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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 23:11

Ne connaissant pas cette tradition de la bénédiction des enfants, j'ai posé la question sur le forum du CGHAV (Cercle Généalogique et héraldique de l'Auvergne et du Velay) et j'ai eu deux réponses.

 

Cette bénédiction avait lieu dans l'après-midi du jeudi saint et s'est terminée, selon les communes, dans les années 70. Les croix des églises, des carrefours, étaient décorées et fleuries. C'était l'occasion de faire de beaux reposoirs. Dans certaines communes, après le bénédiction, les enfants recevaient une petite médaille en fer blanc avec un ruban rose pour les filles et bleus pour les garçons.

 

Voici une photo prise à Lamazière en 1948 où l'on voit les enfants et les mamans avant leur départ pour la bénédiction. Photo transmise par Michelle LASCIOUVE.

 

Maintenant c'est à vous de trouver les noms.

  Merci à Laurent BASTERRE, pour les 3 premiers noms (sa grand-mère Mazeron Julia, sa mère Mazeron Ginette et son oncle Mazeron Noël).  

Ne cherchez plus, grâce à Pierre PETIT, nous avons tous les noms (sa grand-mère Maignol Lucie et sa mère Maignol Christiane).

depart-pour-la-benediction-des-enfants.jpg

 

Rang du haut, de gauche à droite
1230 36 1 1231 36 2  1235 36 6  1232 36 3  1233 36 4 

Maignol

Lucie

MARTIN

Clémentine 

MARTIN

Solange 

MAZERON 

Julia

GILLET

Alice

1234 36 5         

LASCIOUVE

Jeanne

       
Rang du bas, de gauche à droite    
1236 36 7  1237 36 8  1238 36 9
1239 36 10  1240 36 11 

LASCIOUVE

Colette 

MAIGNOL

Christiane 

MAZERON

Noël 

MAZERON

Ginette  

TIXIER

Yvette 

1241 36 12        

LASCIOUVE

Jean-Claude 

       
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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 08:55

AUBIGNAT Amable,maçon, né à Retailhat, le 2 novembre 1868. Fils d’Amable, maçon, et de Marie SABY, cultivateurs à Retailhat.

Matricule 1974 au recrutement de Riom. A accompli son service militaire dans le 16e Régiment d’Artillerie, du 15 novembre 1890 au 25 septembre 1892.

 

AUPETIT François,voyageur de commerce, né à la Sauvolle, le 3 mars 1868. Fils de François et d’Anne ROGANNE.

Matricule 1253 au recrutement de Riom. A accompli son service militaire dans le 42e Régiment d’Infanterie, du 14 novembre 1889 au 19 novembre 1890.

Renvoyé dans ses foyers comme fils aîné d’une famille de 7 enfants.

 

BARGE Jean,tailleur, né à Jouhet, le 12 octobre 1868. Fils de Mathieu, maçon, et de Marie FAVIER, cultivateurs à Jouhet.

Matricule 1323 au recrutement de Riom. Dispensé : Frère au service. A accompli une période d’exercices dans le 13e Escadron du Train, du 4 novembre au 21 décembre 1889.

 

BOURDUGE François,maçon, né à Perol, le 14 septembre 1868. Fils d’Amable et de Marie CHOMETTE, cultivateurs à Perol.

Matricule 1283 au recrutement de Riom. Dispensé : Frère au service. A accompli une période d’instruction dans le 105e Régiment de Ligne de Riom, du 4 novembre au 22 décembre 1889.

Mobilisé, le 1er août 1914 au Service de garde des voies de communications du Rhône. Renvoyé provisoirement dans ses foyers, le 13 novembre 1914.

 

CHABASSIERE Michel,né à la Croisette, le 16 mai 1868. Fils de Jean et de Marie CHAFFRAIX, cultivateurs à la Croisette.

Matricule 1282 au recrutement de Riom. A accompli son service militaire dans le 121e Régiment d’Infanterie de Montluçon, du 14 novembre 1889 au 19 septembre 1892. A effectué un stage comme ordonnance au 13e Escadron du Train, du 19 mai au 28 juin 1890.

 

CHAFFRAIX Jean,né à Laussedat, le 14 août 1868. Fils d’Amable et de Pétronille FAURE, cultivateurs à Laussedat.

Matricule 1272 au recrutement de Riom. Dispensé comme fils unique de veuve. A accompli une période d’instruction dans le 105e Régiment de Ligne de Riom, du 4 novembre au 22 décembre 1889.

 

CHEFDEVILLE François,né Chez-Saby, le 2 avril 1868. Fils d’Annet et de Marie BARGE, cultivateurs Chez-Saby.

Matricule 1295 au recrutement de Riom. A accompli son service militaire dans le 139e Régiment de Ligne, à partir du 14 novembre 1889, passé au 108e R.I., du 23 octobre 1891 au 30 septembre 1892.

 

DEMOULIN Jean,maréchal-serrurier, né à Laroche, le 18 octobre 1868. Fils de Jean et de Françoise SABY, cultivateurs à Laroche.

Matricule 1286 au recrutement de Riom. Réformé pour hernie.

 

DESCHAMPS Antoine,né à la Chomette, le 8 janvier 1868. Fils d’Antoine et d’Anne POURTIER, cultivateurs à la Chomette.

Matricule 1275 au recrutement de Riom. A accompli son service militaire dans le 30e Bataillon de Chasseurs à Pied, du 4 novembre 1889 au 26 septembre 1892.

 

DUBREUIL Jean,né au chef-lieu, le 24 mai 1868. Fils de Jean et d’Anne MOLLE, cultivateurs au chef-lieu.

Matricule 1268 au recrutement de Riom. Dispensé comme fils unique  de veuve. A accompli une période d’exercice dans le 4e Régiment de Génie de Grenoble, du 4 novembre au 22 décembre 1889.

 

FAURE Claude,maçon, né à Buffevent, le 12 août 1868. Fils de Robert et de Marie CARTON, cultivateurs à Buffevent.

Matricule 1314 au recrutement de Riom. A accompli son service militaire dans le 16e Régiment d’Artillerie, du 13 novembre 1889 au 23 septembre 1892.

 

FAURE Pierre,né à Villemaine, le 2 avril 1868. Fils de François et de Marie THUEL.

A été recruté dans un autre département.

 

GILLET Pierre, né à Boscavert, le 8 juillet 1868. Fils de Jean et de Marie DESCOTEIX.

A été recruté dans un autre département.

 

GRANDSAIGNE Joseph Alexandre, maçon, né au Cluzel, le 23 novembre 1868. Fils de Barthélémy et de Marie FAVIER.

Matricule 1258 au recrutement de Riom. A accompli son service militaire dans le 42e Régiment d’Infanterie, du 14 novembre 1889 au 19 septembre 1892.

 

JOUHET Auguste,né à Lasciouve, le 5 août 1868. Fils de Michel et de Marie MARTIN, cultivateurs à Lasciouve.

Matricule 1249 au recrutement de Riom. A accompli son service militaire dans le 3e Régiment d’Infanterie de Marine, du 13 novembre 1889 au 21 septembre 1892.

Mobilisé, le 31 mars 1916, au 98e Régiment d’Infanterie Territoriale, passé au 53e Régiment d’Artillerie, le 10 novembre 1917. Détaché au titre des Forges et Aciéries de Saint-Etienne, le 22 avril 1916 ; détaché au titre d’agriculteur dans ses foyers, le 9 mars 1917.

Campagne contre l’Allemagne, du 31 mars 1916 au 22 avril 1916.

 

JOUHET Pierre,né Chez-Saby, le 5 mai 1868. Fils de Jean et de Marie BACONNET, cultivateurs Chez-Saby.

Matricule 2143 au recrutement de Riom. Classé dans les services auxiliaires pour défaut de taille (1m 54).

 

LAMOUROUX Marien,maçon, né au Moulin de Couladèze, le 27 mars 1868. Décédé à Saint-Eloy-les-Mines, le 13 février 1910. Fils de Jean et de Marie ROBERT, meuniers au Moulin de Couladèze.

 

LELION Pierre,né à Villemaine, le 20 avril 1868. Fils naturel de Françoise LELION.

Matricule 1319 au recrutement de Riom. A accompli son service militaire dans le 30e Bataillon de Chasseurs à Pied, du 14 novembre 1889 au 27 septembre 1892.

 

MAZERON Jean,né à Lamazière, le 26 août 1868. Marié à Saint-Priest, le 17 février 1898, avec Marie GILBERT. Fils de Jean et de Marie LASCIOUVE, cultivateurs à Lamazière.

Matricule 1313 au recrutement de Riom. A accompli son service militaire dans le 16e Régiment de Dragons, du 14 novembre 1889 au 3 octobre 1892.

 

PAILHOUX Joseph,maréchal-forgeron, né au Bladeix, le 4 mai 1868. Décédé à Saint-Priest, le 18 novembre 1902. Fils de Denis et de Marie MOUREUL.

Matricule 1250 au recrutement de Riom. A accompli son service militaire dans le 3e Régiment d’Infanterie de Marine, du 13 novembre 1889 au 21 septembre 1892.

 

PETIT Jean,étudiant écclésiastique, né à Beaufessoux-le-Grand, le 13 octobre 1868. Fils de Georges et de Suzanne JOUHET.

Matricule 1326 au recrutement de Riom. Dispensé.

 

PRACROS Jules Martin Denis, né à Couronnet, le 9 octobre 1868. Fils de Julien Amable et d’Anne MRTIN, cultivateurs à Couronnet.

Matricule 1254 au recrutement de Riom. Dispensé comme fils aîné de veuve. A accompli une période d’instruction dans le 105e Régiment de Ligne, du 4 novembre au 22 décembre 1889.

Mobilisé, le 5 avril 1917, au 97e Régiment d’Infanterie Territoriale, passé au 53e R.A., le 10 novembre 1917. Détaché comme agriculteur le 5 avril 1917.

 

THOMAS Jacques,maçon, né à la Chomette, le 12 avril 1868. Fils de Marien et de Marie SAGE, cultivateurs à la Chomette.

Matricule 1317 au recrutement de Riom. A accompli son service militaire dans le 42e Régiment d’Infanterie, du 14 novembre 1889 au 19 novembre 1890. Renvoyé dans ses foyers comme fils aîné de veuve.

Mobilisé, le 15 août 1914, à la 13e Section d’Infirmiers Militaires de Vichy.

Contre l’Allemagne, du 15 août 1914 au 7 janvier 1915.

 

Pas de renseignements :

 

CHEFDEVILLE Jean Joseph, né à Laroche, le 4 novembre 1868. Fils naturel de Roze CHEFDEVILLE.

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 08:06

Une de nos lectrices, Chantal TAYTARD, demande de l'aide sur ces photos prises à Choisy-le-Roi.

Peut-être que c'est des TAYTARD, peut-être des CHANUT, ou une tout autre famille.

Si quelqu'un peut l'aider à les identifier, nous transmettrons.

Merci d'avance

 

Taytard_St_Priest-1.jpg

Taytard_St_Priest_des_Champs-1.jpg

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 10:12

Les Granges : Quartier du bourg de Saint-Priest

 

Les-Granges.jpg

193 - TIXIER Michel, chapelier , maison + grange + étable

196 - VERNIOL Joseph, les jardins

197 - VERNIOL Joseph, maison

200 - MOUSSY Jean, maison

246 - MAZERON Dubladeix Gervais, maison

248 - MAZERON Dubladeix Gervais, maison

250 - ROUGHOL Michel, maison

254 - BOURDUGE Marien, maison + grange + étable

259 - RANCE Antoine, huissier, maison

260 - GRANDSAIGNE Marien, fournil

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 10:43

Marien X. se défend, nie, puis avoue, se rétracte et avoue encore.

Il était midi lorsque l’interrogatoire commença, à la mairie de Saint-Georges-de-Mons, dans le bureau du secrétariat, sous l’œil bienveillant et le regard souriant de Gaston Doumergue, président de la République. Les lenteurs de l’administration n’ont pas permis encore d’envoyer le portrait du nouveau président à la barbe fleurie. Pendant ce temps, l’inspecteur Delort interrogeait également les frères, sœurs et beau-frère de Marien X.

Une de ses sœurs, mariée à Jeansol, reconnut, après bien des réticences que le premier alibi fourni par elle le matin, était faux. Devant aller à St-Georges-de-Mons, elle s’était rendue chez sa mère, à Rochefort, pour que la distance soit moins longue ; elle avait constaté que son frère Marien s’était absenté de 19h. 30 à 22 heures. Le frère de Marien fit la même déclaration, mais précisa que la durée de l’absence n’excédait pas une heure.

Interrogé sur ce point très important, X. reconnait qu’il s’est bien absenté, mais « ergote » sur le battement.

-          « Oui, je suis sorti pour aller à l’affut du renard, au village de Pichon (Lieu sis à l’opposé du Mazal) ». Comme on lui demande des précisions, il se rétracte et déclare : « Mais je me suis égaré et j’ai décidé de me rendre à la maison de Paille (Maison en ruines, sise à 50 m. du château des Bruyères). Je voulais attendre un beau lièvre qui, disait-on, venait tous les soirs. Chemins faisant, je me suis rapproché de la maison de Mlle Loiseau, mais je n’avais aucune idée de mal faire. »

-          Et ça. Qu’est-ce que c’est ?

A ce moment, les policiers mettent sous les yeux de X. sa veste tachée de saX.ng.  s’en empare et cherche à faire disparaitre les traces en les grattant avec ses ongles. Mais les policiers ne lui en donnent pas le temps.

-          C’est de la peinture, dit-il.

-          Tu as fait de la peinture chez toi, à quel endroit ?

-          Chez moi, oui, c’est-à-dire, chez un voisin.

Marien X. s’embrouille et l’interrogatoire se poursuit ainsi, très ardu, acharné. Mais, peu à peu, on arrive à la scène tragique.

-          Je me suis rapproché de la maison, et j’ai vu, à travers le fenêtre, Mlle Loiseau et Mme Rossignol qui travaillaient à la faible lueur d’une petite lampe. Je les regardais un instant, sans pouvoir les distinguer l’une de l’autre, puis je montais très doucement, sans faire de bruit, sur le palier du premier étage, où je pris du foin. Je suis redescendu et je me suis rendu derrière la maison, où je m’assis un instant. J’ai fumé une cigarette.

-          Tu avais ton fusil ?

-          Oui je l’avais, dissimulé dans une jambe de mon pantalon.

-          Et après ?

-          M’étant levé, je suis revenu devant la maison, et je me suis placé devant la clôture du jardin potager, à sept ou huit mètres. Ayant voulu faire peur aux femmes, j’ai tiré un coup de fusil.

-          En l’air, ou en visant ?

-          Evaux hésite d’abord, puis concède : « Sur la maison. Quelques instants d’après, alors que je m’étais approché de la fenêtre, Mlle Loiseau sortit en gémissant et disparut derrière l’escalier extérieur. Je pénétrais dans la cuisine où Mme Rossignol, atterrée, criait : « Au secours ! à l’assassin ! »

 

La scène du crime

-          Je me précipitais sur elle et, avec le canon de mon fusil, lui portais des coups à la tête. La femme tomba à la renverse, sur le dos. C’est à ce moment que j’ai ramassé de nombreux papiers que je déposais sur le corps de la veuve Rossignol. Prenant du feu dans le petit fourneau-cuisinière, j’allumais les papiers.

-          Vous aviez pris la précaution d’imbiber le corps et les papiers de pétrole ?

-          Non, ce n’est pas vrai ! Il y avait peut-être bien des bouteilles, mais ce n’est pas moi. Je sortis ensuite, cherchant Mlle Loiseau. Elle était derrière la maison, aux pieds de la haie ; elle gémissait. Je lui ai dit : « il y a du mal ? » Elle me répondit : « Malheureux, il y en a bien de trop. Qu’est-ce que tu as fait ? Tu me le paieras ! » M’apercevant que ma victime m’avait reconnu, je décidais de la faire disparaitre. Ayant retourné le corps, je le disposais sur le foin et j’allumais du feu.

Mais sous l’action des flammes qui lui léchaient les mains, les jambes et commençaient de brûler ses vêtements, la pauvre femme eut un sursaut d’énergie. Elle réussit à se redresser et titubant, allait se diriger vers la maison.

-          Je l’aidais. Elle s’appuyait contre la maison, (les traces de sang semblaient l’indiquer) et nous arrivons devant la porte.

Ici, avec un cynisme révoltant, X. ajouta : « Mais ayant sans doute senti l’odeur de brûlé qui provenait de la cuisine, ou alors pressentant un nouveau malheur, ou craignant que je lui fasse encore du mal, arrivée devant la porte, Mlle Loiseau eut un brusque sursaut en arrière. C’est alors que je poussais fortement Mlle Loiseau, qui est allée tomber sur le corps de Mme Rossignol, que des flammes dévorait et j’ai entendu des plaintes.

Je suis monté en hâte dans la chambre du premier étage et j’ai fouillé dans tous les meubles. Mais je n’ai rien trouvé. Je n’ai rien volé. Je vous l’affirme ! »

 

La terrible agonie des deux femmes

« Après des recherches vaines, je redescendis, en passant devant la fenêtre de la cuisine, je regardais par le carreau brisé. Ca brûlait fort, et Mlle Loiseau gémissait, et criait faiblement. » On peut juger de l’effroyable agonie endurée par les deux malheureuse victimes.

Mme veuve Rossignol dut mourir brûlée vive et asphyxiée, tandis que Mlle Loiseau, blessée grièvement à la tête, dut succomber lentement à l’asphyxie. Car dans la petite cuisine, une fumée intense, une odeur exécrable se dégageaient. Combien de temps dura cette agonie ? On ne sait. Mais toute la nuit, le corps de Mme Rossignol se consuma lentement, et c’est pourquoi les premières personnes accourues sur les lieux purent apercevoir des flammes et entendre un grésillement.

 

Le retour dans la nuit

            « Je partis aussitôt par le même chemin et je gagnais ensuite, à travers champs, le sentier qui conduit à Rochefort. A 800 mètres de la maison du crime, j’ai déchargé mon fusil. Mais la douille en carton bleu avait été à moitié arrachée par la décharge. Je jetais le reste et le culot dans les genêts. Un peu plus loin, dans le petit ruisseau qui coule entre Rochefort et Mazal, je me suis lavé les mains et la figure avec mon mouchoir. Je suis rentré directement chez moi, et je me suis couché. Le lendemain, à la nouvelle de la découverte du crime, j’ai voulu aller à la maison du château des bruyères. Mais M. Tréphond m’a dit : « Reste là ! ça ne te regarde pas ». Le matin, j’ai donné mes vêtements à laver à ma mère. »

            Certains s’étonnèrent que la mère, en lavant des effets ensanglantés et en apprenant l’horrible crime, n’ai rien dit. Mais il ne faut pas oublier « qu’une mère est une mère ». C’est un sentiment qui ne s’explique pas. Une mère ne trahit pas son enfant. Une mère aurait peut-être agi autrement, aurait livré son fils à la justice, mais dans une tragédie de Corneille. Ce temps n’est plus.

            L’interrogatoire se poursuivit très longuement et prenait fin hier matin à 4 heures. Il devait reprendre de 10 heures à midi et de 14 heures à 16 heures, pour permettre d’apporter des précisions. Marien X. a passé des aveux. Mais, dans ses définitions, on relève de nombreuses inexactitudes, et si on veut s’en tenir à ses déclarations, on ne voit pas à quels mobiles il a voulu obéir en tuant si sauvagement ces deux pauvres femmes. Le vol ? Il le nie. La vengeance ? Alors ?

 

Marien X.

            L’assassin, Marien X., est un enfant du pays. Né à Saint-Georges-de-Mons, au village de Rochefort, X. est âgé aujourd’hui de xx ans. Il demeure avec sa mère, son frère et sa sœur à Rochefort ; une autre de ses sœurs demeure à Jeansol. Son père est décédé il y a environ deux ans. Il a hérité de sa part, représentant en terre une valeur de 7 à 8.000 francs et en bétail 10 à 15 moutons et deux à trois vaches. Sa famille est aisée et lui n’est point dans le besoin. Il accomplit son service dans l’auxiliaire. Son passé n’est pas sans reproche. Il fut condamné deux fois pour vols, commis à Rochefort, au préjudice de voisins. La première fois à quinze jours d’emprisonnement avec sursis et la seconde fois à 20 jours de la même peine, pour un vol de 300 francs commis au préjudice de Mme Tréphond-Binet. « Elle me le paiera, dit-il, car elle avait simplement perdu son portemonnaie. »

            Cultivateur et journalier, Marien X. allait en journée chez d’autres agriculteurs. C’est ainsi que Mlle Loiseau l’employa une fois, il y a un an, pour bêcher son jardin.

            Il possédait un fusil pour la chasse, mais il avait le désir de faire l’acquisition d’un modèle plus récent. Il prétendait n’avoir pas d’argent. Espérait-il en trouver chez Mlle Loiseau ?

            Nous nous sommes rendus au village de Rochefort. L’habitation de la famille X. semble abandonnée. La porte est close et, sur le seuil, toute la volaille attend, une pâtée et des grains qu’on a oublié de leur donner. Mais on sent qu’on ne vit plus ici. Tout est triste, la honte et le désespoir sont entrés dans la maison. La mère ne comprend plus ; elle est abattue ; elle pleure. Par respect, nous nous éloignons. Les voisins nous confient qu’ils étaient loin de se douter que Marien X. ait pu accomplir un semblable forfait. On n’en revient pas. Un neveu de Mme veuve Rossignol, M. Tryphond, nous dit : « C’est bien le dernier que j’aurai soupçonné, et dire… » - Mais, n’en parlons plus, tout cela est passé. »

 

La reconstitution du drame

A quatre heures du matin, les enquêteurs allèrent prendre un repos bien gagné, tandis que Marien X., qui avait fait des premiers aveux, était conduit à Manzat, dans une chambre de sûreté, à la brigade de gendarmerie. A 7h. 30, les policiers étaient levés et se rendaient au Château des bruyères, tandis que X. était amené sur les lieux.

            Là, en présence de M. Buffet, commissaire de police mobile et de M. Andrieu, juge de paix, Marien X. fit sur les lieux un deuxième récit de la scène tragique et confirma tous ses aveux. Ajoutons que le sac de Mlle Loiseau, qui contenait une petite somme d’argent, fut retrouvé intact, pendu derrière la porte.

 

Les obsèques des victimes

            Après la mise en bière, samedi soir, les cercueils furent transportés au domicile de Mme veuve Binet, au village du Mazal. C’est de là qu’hier matin partit le cortège. Sur une humble charrette, on avait déposé les deux bières. N’avaient-elles pas été unies dans la mort ? Par les chemins de terre, on gagna la route de Saint-Georges-de-Mons et la cérémonie funèbre eut lieu à 9 heures, le deuil était conduit, pour Mlle Loiseau, par tous les membres de la famille Cannaud, et pour Mme veuve Rossignol, par ses neveux.

            L’inhumation eut lieu dans le modeste cimetière de campagne et les corps furent déposés dans les caveaux des familles Tréphond-Binet et Cannaud.

 

Le départ de Saint-Georges au parquet à Riom

            Au cours de la matinée, on sut bien vite à Saint-Georges que l’assassin était arrêté. Et dès lors, de très nombreuses personnes stationnèrent devant la grille de la mairie-école, où X. et les enquêteurs se tenaient. A midi, Evaux mangea de bon appétit et but un bon litre de café.

            Au dehors, les gens ne ménageaient point leurs expressions : « Qu’on nous le donne ici cinq minutes seulement, sur la place. » Un autre de dire : « On le fera brûler à petit feu. » La foule était excitée. Aussi il fallait, pour éviter tout incident, hâter le départ pour Riom et faire en quelque sorte qu’il passât inaperçu. L’auto de la police mobile est avancée, le moteur ronfle. Deux places restent vides dans le fond ; on attend quelques instants. La foule a-t-elle compris. Elle s’approche. Au même moment, d’une petite porte, deux gendarmes apparaissent, encadrant Marien X. Ils franchissent vite le court espace et s’engouffrent dans l’auto. Mais les gens crient : « A mort, l’assassin. » La fureur populaire se donne libre cours et les femmes montrent le poing. Vivement, l’auto démarre et disparait dans un tournant, emportant Marien X. et son lourd destin.

            Il convient de signaler, avant de terminer, l’action efficace des enquêteurs qui surent aboutir si rapidement. Comme nous félicitons M. Buffet, celui-ci nous déclara : « Mais, surtout, précisez bien que j’ai trouvé à Saint-Georges-de-Mons une population accueillante ; que la brigade de gendarmerie a toujours mené l’enquête en étroite collaboration avec nous et, dans l’Est où j’étais avant de venir ici, ce n’était pas toujours cela. Nous avons réussi grâce à une bonne entente. Voilà tout le secret. »

            Le voyage de Saint-Georges-de-Mons à Riom, où Marien X. allait être écroué à la maison d’arrêt, fut rapidement accompli, et nous arrivons bientôt devant le palais de justice. Nous le contournons. Dans les couloirs de l’instruction, alors que M. buffet vient de pénétrer dans le cabinet de M. Teissèdre, juge d’instruction, Marien X. est là, entre deux inspecteurs. Il a l’air hébété ; il a le regard vague. C’est un homme qui ne semble plus avoir conscience de ce qu’il a fait, du crime monstrueux qu’il a accompli.

 

Archives Départementales – Le Moniteur du Puy-de-Dôme – 5 BIB 3/103– Journal du 22/03/1932

 

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 09:58

La grande famine de 1693-1694

 

Cette grande famine est due à un enchaînement d’années désastreuses.

Une dégradation climatique commence en 1690 et jusqu’en 1710. Toutes ces années sont marquées par des hivers très froids et des étés très pluvieux.

La récolte est médiocre en 1692 et des pluies diluviennes de l’automne détruisent les semailles. L’hiver de 1692-1693 est particulièrement rigoureux. Le printemps et l’été de 1693 sont bien trop pluvieux et anéantissent le reste des récoltes. En 1694, s’ensuit un été caniculaire, puis un long hiver glacial. D’octobre 1694 à mars 1695 il fait très froid et il tombe beaucoup de neige. C’est pourquoi les deux années 1693 et 1694 ont été marquées par une terrible disette. Les populations ne meurent pas obligatoirement de faim, mais plutôt de la dysenterie et de la typhoïde.

Cette famine provoquera 1,7 million de morts, dont 1 million pour la seule année 1694.

 

En consultant les registres de la paroisse de Saint-Priest-des-Champs, on trouve une nette augmentation des décès pour cette période-là et 1694 semble tenir la palme avec 80 morts.

Sans beaucoup de référence (nous n’avons que les années 1693 à 1703), la moyenne annuelle se situerait plutôt vers une quinzaine de décès par an (36 en 1696, 16 en 1697, 5 en 1698, 17 en 1699, etc.…).

La lecture des registres nous donne les résultats suivants :

-          1693, 41 inhumations réparties de la façon suivante : Janvier, 2 ; Février, 0 ; Mars, 3 ; Avril, 5 ; Mai, 5 ; Juin, 3 ; Juillet, 0 ; Août, 2 ; Septembre, 5 ; Octobre, 2 ; Novembre, 9 ; Décembre, 5.

-          1694, 82 inhumations : Janvier, 13 ; Février, 8 ; Mars, 9 ; Avril, 7 ; Mai, 7 ; Juin, 6 ; Juillet, 8 ; Août, 7 ; Septembre, 3 ; Octobre, 6 ; Novembre, 6, Décembre, 2.

-          1695, 26 inhumations :

 

 


 Inhumations Diagramme

 

Sources : Wikipédia

                Alertes météo


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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 08:47

Dans mon précédent article "Où sont passés les registres paroissiaux de 1704 à 1717", j'ai écrit : "Pour Saint-Priest, on peut écrire avec certitude : Les registres paroissiaux ont été tenus en double à partir de l’année 1723".

C'est une erreur de ma part et je m'en excuse auprès de mes lecteurs.

 

C'est en regardant de plus près, en vue de la préparation d'un prochain article, que j'ai remarqué que cette tenue en double des registres paroissiaux existait avant 1723.

 

En fin d'année 1693, le curé de la paroisse, Messire BARTHOMIVAT, écrit: "que la précédante grosse est conforme à la minute..."

 

Page-207-an-1693.JPG

 

Puis également pour les années 1701 à 1703 par GERAULD, le vicaire de la paroisse.

 

Page-249-an-1700.JPG

 

On peut penser que ces registres ont été tenus régulièrement en double depuis 1693 et pour les plus optimistes depuis 1667 (année de l'ordonnance).

 

Maintenant la question reste encore plus d'actualité : Où sont passés les "minutes" et/ou "grosses" des registres paroissiaux de Saint-Priest-des-Champs pour les années 1704 à 1717 ?

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 23:07

Mme PARQUET Augustine née LÉONARD, le 14 janvier 1870 à Menat, veuve, 1 enfant.

A obtenu son Brevet élémentaire, en juin 1903.

Elle a commencé à enseigner, le 16 janvier 1904, à Champagnat-le-Jeune.

 

Nommée à Saint-Priest-des-Champs, le 8 avril 1904, elle prend son poste, le 11 avril 1904, et jusqu'au 28 février 1905, comme institutrice stagiaire adjointe. Elle s'occupe de la classe préparatoire et à 45 élèves inscrits (13 garçons et 32 filles).

 

Le jour de l'inspection, le 15 février 1905, 11 garçons et 26 filles sont présents. Elle a une très bonne appréciation de sa directrice Mlle Martin, qui dit: « Mme Parquet a beaucoup de goût pour sa classe. Elle obtient de très bons résultats soit au point de vue du travail, soit au point de vue de la discipline et la propreté.

La conduite et la tenue de Mme Parquet sont irréprochables. C'est une maîtresse intelligente et travailleuse, plein de zèle et de bonne volonté. »

Pour l'inspecteur, il considère que la lecture est bonne ; les élèves de la première division lisent couramment dans un texte quelconque ; l'écriture est bonne et très régulière ; les cahiers journaliers et mensuels sont bien tenus. La maîtresse fera beaucoup de calcul mental. Les premiers éléments de la grammaire, de la géographie, de l'histoire sont convenablement enseignés. Mme Parquet fera, avec plus d'expérience, une bonne maîtresse.

 

A partir du 5 mars 1905, elle travaille à l'école maternelle de Riom et passera titulaire, le 1er janvier 1907.

 

Document Archives Départementales : T 6705

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 08:48

Photo fournie par Michelle LASCIOUVE ; identification André FAURE

 

Classe-1930-1931.jpg

Rang du haut, de gauche à droite
AUBIGNAT Marcel 313 25 1  TIXIER Marcel 314 25 2  ABAVID Albert 315 25 3  MAZERON René 316 25 4  317 25 5 

AUBIGNAT

Marcel 

TIXIER

Marcel

ABAVID

Albert 

MAZERON

René 

 
Rang du milieu, de gauche à droite
 AUBIGNAT Alexis 318 25 6
BASTERRE Joseph 319 25 7  GILLET Jean 320 25 8  DUBREUIL Anatole 321 25 9  ISSERT Marien 322 25 10 

AUBIGNAT

Alexis 

BASTERRE

Joseph 

GILLET

Jean 

DUBREUIL

Anatole 

ISSERT

Marien 

Rang du bas, de gauche à droite        
GRANGE Jean 323 25 11  MARTIN Joseph 324 25 12  LELION Firmin 325 25 13
PAILHOUX Jean 326 25 14   

GRANGE

Jean 

MARTIN

Joseph 

LELION

Firmin

PAILHOUX

Jean 

Accordéoniste

 

 

Manquent sur la photo :

 

Nés en 1910 : AUPETIT Fernand, CHANUT Jean, DUMAZET Henri, GOURSONNET Paul, MAIGNOL Raymond, MASSON Roger et TIXIER Pierre.

 

Nés en 1911 : ANDRIVON Marcel, BARSSE Francisque, FAURE Jean, FAURE Maxime, CANAUD Germain, JOUHET René, LASCIOUVE René, RANOUX Paul et ROUCHON Joseph.

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 08:28

Cartes postales de la collection d'Annie ABAT

 

Charensat - Chancelade

Charensat - Vue générale

Charensat - Place de l'église

Charensat - Place église

Charensat - Route d'Auzances

Charensat - Rue et hôtel Boucher

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