PAILHOUX

Alexis 

 
Repost 0
5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 10:24

MAIGNE Anne , épouse SABOURET, née le 4 janvier 1861 à Chapdes-Beaufort. Fille de Priest et d'Anna MORAND.  A terminé ses études à la Pension Monanges à Clermont-Ferrand.

S'est mariée à La Cellette, le 26 août 1886, à Bonnet SABOURET.

 

Après avoir obtenu son Brevet élémentaire en mai 1878, elle obtient son premier poste à Romagnat, à l'école d'Opme, le 30 septembre 1879, comme institutrice titulaire. Elle exerce 3 ans et part à La Cellette, puis à Saint-Georges-de-Mons. Après une interruption de 6 ans et 6 mois, elle nommée à l'école de Lamazière, commune de Saint-Priest-des-Champs.

Elle arrive à l'école publique de Lamazière, le 1er avril 1888 en remplacement de M. CHARBONNIER Gabriel.

 

Sur le seul rapport de l'Inspecteur Primaire, le 23 janvier 1889, sa classe est composée, le jour de la visite, de 29 garçons et de 26 filles, sur les 68 inscrits (8 en CS, 11 en CM, 22 en CE et 27 en CP). Elle est très estimée des familles de la section.

 

Dans ses observations générales, l'Inspecteur écrit : « En 1886, cette maîtresse a dû se démettre de ses fonctions pour une faute réparée par son mariage.

Nous n'avons pas à regretter, tant s'en faut, de l'avoir réintégrée dans ses fonctions, et il conviendra, aussitôt que possible, de la rapprocher de la Cellette, où habite son mari. »

 

L'organisation pédagogique de l'école est très moyenne ; extrême irrégularité de la fréquentation, faiblesse des élèves (20 élèves ne savent pas lire, 20 ne savent pas la table de multiplication).

En conclusion, l'Inspecteur note : « Depuis qu'elle est dirigée par Mme Sabouret, cette école a gagné 25 ou 30 élèves : C'est là le meilleur témoignage de l'activité de cette maîtresse. Le niveau de l'enseignement est encore très faible, mais il faut tenir compte du nombre des élèves, de leur entassement, de l'irrégularité de la fréquentation. J'ai toutefois appelé l'attention de Mme Sabouret sur les devoirs, qui doivent être courts, expliqués, soignés et corrigés. »

 

Le 30 septembre 1889, elle part à Saint-Maurice-de-Pionsat, puis le Quartier et enfin La Cellette, le 1er mai 1911.

Repost 0
Published by jacot63 - dans L'enseignement
commenter cet article
3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 22:31

 

Peut-être que l'un de nos soldats, après s'être courageusement battu contre les tyrans prussiens, de retour de la guerre sans la moindre égratignure, a connu pareil mépris.

 

Voici un magnifique texte de Monsieur Alain GIROD, membre de MémorialGenWeb, que je remercie encore une fois de m'avoir accorder sa publication.

 

le 31 décembre 1924, Jean-Aimé Florent était retrouvé pendu dans une souillarde. Le maire avait fait plusieurs fois le tour de la ferme avant d'entrer dans la maison et le trouver. Stupeur!
Jean-Aimé venait d'avoir 34 ans .Célibataire, il avait repris la petite exploitation agricole de ses parents à la mort de son père survenue peu après sa démobilisation. Accablé par le décès de sa fiancée, à l'automne 1915, il n'en n'avait pas moins poursuivi la guerre.

Ah cette guerre, il l'avait faite de bout en bout, du départ sous les acclamations à son retour presque anonyme, en passant par toutes les batailles auxquelles l'avait entraîné son régiment.
Son régiment, "le plus beau" disait son adjudant, un vieux briscard d'active, rugueux mais paternel qui veillait sur ses hommes comme s'ils étaient ses enfants.

Sarrebourg, le Grand-Couronné, Perthes-les-Hurlus, Frize, le Chemin des Dames, Aubérive, la Somme, Apremont, toutes ces contrées lui étaient connues.....tous les champs de Morts aussi, là où reposaient encore ses copains, foudroyés par la mitraille, les obus et les gaz, décimés par la grippe espagnole, le tétanos ou la gangrène. Là où résonnait encore le canon, miaulaient les balles, explosaient les grenades où s'entendaient encore les appels déchirants des copains mourants, abattus dans les barbelés.

Deux fois depuis son retour, délaissant l'exploitation quelques jours, il était retourné s'incliner sur la tombe des copains, petit bout de terre déjà abandonné, et fait pèlerinage sur les lieux qui chaque nuit le hantaient.

Il avait eu la chance, il s'en était mordu les doigts de désespoir, de faire les 52 mois de guerre sans une égratignure, sans une fièvre, sans le moindre bobo. Voyant les bleuets remplacer les anciens, tombés au champ d'honneur, déchiquetés à Verdun ou avant, lors de l'attaque du 25 septembre.
Hier, dans ses lettres à ses parents, il contait la blessure ou la maladie de l'un, la mort d'autres, des copains du début, de jeunes arrivants, inexpérimentés mais qui en voulaient..... il parlait peu de lui mais finissait ses pages d'écriture en disant sa honte de se sentir protégé des dieux et de voir mourir de bon vieux pères de famille.

Dans leurs courriers, les "vieux" parlaient du pays, des orphelins et des veuves, des parents éplorés qui voyaient leur progéniture, dernière du nom, mourir loin de chez eux.
Onze, ils étaient onze hommes du pays, tombés de la Mer du Nord à la Suisse, laissant femmes, enfants et vieux parents désorientés.

Onze fois le Maire s'était présenté au domicile de ses administrés leur apporter la triste nouvelle.
Quand il remontait la rue principale du village, les habitants étaient suspendus à ses pas, le suivaient pour voir où il allait porter le malheur. Et quand il était parvenu à son but et immobile sur l'usoir, les visages, derrière les vitres, se détournaient, ; les villageois savaient...soulagés.

Le plus dur pour le 1er magistrat était alors venu, frapper à la porte, franchir le seuil, son billet à la main, sa triste nouvelle sur le cœur qui ne pouvait sortir de cette bouche crispée, muette, comme morte.
Et ce n'était pas chez les Florent! Ce ne fut jamais chez les Florent..

Et le Jean-Aimé revenait en permission, sans une égratignure, et comme une bête, il essayait d'oublier ce qu'il venait de quitter en se tuant à la tâche dans les travaux des champs.

En mai 19, à son retour au pays, les villageois se détournèrent de lui, le "survivant"...
Plus jamais il n'avait droit au salut ; jamais personne ne venait plus le trouver pour un service. Au café de la Place, il se retrouvait seul au comptoir et chez le boulanger sa miche lui était remise sans un mot.

Petit à petit, il fut mis au ban de la société, comme un planqué qu'il avait dû être.
Ses rares moments de libre, il les passait cloîtré à la ferme où au cimetière, "dialoguant" avec sa fiancée disparue en 1915 et ses "vieux".

Les années passaient, mais il n'oubliait rien ; petit à petit, il perdait goût à tout, devenait taciturne ; rien ne lui restait de sa splendeur passée et de ne plus avoir à qui parler le minait.
Bientôt, il délaissa ses terres, vendit le cochon et laissa crever poules et lapins.
Il se laissait mourir parce que la Grande Guerre l'avait rendu à la vie, parce qu'il s'était tiré de cet enfer alors que tous ses copains du village y étaient restés ? Eux seuls savaient ce qu'il avait fait, enduré, ce qu'avait été son comportement. Mais ils n'étaient plus là.

Le 3 janvier 1925, derrière son cercueil, tout le village, ou presque, était là.

Un peu tard!

Alain GIROD

Repost 0
Published by jacot63
commenter cet article
30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 18:05

 

CHEFDEVILLE Alphonse, Annet, Eugène, né à Chez-Saby, commune de Saint-Priest-des-Champs, le 28 décembre 1885. Domicilié au 85 Rue Lafayette à Paris 9e. Décédé à Saint-Maure (Seine), le 18 mars 1959. Était commis de perception au moment de sa conscription.

Fils de Jean et de Marie PETIT, cultivateurs à Chez-Saby.

 

Soldat. Classe 1905. Croix de guerre. Matricule 971 au recrutement de Riom. Mobilisé, le 2 août 1914 (pas de renseignement sur sa fiche).

Cité à l’ordre de la 10eDivision d’Infanterie Coloniale, N° 39 du 11 janvier 1919.

Contre l’Allemagne, du 2 août 1914 au 16 avril 1919.

 

A été nommé Chevalier de la Légion d'honneur par décret du 30 juin 1938, rendu sur le rapport du ministère de la guerre, en qualité d'Intendant Militaire Adjoint à la Région de Paris.

 

Etat-se-service-de-Chefdeville.jpg

Cité à l'ordre du Quartier Général de la 10e Division d'Infanterie, en date du 11 janvier 1919 : «  Aux armées depuis le début de la guerre. A déployé dans les différentes fonctions qu'il a remplies des qualités de travail et de dévouement de premier ordre. Comme gestionnaire d'une division d'infanterie a pendant de longs mois, assuré sous le feu de l'ennemi, l'évacuation de très gros approvisionnements de survie à Soissons. Comme officier d'approvisionnement du Quartier Général a assuré le ravitaillement dans les postes les plus exposés et notamment aux carrières d'Haudremont. Enfin pendant la dernière marche de Verdun sur Mayence ? A organisé le déplacement de la coopérative d'une manière remarquable; qui a permis d'assurer, malgré les difficultés de transport de toutes sortes le ravitaillement de la Division en denrées d'ordinaire pendant tout le déplacement. »

Repost 0
Published by jacot63 - dans Gens d'ici
commenter cet article
28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 09:54

Lébeaupin, Laroche, Lamothe, Visignol, La Carte, La Croisette, Laval, Le Vernadel, Courtine, Le Creix.

 

 

LÉBEAUPIN

1 - BOUDOL Guillaume, 52 ; PHELUT Marie, épouse, 50 ; BOUDOL Marie, 22, Anna, 20, leurs filles ; MASSON Mathieu, 9, Rose, 13, pupilles à Guillaume.

2 - CONCHON Jean, 70 ; MERLI Jeanne, épouse, 68 ; CHASSAGNETTE Martin, leur gendre, 46 ; CONCHON Marie, son épouse, 40 ; CHASSAGNETTE Jeanne, 16, Jean, 15, Marie, 13, Guillaume, 11, Marie, 9, Martin, 7, leurs enfants ; POUMEROL Jean, fils à Marie CONCHON, 21.

3 – MARCHÉ Marie, 73 ; BOUDOL Françoise, 48, Jean-François, 33, ses enfants ; BOUDOL Marie, 46 ; FAURE Jean, son époux, 42 ; FAURE Françoise, 15, Marie, 12, Marie, 8, leurs enfants .

4 – BOUDOL Bonnet, 52 ; RASTOIX Marie, sa femme, 35 ; BOUDOL Françoise, leur fille, 2.

5 – MAZON Annet, 69 ; BLANCHET Françoise, épouse, 67 ; THUEL Élisabeth, leur bru, 50 ; MAZON Annet Antoine, fils à Élisabeth, 24 ; FOURNIER Marie, épouse de ce dernier, 29 ; MAZON Jacques, 23, Élisabeth, 18, Jean, 16, enfants à la Thuel ; MAZON Marie, fille à Antoine, 6 mois.

6 – PAILHOUX François, 54 ; JOUHET Marie, épouse, 52 ; PAILHOUX Amable, 31, Annet, 27, leurs fils.

LAROCHE

1 – DESPARAIN Jacques, 58 ; AUBIGNAT Michelle, épouse, 65 ; DESPARAIN Pierre, fils à Jacques, 26 ; BOUDOL Marie, sa femme, 30, DESPARAIN Jacques, leur fils, 6 mois.

2 – CHANUT Jean, 60 ; PERCHER Marie, épouse, 53 ; CHANUT Jean, 23, Anne, 16, leurs enfants ; CHANUT Marie, servante, 28.

3 – PEROL Françoise, 57 ; BOURDUGE Jean, son gendre, 35 ; DENIS Marie, sa femme, 35.

4 – DEBEAU Antoine, 38 ; DENIS Françoise, épouse, 35 ; DEBEAU Pierre, 16, Jean, 13, Marie, 10, François, 3, leurs enfants.

5 – CHEFDEVILLE Jean, 33 ; DENIS Marie, épouse, 30 ; CHEFDEVILLE Françoise, 9, Marien, 6, Marie, 4, Jean, 1, leurs enfants ; CHEFDEVILLE Marien, frère à Jean, 28.

6 – DENIS Jean, 45 ; BEAUNE Marie, sa belle-sœur, 60 ; DENIS Pierre, son fils, 29.

7 – DEMOULIN Joseph, 65 ; TIXIER Marie, épouse, 67 ; DEMOULIN Françoise, leur fille, 34 ; DEMOULIN Jean, leur fils, 40 ; BASTERRE Marie, sa femme, 30 ; DEMOULIN Michel, 2, Marie, 1, leurs enfants.

8 – SABY Jean, 32 ; TARDIF Marguerite, épouse, 25 ; SABY Françoise, leur fille, 1 ; BARSE Marie, domestique, 33.

9 – SABY Guillaume, 35 ; MAZERON Marie, épouse, 34 ; SABY Jean leur fils, 5 mois ; CHAFFRAIX Françoise, leur mère et aïeule, 59 ; JOUHET Jeanne, domestique, 30.

10 – DEMOULIN Jean, 44 ; PEROL Catherine, épouse, 40 ; DEMOULIN Jean, 13, Blaise, 8, Jean, 5, Françoise, 10, Marie, 1, leurs enfants.

LAMOTHE

1 – MAZERON Jean, 43 ; NEYNOT Anne, épouse, 53 ; MAZERON Gilberte, 15, Marie, 10, leurs filles.

2 – FAVIER François, 56 ; NEYNOT Marguerite, épouse, 67 ; FAVIER Annet, leur fils, 30 ; BOURDUGE Françoise, sa femme, 32 ; FAVIER Antoine, fils à François, 23.

3 – TIXIER Jacques, 45 ; BASTERRE Marguerite, épouse, 45.

4 – NEYNOT Gilberte, locataire, 55.

5 – PERRIN André, 60 ; LAFORÊT Jeanne, épouse, 40 ; PERRIN Antoine, leur fils, 3 ; FAURE Gilbert, fils à Jeanne, 15 ; QUART Zoé, 7, enfant naturelle de l'hospice.

6 – MAZERON Annet, 49 ; LECUYER Marie, épouse, 51 ; MAZERON Marien, 17, Jeanne, 19, Antoinette, 15, leurs enfants.

7 – MAZERON Jean, 52 ; BASTERRE Marie, épouse, 33 ; MAZERON Antoine, 21 mois, Marie, 3, leurs enfants.

8 – POUMEROL Amable, 38 ; NEYNOT Marguerite, épouse, 35 ; POUMEROL Gervais, 9, Gilbert, 5, Marie, 10, leurs enfants.

9 – CHAFFRAIX Etienne, 38 ; GUETTE Françoise, épouse, 28.

10 – GUETTE Antoine, 36 ; CROMARIAS Françoise, épouse, 36 ; GUETTE Etienne, 18 mois, Françoise, 4, leurs enfants.

11 - CHAFFRAIX Amable, 35 ; MADEBENE Gilberte, épouse, 34 ; CHAFFRAIX Etienne, 4, Amable, 3, leurs fils.

12 – DEQUAIRE Marie, locataire, 34.

13 – PHELUT Jean, 65 ; PHELUT Charles, son fils, 31 ; BASTERRE Anne, épouse à Charles, 26 ; PHELUT Marie, 7, fille à Charles ; RENARD Marie, domestique, 24.

VISIGNOL

1 – NEYNOT Pierre, 53 ; AUBIGNAT Anne, épouse, 45 ; NEYNOT Jean, 14, Jean, 3, Marie, 17, Élisabeth, 12, Gilberte, 8, Marie, 6, leurs enfants.

2 – MASSON Jean, 59 ; MONTADARD Geneviève, épouse, 58 ; MASSON François, 30, Blaise, 19, Marie, 17, leurs enfants.

3 – CHANUT Louise, 52 ; CHAFFRAIX François, son fils, 18.

4 – BARGE Gilberte, 58.

5 – CHAFFRAIX Pierre, 60 ; FAURE Michelle, épouse, 54.

6 – ARBITRE Marien, 41 ; JOUHET Françoise, épouse, 41 ; ARBITRE Antoinette, 8, Françoise, 3, leurs filles ; GRANDSAIGNE Françoise, mère et aïeule, 75 ; ARBITRE Marie, fille de la GRANDSAIGNE, 30.

7 – DEMOULIN Annet, 49 ; PHELUT Anne, épouse, 47 ; DEMOULIN Denis, 19, Jean 14, Gervais, 11, Denis, 8, Jean, 3, Françoise, 16, Marie, 21, leurs enfants.

8 – PERCHER Jean, 48 ; MOUREUL Anne, épouse, 46 ; PERCHER Etienne, 27, Amable (m), 23, Jean, 19, Pierre, 16, Marguerite, 25, Marie, 21, Henriette, 13, leurs enfants.

LA CARTE

1 – CHANUT Antoine, 61 ; CHANUT Jean, son fils ainé, 31 ; LAMADON Antoinette, épouse à Jean, 27 ; CHANUT Antoine, 7, Antoine, 4 ½, Antoine, 15 mois, leurs fils ; CHANUT Jean, 22, Gervais, 20, Marguerite, 27, enfants d'Antoine.

2 – CHANUT Jacques, 35 ; PEROL Françoise, épouse, 36 ; CHANUT Michel, 11, Jean, 9, Gervais, 4 ½, François, 3, Marguerite, 8, leurs filles.

3 – CHAFFRAIX Jean, 61 ; PETIT Françoise, épouse, 56 ; CHAFFRAIX Jean, fils ainé, 33, Jean, fils cadet, 24, Amable (m), 15, Françoise, 25, Gilberte, 21, Marie, 27, Marie, 13, leurs enfants ; CHAFFRAIX Joseph, frère à Jean, 53.

4 – CHANUT Pierre, 52 ; CHANUT Jean, 23, Jean, 19, ses fils.

5 – LELION Jean, 66 ; LELION Antoine, son fils, 32 ; FAVIER Françoise, épouse à Antoine, 37 ; LELION Françoise, 2, Marien, 4 mois, leurs enfants ; LELION Marien, fils à Jean, 22.

6 – JOUHET Charles, 36 ; CHANUT Louise, épouse, 33 ; Jouhet Jean, leur fils, 5 ; JOUHET Jean, 32, Françoise, 30, Marie, 26, Françoise, 22, frères et sœurs à Charles ; TAYTARD Anne, mère de tous, 62.

LA CROISETTE

1 – FAVIER Pierre, 42 ; DETEIX Alexis, épouse, 45 ; FAVIER François, 12, Annet, 3, Marie, 14, Anne, 13, leurs enfants ; FAURE Antoine, domestique, 18.

2 – GORY Gilbert, 28 ; VIGNIAUD Marie, épouse, 32 ; GORY Marie-Françoise, 5, Gustave Claude, 3 ½, Marie Geneviève, 2, Marie Pauline, 7 mois, leurs enfants ; MASSON Mathieu, 21, BOSCAVERT Marie, 25, JOUHET Marie, 20, ROUCHON Marguerite, 32, leurs domestiques.

LAVAL

1 - GALEY François, 45 ; POUGHON Jeanne, épouse, 47.

2 – ROUSSEL Marien, 35 ; ROUCHON Antoinette, épouse, 35.

3 – CHAFFRAIX Antoine, 66 ; COURREIX Marie, épouse, 55 ; CHAFFRAIX Marie, 27, Antoinette, 30, leurs filles ; MEUNIER Annet, époux d'Antoinette, 36 ; MEUNIER Marie, 11, Antoine, 9, leurs enfants ; COURREIX Antoinette, sœur à Marie, 52.

4 – NEYNOT Marguerite, 42 ; NEYNOT Gilbert, 12, Marie, 10, Jacques, 8, ses enfants naturels.

5 - NEYNOT Gilberte, 58 ; CHEFDEVILLE Marie, 30, Gilberte, 28, Jacques 18, ses enfants.

6 – PEROL Jean, 70 ; PEROL Marie, sa fille, 19.

7 – PETIT Joseph, 55 ; PEROL Marie, épouse, 71.

8 – JAY Mathieu, 45 ; LELION Marie, épouse, 44 ; JAY Jean, 7, Marie, 5, leurs enfants.

9 – CHAFFRAIX Jean, journalier, 63.

10 – GERAUD Marien, 56 ; ABAVID Marie, épouse, 56 ; GERAUD Antoine, 32, Michel, 28, leurs fils ; PEROL Marie, domestique, 46.

11 – MAZERON Marie, 66 ; MAZERON Rose, sa sœur, 62 ; MAZERON Pierre, fils naturel à Rose, 35.

12 – GERAUD Jacques, 63 ; BARSSE Marie, épouse, 50 ; GERAUD Blaise, 22, Anne, 21, Marie, 19, Marie, 16, leurs enfants.

13 – BOUCHARDON Gilbert, journalier, 62.

LE VERNADEL

1 – FAURE Marie, 40 ; FAURE Pierre, son fils naturel, 12 ; FAURE Marguerite, sœur à Marie, 37.

2 – FAURE Pierre, 39 ; GORY Marie, épouse, 39 ; FAURE Marie, 9, Pétronille, 4, leurs filles.

3 – CHAFFRAIX Jean, 48 ; AUPETIT Anne, épouse, 44 ; CHAFFRAIX Pierre, leur fils, 15 ; Miette, domestique, 20.

4 – VERNERET Paul, 41 ; MAZERON Marie, épouse, 40 ; VERNERET Jean, 13, Marie, 10, Jeanne, 5, leurs enfants.

5 – VERNERET Gilbert, 39 ; CHARVILHAT Anne, épouse, 38 ; VERNERET François, 16, Antoine, 10, leurs enfants.

6 – CHAFFRAIX Pierre, 52 ; CHAFFRAIX Marie, sa fille, 18.

7 – BOSCAVERT Jacques, 69 ; COLOMBIER Marie, épouse, 61 ; BOSCAVERT Antoine, 26, Marie, 20, leurs enfants.

8 – BOSCAVERT Jeanne, sœur à Jacques, 73.

9 – BEAUFORT Anne, journalière, 57.

10 – DUBREUIL Marien, 44 ; ARBITRE Anne, épouse, 41 ; DUBREUIL Jean, 16, Annet, 12, Octavie, 10, Jean, 5, leurs enfants.

11 – CROMARIAS Jacques, 84 ; CROMARIAS Pierre, son fils ainé, 63 ; CROMARIAS Jean, fils cadet, 59 ; GORY Marie, épouse à Jean, 56 ; CROMARIAS Félix, 20, Augustine, 19, leurs enfants; Marien, domestique, 19 ; Anne, servante.

12 – FAURE Annet, 38 ; FAURE Anne, épouse, 35 ; FAURE Antoine, 6, Marie, 4, leurs enfants.

13 – FAURE Marguerite, 35 ; NEYNOT Jean, 16, Joseph, 11, Marie, 6, ses enfants.

14 – CHAFFRAIX Marien, 49 ; AUBIGNAT Marie, servante, 26.

15 – GRANDSAIGNE Marguerite, journalière, 72.

16 – CHEFDEVILLE Jean, 69 ; CHEFDEVILLE Marie, sa fille, 28.

17 – CLUZEL Annet, 30 ; FAVIER Gabrielle, épouse, 45.

COURTINE

1 – TASCHET Jean, 40 ; LAMOUROUX Marie, épouse, 39 ; TASCHET Michel, 22, Françoise, 17, Anne, 12, Marie, 8, leurs enfants ; TASCHET Jean-Michel, père de Jean, 70 ; DOUSSET Marguerite, épouse, 75.

2 – MARTINON Blaise, 54 ; MARTIN Louise, épouse, 56 ; MARTINON Jean, 24, Pierre, 22, Marie, 19, leurs enfants ; MARTIN Marie, leur nièce, 8.

3 – DUFAL Marie, 50 ; CHABRY Jean, 13, Marie, 15, Marie, 8, ses enfants ; DUFAL Marie, sœur à Marie, 59.

4 – DUFAL Marguerite, journalière, 60.

5 – LARDY Annet, 33 ; TARDIF Marguerite, épouse, 40 ; LARDY Marie, leur fille, 3.

6 – PANOULIERE Jean, 40 ; CHARDONNET Françoise, épouse, 32 ; PANOULIERE Annet, 5, Marien, 3, Jean, 1 mois, leurs enfants ; PANOULIERE Gabriel, frère à Jean, 48 ; PANOULIERE Marie, sœur à Jean, 46 ; PANOULIERE Marie, fille naturelle à Marie, 22.

7 – PANOULIERE Marie, 46 ; PANOULIERE Marie, sa fille naturelle, 7.

8 – BATISSE Gervais, 70 ; SANNE Jeanne, épouse, 64 ; BATISSE Gervais, 21, Marie, 31, leurs enfants ; BATISSE Blaise, fils à Gervais 1er, 43 ; DEMOULIN Antoinette, sa femme, 42 ; BATISSE Jeanne, leur fille, 12.

9 – PEROL Jean, 28 ; BOUDAUD Pétronille, épouse, 28 ; PEROL Anne, 5, Marie, 1, leurs filles ; BOUDAUD Gilbert, oncle de Pétronille, 64 ; BOUDAUD Marie, domestique, 19.

10 – TAYTARD François, 36 ; GORY Louise, épouse, 30 ; TAYTARD Marie, 7, Marie, 5, Jeanne, 6 mois, leurs enfants ; TAYTARD Magdelaine, sœur à François, 41 ; LUCAR Marie, mère à François et Magdelaine, 65.

11 – MOULY Marie, Vve CLUZEL, 66.

12 – AUBIGNAT Jean, 27 ; NONY Félicité, épouse, 27 ; AUBIGNAT Gervais, frère à Jean, 31 ; BOSCAVERT Marie, mère de Jean et Gervais, 65 ; LARIZIERE Pierre, 17, LAGUET Anne, 26, JAYON Marie, 15, domestiques.

LE CREIX

1 – MASSON Gervais, 55 ; GAILLARD Anne, épouse, 57 ; MASSON Gervais, leur fils, 25 ; CHARDONNET Jeanne, sa femme, 23 ; MASSON Gervais, 20, Marie, 23, Françoise, 18, enfants à Gervais 1er.

Repost 0
24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 11:16

Ce tableau n'est certainement pas des plus exact, mais il nous donne une vue sur les villages qui ont été les plus mobilisables de la commune. Le trava avec le lieu-dit de naissance, sans tenir compte des éventuels changement d'adresse par mariages ou changement de situation. Mais l'essentiel, c'est que tous ces soldats sont partis du territoire de la commune de Saint-Priest-des-Champs. Il y a une quinzaine d'individus que je n'ai pu situer, soit ils venaient d'une autre commune, soit je n'avais pas les registres des naissances.

Sur ces 339 soldats, répartis sur 29 classes, 34 effectuaient leur service militaire, 71 sont partis la première semaine du conflit et 46 autres dans les 10 jours suivants (Sujet d'une prochaine étude avec l'affectation régimentaire).

 

 

Villages

Sous les drapeaux

Barghon

3

Beaufessoux-le-Grand

3

Beaufessoux-le-Petit

7

Boscavert

7

Buffevent

2

Carton

8

Chez-Dousset

1

Chez-Saby

1

Couladèze

2

Courtine

10

Gandichoux

15

Gaulme

1

Grandsaigne

5

Jouhet

8

La Barge

2

La Carte

4

La Chomette

6

La Croizette

2

La Geneste

1

La George

1

La Sauvolle

5

Lacost

19

Lamazière

18

Lamothe

8

Laroche

6

Lasciouve

6

Laval

8

Le Bladeix

12

Le Bourg

24

Le Chirol

4

Le Cluzel

9

Le Creix

1

Le Davideix

1

Le Marcheix

2

Le Pradeix

2

Le Teilhot

1

Le Vernadel

14

Lébeaupin

6

Les Barsses

19

Les Chaussades

2

Mazeron

3

Montpied

1

Moulin de la Buchaille

1

Moulin de Culeron

2

Moulin de Laval

1

Moulin des Choteix

1

Perol

19

Retailhat

10

Sous-le-Bois

2

Villemaine

17

Visignol

10

Non situés

15

Repost 0
Published by jacot63 - dans Grande guerre
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de jacot63
  • Le blog de jacot63
  • : Communiquer, s'informer, animer et rechercher sur la commune de Saint-Priest-des-Champs.
  • Contact

  • jacot63

Annonce :

ENVOYEZ NOUS VOS PHOTOS POUR LA COMMÉMORATION DE 14-18

Recherche

Post-it

16/06/2012 : Mise à jour des conscrits de 1903.

 

Articles Récents

  • Guerre de 39-45
    Trouvé sur Mémoires des Hommes : ARNAUD Auguste François, né au Teilhot, le 3 décembre 1909, fils d'Hippolyte et de Marie Eugénie BARSSE. Militaire au 105e R. I. F., Mort pour la France, le 10 avril 1942, à Altenwörth (Allemagne), par noyade au cours...
  • Les conscrits de 1921
    Il reste encore beaucoup de personnes à identifier ! TIXIER Joseph PETIT Germain JOUHET Gilbert MAZERON Pierre Il reste à identifier : AUBIGNAT Lucien François, né le 16 septembre 1901 à Courtine, fils de Jean et de Marie TIXIER, cheveux châtains, front...
  • Pêle-mêle d’informations cantonales - 1911 (1)
    Saint-Gervais – Les obsèques de l’abbé Prévost Vendredi, ont eu lieu à Saint-Gervais les obsèques de M. l’abbé Prévost, curé doyen de cette paroisse. Elles ont revêtu le caractère d’un deuil public, tellement le défunt était connu et aimé de toute la...
  • Les conscrits de 1926
    Merci à Michèle CHASSAGNETTE pour ce nouveau nom : Martin Sylvain Marcel CHASSAGNETTE de l'Ebeaupin, chasseur au bataillon de chasseurs alpins est décédé à Trêves 21 août 1926. Rang 1, en haut, de gauche à droite Rang du milieu, de gauche à droite GOUYON...
  • François CROMARIAS, chirurgien militaire
    Encore une fois, merci à Monsieur Jacques PAGEIX pour cette magnifique biographie d’un enfant de Saint-Priest-des-Champs. Merci aussi de m’autoriser à créer un lien sur son blog. Vous pourrez ainsi avoir le plaisir de lire un article passionnant. Voici...
  • Ils pourraient être sur le monument, un de plus
    Merci à Chantal TAYTARD, pour avoir signalé Pierre TAYTARD, dont l'acte de décès est inscrit dans les naissances de 1809. SOLDATS DE SAINT-PRIEST-DES-CHAMPS MORTS EN DEHORS DE L’HEXAGONE Lors des campagnes militaires engagées entre 1792 et 1914 Pierre...
  • Ils pourraient être sur le monument
    SOLDATS DE SAINT-PRIEST-DES-CHAMPS MORTS EN DEHORS DE L’HEXAGONE Lors des campagnes militaires engagées entre 1792 et 1914 Dans les registres de l’état-civil, les transcriptions des décès n’apparaissent qu’en 1807. Avant 1807, durant toutes les grandes...
  • Drame à la gare des Ancizes (4)
    L’alibi d’Aït Mouloud est exact Mais, s’il est reconnu innocent du crime, l’Algérien est maintenu en état d’arrestation pour des vols Nous avons signalé hier le geste de l’Algérien Aït Mouloud ben Mouloud qui, se sachant recherché par la police mobile...
  • Nos jeunes gens émigrés (1)
    L’émigration des maçons Jusqu’au début du XXe siècle, comme nos voisins creusois, beaucoup d’hommes de Saint-Priest-des-Champs partaient, dès la fin de l’hiver, les uns vers Lyon, principalement sur les grands chantiers du bâtiment, les autres dans les...
  • Les fondations pieuses
    Un arrêt de la Cour de Riom Nous avons déjà signalé les nombreux jugements rendus en matière de fondations pieuses et qui sont une condamnation du projet de loi de spoliation voté par la Chambre. La Cour d’appel de Riom vient de rendre, à la date du 26...

Compteur de visites

Logiciel genealogie Geneatique ">