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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 20:00

Génération 1

Marien ABAVID, marchand, sacristain, né vers 1676, inhumé dans l’église le 25 février 1751 à Saint-Priest-des-Champs[1], marié avec Anne GRANDSAIGNE, née vers 1674, inhumée le 1er novembre 1744 à Saint-Priest-des-Champs[2], fille de Jean, notaire royal et de Marie MINGOT.

4 enfants sont nés de cette union :

Jean, auteur de la branche aînée ;

Marie, née le 26 juin 1719[3] à Saint-Priest-des-Champs ;

Amable, auteur de la branche puînée ;

Marie, née et baptisée le 28 novembre 1720[4] à Saint-Priest-des-Champs ;

Annet, auteur de la branche cadette.

 

 Branche aînée

Génération 2

Jean ABAVID, marchand, sacristain, né vers 1707, décédé le 24 mars 1733 à Saint-Priest-des-Champs[5], marié le 18 novembre 1731 à Saint-Priest-des-Champs[6], avec Catherine FONTAUGIER, née vers 1699 à Espinasse, décédée le 29 juin 1759 à Saint-Priest-des-Champs[7].

Un enfant est né de cette union :

Marien, qui suit

 

Génération 3

Marien ABAVID, sacristain, né le 29 mai 1733 au bourg de Saint-Priest-des-Champs[8], décédé le 31 décembre 1783 à Saint-Priest-des-Champs[9], marié le 29 janvier 1756 à Saint-Priest-des-Champs[10], avec Gilberte CHAFFRAIX, née le 28 juillet 1732 à Saint-Gervais-d’Auvergne, fille de Gaspard et de Marguerite FAURE de la Villatelle, dont :

           Marie, née le 26 août 1757 à Saint-Priest-des-Champs[11] ;

Amable, qui suit ;

Antoinette, cultivatrice, journalière, née et baptisée le 22 janvier 1762 à Saint-Priest-des-Champs[12], décédée le 7 novembre 1831[13] à Saint-Priest-des-Champs, Le Bourg, mariée le 1er mars 1791 à Saint-Priest-des-Champs, avec TIXIER Michel[14], décédé le 2 janvier 1817 à Saint-Priest-des-Champs.
□ Marthe, née et baptisée le 29 juillet 1763 à Saint-Priest-des-Champs[15] ;

□ Gilberte, née le 11 avril 1765 et baptisée le 12 à Saint-Priest-des-Champs[16] ;

□ Marguerite, né et baptisée le 1er août 1766 à Saint-Priest-des-Champs[17], inhumée le 21 avril 1767 à Saint-Priest-des-Champs[18] ;

Marie, née et baptisée le 6 mars 1768 à Saint-Priest-des-Champs[19], décédée le 15 avril 1836 au bourg de Saint-Gervais-d’Auvergne, mariée le 17 juillet 1784 à Saint-Priest, avec Annet ALLAIGRE, décédé à Saint-Gervais, le 30 mars 1821 ;

 Marie, née et baptisée le 30 mai 1770 à Saint-Priest-des-Champs[20], décédée le 13 janvier 1773 à Saint-Priest-des-Champs[21] ;

Marie, née et baptisée le 14 mars 1773 à Saint-Priest-des-Champs[22], y est décédée le 28 janvier 1823, marié à Saint-Priest, le 25 juin 1793, avec François CLUZEL, tisserand-cultivateur, né à Saint-Priest, le 18 avril 1767, fils de Gilbert et de Jeanne PAYRARD.

 

Génération 4

Amable ABAVID,praticien, sacristain, né et baptisé le 17 août 1759 à Saint-Priest-des-Champs[23], décédé le 17 avril 1816 à Saint-Priest-des-Champs, marié le 10 février 1784 à Saint-Priest-des-Champs[24], avec Marie TIXIER, née à Saint-Priest, le 23 avril 1763, décédée après 1825, fille de Michel et de défunte Anne FAVIER, marchands de ce bourg, dont :

           Michel, qui suit ;

Marie Jeanne, née le 24 et baptisée le 25 août 1787 à Saint-Priest-des-Champs[25], décédée le 2 février 1877 au bourg de Saint-Priest-des-Champs, épouse de Jean MOUSSY ;

Marie, née le 8 octobre 1790 à Saint-Priest-des-Champs, décédée le 15 juillet 1873 à Laval, Saint-Priest-des-Champs, épouse le 3 juin 1813 à Saint-Priest-des-Champs[26], Marien GERAUD, né le 18 mai 1790 à Saint-Priest-des-Champs, décédé le 13 décembre 1870 à Saint-Priest-des-Champs, fils d’Antoine et de Marie TULLAT, cultivateurs à Laval ;

Michel, qui suivra.

 

Génération 5

Michel ABAVID, né et baptisé le 21 novembre 1784 à Saint-Priest-des-Champs[27], décédé avant 1876, marié le 4 février 1813 à Saint-Julien-la-Geneste, avec Alexis CROMARIAS, fille de Blaise et de Françoise TIXIER ;

 

Génération 5

Michel ABAVID, né le 15 avril 1794 à Saint-Priest-des-Champs, décédé le 19 avril 1878 au bourg de Saint-Priest-des-Champs, marié le 5 juillet 1825 à Saint-Priest-des-Champs, avec Anne-Marie FAVIER, née le 21 janvier 1808 à Saint-Priest-des-Champs, fille Jean et de Marie BERAUD, propriétaires au bourg, dont :

Marie, née le 11 décembre 1830 à Saint-Priest-des-Champs, mariée le 23 septembre 1856 à Saint-Priest-des-Champs, avec Jean GROBOST, fils d’Antoine et de Geneviève MAGE.



[1] Présents Amable ABAVID et Amable GORY soussignés.

[2] Présents Marien ABAVID mari de la défunte, Amable et Annet ABAVID fils de la défunte.

[3] Parrain Jean ABAVID, marraine Marie PEROL.

[4] Parrain Amable GRANGE, marraine Marie AUBIGNAT.

[5] Inhumé dans l’église.

[6] Témoins Antoine GIRAUD, curé de ce lieu et Jean ABAVID, soussignés.

[7] Présents Jean SIMON et Annet ABAVID.

[8] Parrain Marien ABAVID, grand-père paternel, marraine Anne GORY.

[9] Présents Amable ABAVID son fils et autre Amable ABAVID.

[10] Témoins Annet et Amable ABAVID, oncles du futur, Charles MAZERON, lieutenant au baillage, Pierre CHAFFRAIX, frère de la future, Gervais BATISTE, son oncle.

[11] Parrain Annet ABAVID, oncle paternel, marraine Marie CHAFFRAIX, tante maternelle.

[12] Parrain Pierre CHAFFRAIX oncle maternel, marraine Antoinette FOUSSAT tante paternelle.

[13] Présents Michel TIXIER, fils de la défunte et François CLUZEL, son neveu.

[14] Deux enfants sont nés de cette union :

□ Marie, née et baptisée le 2 juin 1797 à Saint-Priest-des-Champs, y est décédée le 14 décembre 1869, mariée le 11 février 1827 à Saint-Priest-des-Champs, avec Gilbert CHEFDEVILLE, tisserand-cultivateur, né le 12 juin 1799 à Perol.

□ Michel, né vers 1803.

[15] Parrain Marien CHAFFRAIX oncle maternel, marraine Gilberte BARGHE tante paternelle.

[16] Parrain Blaise CHAFFRAIX oncle maternel, marraine Gilberte ABAVID de ce bourg.

[17] Parrain Annet ABAVID cousin paternel soussigné, marraine Marguerite VIALETTE soussignée.

[18] Présents Annet ABAVID et Marien BOURDUGE.

[19] Parrain Gervais CHAFFRAIX, marraine Marie GRAND soussigné.

[20] Parrain Messire Charles MAZERON soussigné, marraine Marie ABAVID sœur de l’enfant.

[21] Présents Michel PEROL et Amable LOUIS.

[22] Parrain Marien ABAVID cousin paternel, marraine Marie CHAFFRAIX cousine maternelle.

[23] Parrain Amable ABAVID oncle paternel soussigné, marraine Marie DUBEAUCLARD cousine paternelle.

[24] Témoins Amable ABAVID oncle de l’époux, Amable GORY, Michel TIXIER père de l’épouse, Michel TIXIER son frère.

[25] Parrain Michel TIXIER oncle maternel, marraine Dame Marie Jeanne TAILHARDAT du BLADEIX de ce bourg.

[26] Michel ABAVID frère de l’épouse, Jean MOUSSY son beau-frère, Antoine CHANUT cousin de l’époux, Jacques GERAUD son frère.

[27] Parrain Michel TIXIER grand-père soussigné, marraine Gilberte CHAFFRAIX grand-mère.

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 00:38

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 21:59

Voici encore une photo de Michelle LASCIOUVE ; merci à elle.

Il n'est pas possible que certains d'entre-vous ne connaissent pas des personnages de cette photo.

Nous attendons vos propositions.

 

Merci à Ginette BASTERRE, pour les nouveaux noms

 

CLasse 1936-1937

 

Rang de derrière, de gauche à droite
327 26 1  328 26 2  329 26 3  330 26 4
331 26 5

DEQUAIRE

Firmin 

MAZERON

Clément 

PETIT

Georges 

DENIS

Camille 

PINET

André 

332 26 6  333 26 7       
         
Rang de devant, de gauche à droite
334 26 8
335 26 9
336 26 10
337 26 11  338 26 12 
   

MAIGNOL

Clément 

FAURE

Prosper 

FAURE

Marcel 

339 26 13  340 26 14  341 26 15     

GOUYON

Jean 

       
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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 09:56

MARCHAND François, né à Pionsat, le 17 septembre 1875, fils de Blaise et de Marie VELARD. Il a terminé ses études à l'École Normale de Clermont-Ferrand (1892-1895) et obtenu son Brevet Elémentaire en juillet 1892, et son brevet Supérieur en octobre 1895.

 

Il a commencé à Ambert, le 3 juin 1896, avant de prendre congé pour faire son service militaire, le 1er octobre 1896. A son retour, il est affecté comme stagiaire à Saint-Eloy-les-Mines du 1er octobre 1897 au 9 janvier 1898 ; Il est ensuite instituteur à Pionsat du 10 janvier 1898 au 30 septembre 1913, où il passe titulaire le 1er janvier 1900. Le 23 août 1913, il est affecté à l’école de garçons de Saint-Priest-des-Champs et le 10 août 1914 il part faire la grande guerre. A son retour et à partir du 1er octobre 1919 il enseigne aux Ancizes-Comps où il décède le 22 avril 1920.

 

Rapport de l’inspecteur primaire suite à la visite de la classe du 1er avril 1914 :

« M. Marchand est un maître méthodique, actif et énergique. Il a d’ailleurs une très lourde classe puisqu’elle compte généralement plus de 60 élèves présents, pourtant la discipline et l’application générales méritent des éloges ; on sent une classe bien en main.

Dans l’ensemble il me parait y avoir des progrès très sensibles depuis que M. Marchand est à la tête de l’école de St-Priest. Les cahiers sont bien tenus, les élèves lisent et écrivent correctement ; en histoire, en calcul et système métrique, j’ai obtenu des réponses vraiment satisfaisantes.

M. Marchand prépare sa classe avec conscience et soigne particulièrement le choix des devoirs. J’apprécie plus particulièrement les sujets de composition simples, pratiques et pris sur le vif. Il me parait y avoir pour cet enseignement des progrès très marqués… 

M. Marchand a déjà su gagner l’estime et la sympathie de la population.

M. Marchand est un maître en qui on peut avoir confiance, il ne s’est pas laissé déborder par la lourde tâche qui lui incombe. Il conduit sa classe avec sureté et avec méthode. L’ensemble est en bonne voie»

 

Mobilisé le 10 août 1914 au 105e Régiment d’Infanterie de Riom, il est nommé adjudant le 6 septembre 1914. Promu Sous-Lieutenant au 97e Régiment Territorial, 8e Compagnie, à titre temporaire et pour la durée de la guerre à dater du 28 décembre 1914. Passé au 300e Régiment d’Infanterie Territoriale, le 2 juin 1917. Campagne contre l’Allemagne, du 10 août 1914 au 31 janvier 1919. Il est blessé une fois par éclat d’obus et une autre fois par intoxication par les gaz. Titulaire de la Croix de guerre avec étoile de bronze pour sa citation à l’ordre du Régiment N° 36 en date du 4 avril 1916 : « Excellent officier. Le 15 février 1916 a fait preuve de sang-froid et de courage en procédant sous le bombardement à l’évacuation des blessés et au dégagement d’hommes ensevelis sous les décombres. A été légèrement contusionné. »

 

Document Archives Départementales : Série T

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 11:40

Nouveau : Lien sur la fiche de PAYRARD Annet.

 

Ils sont morts :

 

BARGE François, né le 14 décembre 1882, à Perol, commune de Saint-Priest-des-Champs. Fils de Joseph et de Marie TIXIER, cultivateurs à Perol. Marié à Marie Clémence BOUDOL, le 28 juillet 1910, à Saint-Priest-des-Champs.

Soldat. Croix de guerre ; Médaille militaire à titre posthume, par décret du 12 août 1920. Classe 1902. Matricule 1747 au recrutement de Riom. Mobilisé, le 11 août 1914, au 105e Régiment d’Infanterie de Riom, sous le matricule 573.

Décédé des suites de ses blessures de guerre, le 14 octobre 1914, à Ricquebourg (60).

L’acte de décès du 14 octobre 1914, dressé à Ricquebourg (60), a été transcrit à Saint-Priest-des-Champs, le 13 août 1916.

Le corps a été restitué à la famille, le 24 mars 1921.

Il a été inhumé à Saint-Priest-des-Champs, le 26 mars 1921.

Voir sa fiche

 

DEMOULIN Alexandre, sur le MAM de Saint-Priest, pas d’information. De Villemaine.

Certainement lui, Hippolyte Etienne Alexandre, né le 13 août 1882, à Villemaine, commune de Saint-Priest-des-Champs. Fils de François et de Clémence MARCHEIX, cultivateurs à Villemaine.

Pas de trace au recrutement de Riom

 

GILLET Jules, né le 7 janvier 1882, à Perol, commune de Saint-Priest-des-Champs, journalier terrassier. Fils de Jean et de Claudine BOUDOL, cultivateurs à Perol. Marié, à Saint-Priest des Champs le 17 mars 1911, à Marie Anastasie CHAFFRAIX.

Soldat. Matricule 1763 au recrutement de Riom. Mobilisé, le 3 août 1914, au 4e Régiment du Génie.

Blessé, le 8 Septembre 1914, à Noyon, plaie au poumon droit par éclat d’obus.

Décédé dans ses foyers, le 23 octobre 1918, des suites de sa blessure au poumon.

 

PAYRARD Annet, né le 6 juillet 1882, au Mont, commune de Saint-Julien-la-Geneste. Marié à Saint-Priest, avec Marie MARTINON, cultivateurs à la George. Fils de Gilbert et de Anne CHARDONNET, cultivateurs au Mont.

Soldat. Matricule 1765 au recrutement de Riom. Mobilisé, le 2 août 1914, au 217e Régiment d’Infanterie.

Tué à l’ennemi, au combat de la côte 303, à l’Est de Reillon (54), le 20 juin 1915.

L’acte a été transcrit à Saint-Julien-la-Geneste, le 23 novembre 1915. Il est porté sur les monuments de Saint-Julien et de Saint-Priest.

Le corps a été restitué à la famille, le 27 novembre 1921.

Voir sa Fiche

 

Ils en sont revenus :

 

ABAVID Marius, né le 28 décembre 1882, à Lamothe, commune de Saint-Priest-des-Champs. Fils de Joseph et de Eugénie MAZERON, cultivateurs à Lamothe.

Soldat. Croix de guerre, avec étoile de bronze. ; Croix de guerre, avec étoile d’argent ; Médaille militaire, par décret du 15 mars 1921. Matricule 1720 au recrutement de Riom. Mobilisé, le 12 août 1914, au 105e Régiment d’Infanterie.

Blessé au fort de Vaux, le 26 octobre 1916, par balle au bras gauche.

 Cité à l’ordre du Régiment, N° 450 en date du 10 février 1918.

 Cité à l’ordre de la Division, N° 188 en date du 14 décembre 1919.                                   

Contre l’Allemagne, du 12 août 1914 au 31 juillet 1918.

 

BARSSE Annet Eugène, né le 27 septembre 1882, au bourg de Saint-Priest-des-Champs, cultivateur. Fils de Annet et de Marie BEAUFORT, cultivateurs au Bourg.

Soldat. Croix de guerre, avec étoile de bronze. Matricule 1728 au recrutement de Riom. Mobilisé, le 3 août 1914, au 105e Régiment d’Infanterie, passé au 175e R.I., le 28 juillet 1916, passé au 176e R.I., le 23 août 1917, passé au 8e Régiment du Génie, le 1er mai 1918.

Blessé, le 19 juin 1915, cote 303, par éclats de grenade aux jambes et au bras gauche.

Cité à l’ordre du Régiment, N° 282 en date du 22 Décembre 1917.

Contre l’Allemagne, du 3 août 1914 au 27 juillet 1916, du 23 février 1917 au 9 août 1917 et du 9 mars 1919 au 29 avril 1919.

En Orient, du 28 juillet 1916 au 22 février 1917 et du 10 août 1917 au 8 mars 1919.

 

CLUZEL Marien, né le 25 septembre 1882, à Boscavert, commune de Saint-Priest-des-Champs, cultivateur. Fils d’Antoine et de Marie CLUZEL, cultivateurs à Boscavert.

Soldat. Matricule 1757 au recrutement de Riom. Mobilisé, du 6 au 9 août 1914, pour la conduite des chevaux de réquisition. Incorporé, le 7 août 1914, au 53e Régiment d’Artillerie de Campagne, passé au 4e R.A., le 13 février 1915, passé au 107e Régiment d’Artillerie Lourde, le1er avril 1917.

Contre l’Allemagne, du 7 août 1914 au 27 février 1919.

 

FAURE Jean-Marie, né le 31 octobre 1882, à Lamothe, commune de Saint-Priest-des-Champs. Fils de Michel et de Marie BASTERRE, cultivateurs à Lamothe.

Soldat. Matricule 1796 au recrutement de Riom. Mobilisé, le 3 août 1914, à la Section des Commis et Ouvriers Militaires, passé à la 8e S.C.O.A.M., le 3 août 1914, passé au 13e Régiment d’Infanterie, le 15 septembre 1916, passé au 27e R.I., le 27 décembre 1916, passé à la 15e S.C.O.A.M., le 15 décembre 1917, passé à la 13e S.C.O.A.M., le 12 octobre 1918.

Contre l’Allemagne, du 3 août 1914 au 1er mars 1919.

 

FAVIER Eugène François, né le 29 octobre 1882, aux Barsses, commune de Saint-Priest-des-Champs. Fils d’Annet Pierre et d’Antoinette BARTHELEMY, cultivateurs aux Barsses.

Soldat. Matricule 1718 au recrutement de Riom. Mobilisé, le 1er décembre 1914, au 14e Bataillon de chasseurs à Pied, passé au 27e B.C.P., le 30 juin 1915.

Blessé, le 18 septembre 1915, en Alsace, par éclat d’obus au bras gauche.

Réformé, le 21 juin 1916.

Contre l’Allemagne, du 1er décembre 1914 au 21 juin 1916.

 

FAVIER Léopold Gilbert, né le 16 mai 1882, à La Croizette, commune de Saint-Priest-des-Champs, tailleur de pierres à Saint-Julien-la-Geneste. Marié à Espinasse, le 26 juin 1906, avec Marie MONTADARD. Fils d’Annet et de Marie PAYRARD, cultivateurs à La Croizette.

Soldat. Matricule 1723 au recrutement de Riom. Mobilisé, le 12 août 1914, au 14e Bataillon de Chasseurs à Pied, passé au 11e B.C.P., le 22 octobre 1914.

Contre l’Allemagne, du 12 août 1914 au 26 juin 1917.

Mis en sursis d’appel aux mines de Saint-Eloy, du 26 juin 1917 au 10 mMars 1919.

                                            

LASCIOUVE Gilbert, né le 19 janvier, à Lamazière, commune de Saint-Priest-des-Champs. Fils de Gilbert et de Marie THUEL, cultivateurs à Lamazière.

Soldat. Matricule 1733 au recrutement de Riom. Mobilisé, le 29 mai 1915, à la 24e Section des Commis et Ouvriers de l’Administration Militaire.

Réformé, le 27 septembre 1915.

Contre l’Allemagne, du 29 mai 1915 au 27 septembre 1915.

 

NÉNOT Martin, né le 31 août 1882, au Pradeix, commune de Saint-Priest-des-Champs. Fils de Jean et de Marie CHEFDEVILLE, cultivateurs au Pradeix.

Soldat. Matricule 1749 au recrutement de Riom. Mobilisé, le 4 août 1914, au 11e Régiment d’Artillerie à Pied, passé au 102e Régiment d’Artillerie Lourde, le 11 décembre 1915.

Contre l’Allemagne, du 4 août 1914 au 6 mars 1919.

 

POUGHON Philippe Alexandre, né le 13 mars 1882, à Perol, commune de Saint-Priest-des-Champs, maçon. Fils de François et de Marie POUGHON, cultivateurs à Perol.

Soldat. Matricule 1732 au recrutement de Riom. Mobilisé, le 3 août 1914, au 16e Régiment d’Artillerie, passé au 53e R.A., le 18 juin 1915, passé au 16e R.A., le 1er octobre 1917, passé au 176e Régiment d’Artillerie de Tranchée, le 1er avril 1918

Contre l’Allemagne, du 3 août 1914 au 1er mars 1919.

 

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 14:30

La Cour de cassation rejette le pourvoi de X.

 

Paris, le 14 décembre. La chambre criminelle de la Cour de cassation a, au cours de son audience de ce jour, rejeté le pourvoi formé par le nommé X., cultivateur au lieudit de Rochefort, commune de Saint-Georges-de-Mons (Puy-de-Dôme), condamné à mort par la cour d’assises du Puy-de-Dôme le mercredi 26 octobre dernier, pour l’assassinat, dans des circonstances particulièrement atroces et sauvages, le jeudi 17 mars dernier, de deux femmes au hameau des Bruyères, sis commune de Saint-Georges-de-Mons.

 

C’étaient Maître de Lapanouse, qui avait soutenu et défendu devant cette haute juridiction la cause de l’assassin du président Paul Doumer, Paul Gorguloff, et Maître Saint-Marc, qui plaidaient et invoquaient en faveur d’X. des moyens de procédure, de forme (absences possibles de signatures au bas de certaines pièces du dossier). Mais les moyens invoqués ne purent résister aux conclusions déposées par le conseiller rapporteur. Et la chambre criminelle suivit le rapporteur dans ses conclusions et rejeta le pourvoi.

 

Après le rejet de son pourvoi par la Cour de cassation, il ne reste plus à X., l’assassin et le tortionnaire de la veuve Rossignol et de Mlle Marie Loiseau, qu’à espérer en la clémence présidentielle. On sait que le jury du Puy-de-Dôme a signé un recours en grâce en faveur d’X. Le dossier va être incessamment transmis à la Commission des grâces, à la Chancellerie, qui statuera et donnera son avis. Après, M. Albert Lebrun, président de la République, fera appeler à l’Elysée les deux défenseurs du condamné à mort, Maîtres J. Robin et M. Berthon, qui viendront plaider une dernière fois la cause de leur client et tenteront de sauver sa tête. Il est peu probable qu’une décision intervienne avant une dizaine de jours, c’est-à-dire au cours de la dernière semaine de décembre.

 

Il sera guillotiné à Riom, le 9 février 1933.

 

Les condamnés à mort en France

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 00:03

Comment on soigne au 18e siècle entre Cher et Sioule, par J. SEMONSOUS

Revue d’Auvergne, tome 74, N° 3, année 1960.

 

 

Remèdes d’almanach

 

Pour prévenir, pour éviter et pour guérir les diverses maladies, de quels moyens disposait-on au 18e siècle ?

Il y avait d’abord des guérisseurs et des guérisseuses qui se chargeaient de vous faire passer, avec des prières marmottées et force signes de croix, non seulement le feu d’une brûlure, mais encore qui possédaient pour chaque cas un remède infaillible qui n’empêchait guère de souffrir et personne d’aller au « cemetière ». On connaissait ce remède de père en fils, de mère en fille, depuis on ne peut dire combien de générations. L’histoire ne va-t-elle pas jusqu’à nous transmettre le nom de ces « Marques » qui, à Saint-Gervais, étaient célèbres depuis le 15e siècle, dit le chanoine Audigier dans son « Histoire d’Auvergne » (1899) ?

D’ailleurs, qui pouvait lire avait dans les almanachs de l’époque, mille remèdes, tous plus sûrs les uns que les autres, surtout à base de plantes, mais aussi de poudres les plus invraisemblables qui paraîtront au profane une vaste plaisanterie, mais dans lesquels la thérapeutique et la pharmacopée pourront reconnaître, parfois, l’équivalent des formules modernes du Codex.

            En voici quelques-uns de ces bons remèdes tirés de « l’almanach salutaire et économique pour la province d’Auvergne, 1774 ».

 

Voici ma petite sélection.

Tisane de santé

Prenez une demi-mesure[1] d’avoine bien nette et bien lavée, une poignée de chicorée sauvage ; faites bouillir le tout dans six pintes[2] d’eau pendant trois quarts d’heure, ajoutez-y une demie once[3] de crystal minéral[4] et un quarteron[5] de miel blanc ; laissez bouillir le tout pendant encore une demie heure. Ensuite, coulez la liqueur à travers un linge et la conserver dans une cruche propre.

Vous prendrez tous les matins à jeun deux verres de cette tisane et vous continuerez l’usage pendant quinze jours… Cette boisson ne cause ni tranchée ni douleur ; elle tient le ventre libre, provoque les urines, dégage le cerveau, nettoie les viscères, procure le sommeil facile, engraisse et rafraîchit, délivre les membres de toute pesanteur, fortifie le corps, donne à l’esprit plus de gaieté, de sorte qu’elle peut passer pour un remède qui guérit un grand nombre de maladies… Ce remède a été expérimenté sur un bon nombre de personnes qui ont été guéries de maladies invétérées. Un médecin nommé de Sainte-Catherine a vécu, par la vertu de ce remède, près de 120 ans.

 

Remède contre le rhume

Faites bouillir dans une pinte d’eau avec trois ou quatre pommes reinette pelées et coupées en quatre tranches, pour la valeur d’un sol d’hysope[6] et de réglisse[7] ; faites réduire cette décoction à une chopine[8]. Passez sur un linge fin, ajoutez-y quatre onces de sucre ; faites ensuite réduire le tout à moitié et à petit feu. Vous en boirez matin et soir, deux cuillerées pleines. Le rhume le plus opiniâtre et le plus violent cesse en quatre jours.

 

Remède pour apaiser dans la minute le plus violent mal de dents

Il faut prendre une cuillerée de poivre en poudre et deux sucres râpé qu’on amalgame avec un peu d’eau-de-vie. On met ce mélange sur une pelle rouge en la remuant avec un couteau ou avec un morceau de bois jusqu’à ce qu’il soit en caramel. On le verse ensuite sur du papier et lorsqu’il est refroidi, on en prend la grosseur d’un grain de froment qu’on applique sur la gencive au-dessus de la dent  qui cause le mal ; aussitôt, on est soulagé… Ce topique fait beaucoup cracher et picote vivement la gencive, mais la douleur est apaisée sur le champ.

 

Remède contre la dysenterie

Faites une soupe avec du papier blanc[9] déchiré et bouilli dans du lait avec un peu de sucre candi[10]. Trois ou quatre soupes tirent d’affaire ; c’est ce qu’assure un homme qui a pratiqué longtemps dans les troupes.

L’effet de cette soupe est sans doute que le papier ainsi bouilli forme une espèce de colle qui s’arrête le long des intestins, en humecte les parois et par là les adoucit, les rafraîchit et rend ainsi aux vaisseaux leur souplesse et conséquemment empêche le sang d’en sortir et lui fait reprendre son cours naturel.

 

Deux derniers… Et certainement les meilleurs !

Remède pour les tremblements des mains

Prenez un pot d’urine d’une jeune personne saine, autant d’eau où les forgerons éteignent le fer ; faites-y bouillir six poignées d’armoise[11] jusqu’à diminution du tiers. Il ne faut point passer cette liqueur, mais se servir de cette liqueur pour se frotter les mains, les poignets…

 

Préservatif contre la petite vérole

Porter habituellement sur soi un étui rempli de mercure est un puissant préservatif et même un moyen sûr de ne l’avoir jamais. D’autres se contentent de porter sur eux un tuyau de plume rempli du même minéral et bouché avec de la cire.

Pour éviter que la petite vérole ne marque trop profondément le visage, on recommande de passer avec une plume sur le visage, une pâte faite de craie pulvérisée délayée dans de la crème nouvelle.

Pour faire passer les taches que la petite vérole laisse sur le visage, prenez une quantité raisonnable de limaçons avec leur coquilles, pilez-les avec parties égales de sucre candi, faites un mélange, oignez-en le visage ; il est efficace pour effacer ces sortes de taches.

 



[1]: Demi-mesure : Demi-boisseau, mesure valable suivant les régions, sans doute sept à huit litres. L’avoine est un calmant.

[2] Pinte : Mesure de capacité pour le vin et l’eau-de-vie contenant près de notre litre mais qui variait un peu suivant les régions.

[3] Once : Poids de 1/16 de l’ancienne livre, soit 31 à 32 gr. Environ.

[4] Crystal minéral : Nitrate de potasse fondu à 300° environ.

[5] Quarteron : Le quart d’une livre, soit 120 à 125 gr.

[6] Hysope : Sommité florale de l’hyssopus officinalis. Fluidifie les sécrétions bronchiques et encore stimule l’estomac.

[7] Réglisse : Glycyrrhiza glabra. Papilionacée dont le rhyzome contient un glucose dit glizine. Adoucissant en infusion.

[8] Chopine : demi-pinte.

[9] Papier blanc : Papier de chiffons, comme celui d’Ambert.

[10] Sucre Candi : Sucre de canne cristallisé à demi et transparent.

[11] Armoise : Herbe de la Saint-Jean, tonique, excitante et emménagogue.

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 08:34

LEBARD Jean, célibataire, né le 16 décembre 1866 à Brousse. Breveté à la session de juillet 1883, entré en fonction le 16 décembre 1883.

Il a exercé au Bladeix, commune de Saint-Priest-des-Champs à partir du 1er mai 1909 et jusqu’au 30 septembre 1912.

 

Rapport de l’inspecteur primaire après sa visite du 22 mai 1911.

Munis d’un brevet élémentaire et du Certificat d’Aptitude Pédagogique.

Quand l’école neuve du Bladeix sera faite et qu’il y aura lieu de l’habiter, le fonctionnaire qui est neurasthénique (affection nerveuse) et qui souffre de rhumatismes contractés dans les locaux scolaires humides et froids, désirerait, alors seulement, un poste dans une commune de l’arrondissement de Riom, sans mairie, sain, peu chargé, un climat très tempéré, très clément, à mi-côte, rapproché des moyens de communication, où il puisse trouver une pension convenable à un prix modéré.

 

Nombre d’enfants de la section : 53 enfants dont :

Agés de 2 à 5 ans : 7 garçons et 9 filles ;

Agés de 5 à 13 ans : 22 garçons et 15 filles.

 

Nombre des élèves :

Inscrits : 21 garçons et 13 filles ;

Présents ce-jour : 19 garçons et 10 filles.

 

Le local médiocre, mais qui pourrait être tenu avec plus de soin. Veiller davantage à la propreté des élèves.

M. Lebard fait des efforts, il ne manque ni de conscience, ni de bonne volonté et sur certains points les résultats sont assez encourageants.

Les cahiers sont assez bien tenus, les enfants lisent avec assez d’aisance ; on obtient de quelques-uns d’entre eux des réponses assez satisfaisantes.

Exemple : En récitation à propos de la poésie de Lamartine « le vieux paysan aveugle ».

Mais pourtant il y a des points faibles :

1°) L’enseignement du calcul donne des résultats vraiment médiocre. On ne sait pas résonner des problèmes très élémentaires ; des enfants de 12 ans ne savent pas multiplier un nombre par cent ; on ne fait pas de calcul mental.

2°) Vous n’exigez pas de vos élèves assez d’effort personnel. Vos devoirs notamment ne sont pas assez variés ; je relève des résumés d’histoire qui sont amplement des copies ; en géographie je ne trouve que des listes de départements et de sous-préfectures. Tous les devoirs de composition française sont les mêmes d’un cahier à l’autre ; ce sont des corrigés copiés. Il faut que tous les exercices exigent un effort de réflexion.

3°) Vous ne faites pas assez travailler toutes vos divisions de front. Trop d’élèves restent inoccupés.

 

M. Lebard est malade ; mais sa grande maladie n’est-elle pas un peu de manquer d’énergie. Sans doute il a de la bonne volonté ; sur certains points il obtient des résultats assez satisfaisant, mais je voudrais qu’il essaye d’être plus actif, qu’il s’efforce de rendre sa classe plus vivante et de faire travailler tous ses élèves à la fois.

 

 

Lettre du 27 septembre 1911 à Monsieur le Ministre.

Le hameau du Bladeix, commune de Saint-Priest-des-Champs, département du Puy-de-Dôme, est pourvu d’une école dirigée par Monsieur Lebard, instituteur.

Les habitants et pères de famille du hameau du Bladeix et des hameaux avoisinants après avoir protestés  de leur fidélité et de leur dévouement à la cause de l’enseignement laïc, se déclarant mécontent de la façon dont on instruit leurs enfants.

Une pétition a été adressée à M. le Préfet à ce sujet, voient que leur demande n’a eu aucun résultat puisque M. Lebard doit rejoindre son même poste.

Voyant que Monsieur le ministre est participant  de l’instruction des enfants, ils le prient de vouloir faire prendre leur demande en considération.

Signée en groupe.

 

Pétition

 

Les habitants du hameau du Bladeix et des hameaux avoisinants à Monsieur le Préfet du Puy-de-Dôme

 

Les soussignés habitants et pères de famille du hameau du Bladeix et des hameaux avoisinants, après avoir protesté de leur fidélité et de leur dévouement à la cause de l’enseignement laïc, se déclarent mécontent de la façon dont on instruit leurs enfants.

Ils se voient dans l’obligation et jugent qu’ils sont en droit, qu’il est même de leur devoir de porter à la connaissance de M. le préfet les constatations suivantes :

1-      Les résultats de l’enseignement donné par Monsieur Lebard ont été insignifiants pour les enfants de 6 à 8 ans, nuls, sinon négatifs.

2-      Depuis 3 ans que M. Lebard est au Bladeix les élèves se servent des mêmes manuels. Ils croient se baser la dessus  pour dénoncer l’inefficacité et la marche trop lente d’un enseignement qui ne se révèle que par des défauts.

3-      Il a fallu la pression et l’autorité du maire et de l’adjoint de la commune de Saint-Priest pour faire accepter à M. Lebard, au mois d’avril 1910, des enfants qui étaient à cette époque âgés de plus de 6 ans.

4-      Il est attristant de voir que quelques pères de familles, après constatation de l’ignorance dans laquelle végètent leurs enfants, ont mis ceux-ci en pension dans les communes voisines pour leur faire donner un enseignement qu’ils devraient recevoir à proximité de chez aux.

Pour la rentrée, un grand nombre d’autres pères de familles se préparent à suivre la même voie.

 

Etant donné ces observations qui sont les signes non équivoques d’une décadence regrettable, ils se croient en droit d’attendre Monsieur le préfet, un remède à une telle situation.

Le Bladeix le 3 septembre 1911.

 

 

Le 20 octobre 1911 lettre de l’inspecteur d’académie à M. Lebard  

 

Lors de la dernière visite de votre école, le 22 mai dernier, l’inspecteur primaire a constaté votre manque d’énergie et la médiocrité de votre enseignement.

Depuis, à plusieurs reprises, j’ai reçu des plaintes émanant de nombreux pères de famille et signalant l’insuffisance de votre enseignement.

Si je consulte votre dossier, je constate que dans les différents postes où vous avez exercé vous avez été l’objet des mêmes plaintes.

Vous avez invoqué devant monsieur l’inspecteur primaire, pour votre défense, l’état précaire de votre santé. M. l’inspecteur primaire vous a donné de bons conseils que vous ne paraissez pas avoir suivis puisque les plaintes ont reparu.

Je vous prie de me fournir vos explications et de me faire connaître si réellement vous avez l’intention de vous amender, si vous vous sentez l’énergie nécessaire pour remplir tous les devoirs de votre fonction.

Dans le cas contraire et si vraiment votre état de santé ne vous laisse plus la possibilité de faire tout votre service, ne pensez-vous pas que le moment soit venu de songer à la retraite. Le 15 décembre 1911, vous avez en effet 45 ans révolus et plus de 25 ans de services. Vous vous trouverez donc dans les conditions voulues pour être admis à la retraite, comme hors d’état de continuer vos fonctions.

Je vous prie de vous consulter à fond et de ma faire connaître très prochainement les résolutions que vous aurez prises.

De toute façon, il faut sans retard sortir d’une situation qui amène périodiquement les réclamations de la population et nuit considérablement à l’intérêt supérieur de l’école laïque qui est notre raison d’être.

 

Il a fait la rentrée scolaire à Marcillat, le 1er octobre 1912

A été admis à la retraite à partir du 1er octobre 1918.

 

Archives Départementales – T

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 23:45

Aignan LEGROS

 

C’est tout à fait par hasard, en feuilletant l’état-civil de la paroisse de Châteauneuf-les-Bains, que je suis tombé sur l’acte de mariage d’Aignan Legros.

Pour ceux qui ne savent pas, M. Legros a fait partie du paysage de la commune en participant plusieurs années au Conseil municipal. Agent municipal de la commune de Saint-Priest à partir de 1793, puis adjoint au maire de cette même commune de 1799 à 1815.

Il s’est marié quelques jours avant la Révolution et a certainement était obligé de quitter le château de Châteauneuf, si ce n’était pas déjà fait, pour pouvoir trouver sa deuxième épouse. C’est ce mariage qui a permis à Agnan de rencontrer son nouveau beau-frère, Pierre Charles BAISLE et c’est certainement lui qui l’a décidé à venir s’installer à Saint-Priest.

Tout ceci ne sont que des suppositions !

 

 

LEGROS Aignan,régisseur du château de Châteauneuf, puis notaire royal. Il est né le 10 juillet 1752, baptisé le 11, à Choignes, diocèse de Langres (Haute-Marne), décédé à Saint-Priest, les Barsses, le 7 août 1829[1] ; fils de défunt Claude et de Jeanne BOILLETOT ; il épouse en premières noces, le 26 janvier 1779[2] à Châteauneuf, paroisse de St-Cirgues, Renée CHARDONNET[3], mineure, née vers 1760, décédée à Châteauneuf  le 24 octobre 1782[4], fille de défunt Cirgues et de Marie BICHARD du village de Chambon de cette paroisse ; puis en secondes noces, le 15 juin 1789 à Blot-l’Église[5], Jeanne Marie BAISLE, née à Blot le 20 novembre 1766, décédée à St-Priest, les Barsses, le 4 juin 1829[6], fille de Jean-Baptiste, procureur d’office, notaire royal, avocat au parlement, et de Gilberte MORANGE, habitants de Blot.

Sont issus du premier mariage :

            1 – Renée LEGROS, née au château de Châteauneuf, le 4 décembre 1779[7], décédée à Pionsat, le 23 octobre 1848[8], mariée[9] à Pionsat le 30 brumaire An VII (20 novembre 1798)[10], avec Charles ANDRÉ, greffier de la justice de paix de Pionsat, né à Pionsat, le 8 janvier 1774, décédé à Pionsat le 6 décembre 1845[11], fils de défunt Jean Olive et de Marie FARGHON, habitants du bourg de Pionsat.

            Sont issus :

1-      ANDRÉ Agnian, né à Pionsat le 18 vendémiaire An VIII (10 octobre 1799), marié à Pionsat, le 1er février 1837[12], avec DEGEORGE Gilberte Françoise Hortense, née à Pionsat, le 21 août 1811, fille de défunt Gilbert et de Marie Anne MAYMAT ;

2-      ANDRÉ Jean, né à Pionsat le 17 ventôse An IX  (8 mars 1801) ;

3-      ANDRÉ Jeanne, née à Pionsat le 20 ventôse An XI (11 mars 1803) ;

4-      ANDRÉ Françoise, née à Pionsat le 28 floréal An XII (18 mai 1804) ;

5-      ANDRÉ Gilbert Charles, né à Pionsat le 20 mars 1806, décédé à l’hôpital de Toulon (var) le 7 décembre 1830 ;

6-      ANDRÉ Frédéric Marie Michel, percepteur habitant les Barsses, commune de Saint-Priest-des-Champs, né à Pionsat le 11 janvier 1811, marié à Pionsat, le 28 décembre 1836[13], avec Marie Clara MAYMAT, née à Pionsat, le 1er mars 1817, fille d’Antoine et de Marie Virginie CONCHON ;

Sont issus de ce mariage :

1-      ANDRÉ Antoine, né le 4 novembre 1838 à Saint-Priest[14], les Barsses ;

2-      ANDRÉ Jean Olive Lucien, né le 21 novembre 1848 à Saint-Priest, les Barsses ;

3-      ANDRÉ Marc Annet Bravy, né le 20 janvier 1851 à Saint-Priest, les Barsses ;

4-      ANDRÉ Marie Anne Virginie, née le 20 janvier 1851 à Saint-Priest, les Barsses.

7-      ANDRÉ Émile Jean Olive, né à Pionsat le 1er avril 1813, marié à Pionsat, le 25 février 1839[15], avec Jeanne Stéphanie PANNETIER, née à Pionsat, le 11 décembre 1818, fille de Gervais, percepteur à vie, Capitaine en retraite, Chevalier de la Légion d’Honneur, et de Magdelaine BOUCHARDON ;

8-      ANDRÉ Marie Gilberte, née à Pionsat le 11 juin 1817 ;

9-      ANDRÉ Lucille Andrée, née à Pionsat le 1er mars 1823, décédée à Pionsat le 1er mars 1823 ;

10-  ANDRÉ Jean Olive, né à Pionsat le 4 septembre 1825, décédé à Pionsat le 27 septembre 1828.

 

            2 – Nicolas LEGROS, né au Château de Châteauneuf, le 4 décembre 1780[16].

            3 – Jeanne Françoise LEGROS, née au château de Châteauneuf, le 17 novembre 1781[17], décédée le 2 novembre 1851 à Saint-Priest[18], les Barsses, mariée à Saint-Priest-des-Champs, le 20 pluviôse An IX (9 février 1801)[19], avec Etienne ROY, né le 8 août 1769 à la Roche-Blanche, fils de défunt Pierre et de Marguerite RAYNAUD



[1] Témoins : Agnian ANDRÉ, greffier de justice de paix, et Jean-Charles ANDRÉ, étudiant en médecine, petits-fils du défunt.

[2] 6 E 100/3 – page 65 : Témoins : Messire Pierre ARCHIMBAUD de la GARDE, bailli de Châteauneuf, Me Antoine ASTAIX, notaire royal et procureur fiscal de la justice de Châteauneuf, Me Gilbert RANCE, greffier et notaire ordinaire de la même justice, paroisse de Saint-Angel, Pierre DETAIX, Jean PINEIX et Michel BICHARD

[3] Autorisée par Marie BICHARD, sa mère, et par Renée CHARDONNET, sa tante et tutrice.

[4] 6 E 100/3 – page 206 : Jean CHARDONNET, son frère, soussigné, Marie BICHARD, sa mère, femme en secondes noces de Gilbert CHAVRIER, Pierre BREMONT, cousin, soussigné.

[5] 3 E 43/5 – page 51 : Jean-Baptiste BAISLE, père de l’épouse, Pierre Charles BAISLE, son frère, Gabriel Pierre ASTAIX, notaire royal et Jacques SUCHET, procureur.

[6] Témoins : Pierre Charles BAISLE, notaire royal, frère, et Joseph Jean-Baptiste BAISLE, son neveu.

[7] 6 E 100/3 – page 72 : Parrain et marraine : Gilbert CHAVRIER, époux de Marie BICHARD ; Renée CHARDONNET, tante de l’enfant.

[8] 6 E 279/21 – page 100

[9] Demeurant aux Barsses, commune de St-Priest.

[10] 6 E 279/11 – page 57 Témoins : Jacques JALADON de Pionsat, Gilbert JALADON de moulins, Agnan LEGROS de St-Priest, Jean-Baptiste BAISLE de Blot-l’Église.

[11] 6 E 279/21 – page 67

[12] 6 E 279/14 – page 114 : Jean-Baptiste BOUTAREL, officier de santé, François Annet Marie DEGEORGE, cousin de l’épouse, Frédéric Michel Marie et  0201mile Jean Olive ANDRÉ, frères de l’époux.

[13] 6 E 279/14 – page 104 : François Honoré MAYMAT, grand-père de l’épouse, Jacques BATHIAT, son cousin, Agnan et Jean Olive ANDRÉ, frères de l’époux.

[14] 6 E 408/6 – page 121 : Antoine MAYMAT, grand-père de l’enfant et Jean DUMAZET, cultivateur aux Barsses.

[15] 6 E 279/15 – page 5 : Agnan et Michel Marie Frédéric ANDRÉ, frères de l’époux, Gilbert TAILHARDAT, notaire à Saint-Maurice, François BIDEAU, propriétaire à Pionsat.

[16] 6 E 100/3 – page 84 : Parrain et marraine : Nicolas BERTINOT, avocat au Parlement ; Marie BICHARD, grand-mère maternelle de l’enfant.

 

[17] 6 E 100/3 – page 90 : Parrain et marraine : Jean CHARDONNET, oncle maternel, blanchisseur de toiles ; Françoise CHARDONNET, tante maternelle, représentant Jeanne BOILLETOT, grand-mère paternelle de l’enfant.

 

[18] 6 E 408/16 – page 60 : Auguste JUILHARD, gendre de la défunte, et Frédéric André, son neveu, propriétaires aux Barsses.

[19] 6 E 408/8 – page 66 : François VERDIER, cousin de l’époux, propriétaire à la Roche-Blanche, Charles Amable MAZERON, propriétaire à Buffevent, Joseph VERNIOL, notaire public à St-Priest, Agnan LEGROS, père de l’épouse, Claude PRADON de Clermont-Ferrand, Nicolas LEGROS, frère de l’épouse, habitant les Barsses.

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 08:35

X. est condamné à mort

La défense obtient du jury la signature d’un recours en grâce

 

Riom, 26 octobre. – Les abords du palais sont beaucoup moins animés ce matin. Le public se réserve pour la grande mise en scène de l’après-midi, qui comportera de longues et pathétiques plaidoiries, puis un verdict solennel, entraînant, peut-être, une condamnation à mort.

Une brève audience (de 9 à 10h.) est consacrée aux dépositions de quelques témoins à décharge.

MM. Champomier, Pailloux, Verdier, Vernadel, Mmes Montroy, Astier, Faure, Martin, ont connu l’accusé à des titres divers.

« X., disent-ils en substance, était de caractère peu sociable, mais assez bon travailleur. Sa réputation, certes, n’est pas sans tache, mais nous n’avons jamais eu à nous plaindre de lui. On peut le considérer comme un esprit faible, non pas comme un imbécile ou un idiot. »

On en termine par la lecture des déclarations écrites de Mme Lescuyer, ex-institutrice :

« Le jeune X. était un enfant anormal. Je n’ai pu lui apprendre à lire ni à écrire. »

 

La casquette d’X.

Sur la demande de M. le Président Tonnadre, le commissaire Buffet déballe et montre aux jurés les pièces à conviction : Un fusil, les vêtement lavés le lendemain du double crime, une semelle de paille et une gravelle où l’on distingue encore des taches de sang.

X., cependant, s’inquiète et se penche vers ses défenseurs :

« Ma casquette ? Qu’est-ce qu’ils ont fait de ma casquette ? Ils m’en ont perdu une déjà !... »

Puis il se confine à nouveau dans son attitude de la veille : Immobilité stricte, apathie, ignorance apparente des choses et des gens qui l’environnent.

En l’absence de M. le docteur Genil-Perrin, dont l’arrivée fut annoncée la veille, l’audience est levée bien avant l’heure du déjeuner.

 

M. le docteur Genil-Perrin

            A 13 heures, tandis qu’au dehors une foule avide de sensations fortes fait le siège en règle des portes d’entrée, la salle d’audience s’emplit aussi complètement que la veille.

            Dans une atmosphère déjà lourde, le public est sage. Si les crimes d’X ; suscitent l’horreur, sa personnalité n’excite nullement les passions ; et c’est très bien ainsi.

            On va entendre M. le docteur Genil-Perrin, dont la déposition est attendue avec une vive curiosité.

            M. le docteur Genil-Perrin, médecin-chef des Asiles d’aliénés du département de la Seine, est le seul qui ait pu se rendre à Riom, parmi les trois experts parisiens commis à l’examen mental de l’accusé.

            Sa venue à la barre donne lieu à une discussion courtoise, au cours de laquelle s’affrontent et se distinguent le témoin et la défense.

            X. est-il un dément, puisqu’aussi bien la question de la démence est posée par l’article 64 du Code pénal ?

            M. le docteur Genil-Perrin s’en explique avec aisance et netteté :

            « X ;, sujet fruste, possède un sens suffisant de la vie pratique. Il n’a point d’idées délirantes ni d’hallucinations, mais un penchant certain à déguiser la vérité, ainsi qu’une perversion instinctive qui précisément l’a conduit au crime.

            Assez intelligent pour connaître que le vol, l’assassinat, l’incendie sont répréhensibles, il est donc pleinement et entièrement responsable des crimes qui lui sont reprochés.

            Me Berthon – L’accusé peut-il être considéré comme un pervers constitutionnel ?

-          Oui, évidemment, mais la perversion conduit au crime. Elle ne l’excuse pas…

-          Sa volonté lui permettait-elle de résister à ses instincts ?

-          Cela n’est plus de la médecine légale ! »

Mais voici Me Robin qui se lève. Une passe d’armes brillante va s’engager, qui conduira l’auditoire sur les chemins ardus de la spéculation philosophique :

Me Robin – Le rapport des éminents experts contient une phrase exprimant la négation de toute débilité mentale chez l’accusé, puis une autre laissant aux juges le soin d’apprécier dans quelle mesure il convient de tenir compte de cette même débilité.

-          Le témoin peut-il expliquer cette contradiction ?

-          Il n’y a pas de contradiction. Nombre d’individus sont des débiles mentaux relatifs. C’est une affaire de conscience ; cela ne se mesure pas. Aussi bien la médecine légale n’est-elle pas une sorcellerie : le bon sens doit régner sur elle.

-          Cette débilité « relative » de l’accusé a-t-elle des origines ? Lesquelles ?

-          Il n’est rien sans cause, rien, dans la matière qui nous occupe, sans origines d’ordre constitutionnel ou d’ordre occasionnel. Mais de telles recherches, si elles peuvent procurer, au laboratoire, une satisfaction de l’esprit, sont d’un intérêt nul au point de vue médico-légal…

-          La psychologie d’X ; résulte-t-elle à la fois de son hérédité et de causes occasionnelles ?

-          C’est probable, mais on en pourrait dire autant de chacun de nous.

 

Et malgré les tentatives de Me Robin, le témoin persiste à affirmer l’intérêt purement spéculatif des considérations où veut l’entraîner la défense :

            « Que souhaite-ton savoir en ce lieu ? – Si l’accusé est responsable ? – Il l’est, j’en ai la conviction.

Me Robin – N’y a-t-il pas une « folie morale », c’est-à-dire une folie perverse, instinctive ?

-          Des mots !

-          N’y a-t-il pas des pervers qui possèdent le sens moral, tandis que certains autres en sont dépourvus ?

-          Et d’abord, qu’appelez-vous « sens moral » ?

 

Me Robin pare victorieusement ce trait et insiste sur le manque total d’affectivité qui caractérise son client. Mais en vain :

« Quand je sais que l’accusé a tué, volé, brûlé, quand son entourage immédiat le tient pour un voleur et un paresseux, je n’ai pas besoin d’examiner son affectivité ni son sens moral. »

 

L’accusation, qui n’a pas bronché, se contente d’enregistrer brièvement ces conclusions dernières, et M ; le docteur Genil-Perrin se retire après avoir salué d’un léger signe de tête son adversaire d’un instant.

L’audience est suspendue à 14 h.

 

Le réquisitoire

            M. l’avocat général Ampoulange, qui s’exprime avec sobriété et qui se tient fort habilement dans le voisinage intellectuel du juré moyen, est un adversaire redoutable pour la défense.

            Dans un réquisitoire très complet, il montre toute l’horreur des crimes commis par X., réfute par avance les arguments qui tendront à prouver son irresponsabilité, même partielle, et demande avec force le châtiment suprême :

            « La loi, dans ses articles 302, 304, 385 et 434, prévoit quatre fois la peine de mort pour le cas dont nous nous occupons. Or, nous sommes tous, ici, les serviteurs de la loi.

            Jugez donc, d’une âme sereine et pour éviter le crime de demain, cet homme qui ne mérite aucune pitié ! »

L’audience est suspendue à 16 heures 10.

 

Me Robin

            A la reprise, le public, qui a pénétré en masse, reflue jusque sur les marches du tribunal. La température est étouffante.

            Me Robin ramasse toute son énergie pour présenter une défense combien difficile.

            Il prononce une plaidoirie toute scientifique et fait appel, non pas à la pitié, mais à la froide raison, dans cette affaire qui, dit-il, n’est pas une affaire désespérée.

            La froide raison, selon l’éminent avocat, montre qu’il faut tenir compte, non seulement de la réalité horrible des faits, mais aussi du drame mental qui s’est joué, le 17 mars au soir, dans la pauvre cervelle de l’accusé.

            Et vingt détails, vingt arguments viennent fortifier cette thèse.

            Le rapport des experts ? C’est un véritable monument d’hérésies pathologiques, encore que M. Genil-Perrin n’ait pu nier l’existence, chez X., d’une perversion constitutionnelle qui ne répond pas à l’idée vulgaire de la folie, mais qui n’en est pas moins de la démence au sens actuel de ce mot.

            « Si, dans chaque cas, il faut tuer la bête sauvage rencontrée sur la route, il n’y a plus pour l’homme que désespérance…

            Messieurs les jurés, nous sollicitons votre indulgence. Votre devoir social n’est pas d’envoyer à l’échafaud un homme moralement diminué. »

 

Me Berthon

            Il est 17 h. 20 quand Me Berthon prend la parole à son tour. Le jeune avocat parle avec une émotion sincère qui porte sur une partie au moins de l’auditoire.

            Se dressant « contre l’opinion déchaînée », il se livre, sur le cas X., à une analyse psychologique où il découvre les causes véritables du forfait : débilité mentale et morale insuffisante à freiner des appétits criminels.

            La bestialité que montra l’accusé vient à l’appui de la thèse ainsi présentée ; certaines réponses faites par X., lors des premiers interrogatoires, sont elles-mêmes marquées du sceau de l’incohérence et de la folie.

            Et Me Berthon évoque, en terminant, mais pour en écarter aussitôt l’épouvantable vision, la sinistre machine de Deibler.

 

« X., qu’avez-vous à dire ? »

            Ce sont donc les travaux forcés à perpétuité que demandent les deux avocats. Les obtiendront-ils ? On ne sait. Le visage des jurés reste impassible.

            L’accusé, qui n’a manifesté aucune émotion pendant le réquisitoire, a changé d’attitude durant les plaidoiries. Les paumes aux yeux, la tête sur les genoux, il s’est tassé, plié en deux, amenuisé au point de disparaître, littéralement, derrière la planche de son box.

            « X., qu’avez-vous à dire ? » interroge le président.

            Sa chevelure ébouriffée surgit brusquement, tels les diables sortant d’une boîte magique et qui effraient si fort les enfantelets.

            Le voici debout. Il ne pleurait pas. Ses yeux sont rouges, mais secs. Il ne sait ou ne veut répondre et fait tourner sa casquette, stupidement, entre ses doigts.

 

Vingt-deux questions

            X., disait l’avocat général, a mérité quatre fois la mort.

            En fait, parmi les 22 questions qui sont posées au jury, la moitié au moins entraîne le châtiment suprême, au cas d’une réponse affirmative sans admission des circonstances atténuantes.

            A 18 h. 35, les débats sont clos et le jury se retire pour délibérer. X. disparait, emmené par ses gardes.

            Dans les couloirs où s’échafaudent des suppositions et où les gens précis se livrent déjà à des pointages, un bruit, incontrôlable, circule bientôt :

            « Les réponses sont affirmatives, à la majorité ; six voix s’opposent à six autres en ce qui concerne les circonstances atténuantes… »

            Ce serait donc la guillotine, puisque, dans ce cas précis, l’accusé ne bénéficie point d’un partage égal entre ses juges. Dans l’anxiété générale, la salle se garnit à nouveau.

 

Le verdict

            A 19 h. 10, le chef du jury fait connaître les réponses : toutes sont affirmatives, en effet, et le verdict est muet sur les circonstances atténuantes.

            Quelques applaudissements, vite réprimés, éclatent dans les rangs du public…

            Dans le silence rétabli, le chef du jury date et signe.

            « Faites entrer l’accusé ! »

            Il paraît, toujours gauche et stupide, puis il s’assied. Les gendarmes doivent le secouer pour qu’il entende debout les 22 « oui » tombant de la bouche du greffier.

            La casquette au menton, il regarde devant lui, fixement, et semble ne pas comprendre quand l’avocat général requiert, selon la formule, « qu’il plaise à la Cour d’appliquer la peine de mort.

            Le président, à nouveau, l’interroge :

            « X., qu’avez-vous à dire sur l’application de la peine ? »

            On entend dans un souffle :

            « Eh bien, tuez-moi… »

            Il a donc compris enfin ? Ce n’est pas sûr, car pendant qu’on l’emmène à nouveau, il demande une cigarette à l’huissier, puis déclare, sur le ton plaisant : « Allons, je vais voir les négresses ! »

            A 19 h. 30, on apprend que sur les instances des défenseurs, tous les jurés ont signé un recours en grâce.

            La délibération commune du jury et de la Cour, quant à l’application de la peine, est assez brève.

            L’audience reprend bientôt, dans un silence lourd d’angoisse, que trouble seule la parole du président.

            X., seul, est assis. Me Rochette de Lempdes, bâtonnier de l’Ordre des avocats de Riom, remplace les défenseurs qui viennent de se retirer.

            Les attendus défilent, monotones, et nul ne les écoute.

            Puis les articles du code : l’article 12 : « Tout codamné à mort aura la tête tranchée… »

            Celui-là, on l’attendait, mais X. n’a pas tressailli. Il se mouche, longuement.

 

            A 20 heures, c’est la sortie, la ruée vers la place Desaix où s’impatiente déjà une foule énorme.

            X. doit passer là, pour pénétrer dans la maison d’arrêt, où il va revêtir le costume de bure et chausser les sabots des condamnés à mort.

            On veut le voir, une avant-dernière fois, avant l’aube sinistre qui vient d’être promise au bon peuple.

            Mais il ne passe pas, et les badauds de s’émouvoir, sous les lampes éteintes.

            Si, portant. Une petite troupe de gendarmes, longeant les murs à la faveur de l’obscurité, débouche du Pré-Madame après un long détour. Au pas de charge, elle fonce vers la porte à double ventail, qu’entr’ouvre un gardien. Cette proue d’uniformes fend la foule qui n’a pas le temps de se ressaisir et qui oublie même de crier.

            A l’instant que tout disparaît, une injure fuse, cependant :

            « Fumier ! »

            C’est fini. La troisième session des assises est close.

            Elie Cottier

 

 

Archives Départementales – Le Moniteur du Puy-de-Dôme – 5 BIB 3/104– Journal du 17/10/1932

 

Suite et fin de l'article

 

 

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