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18 mai 2022 3 18 /05 /mai /2022 22:29

Né le 5 février 1903 à Saint-Priest-des-Champs (Puy-de-Dôme), mort le 20 septembre 1985 à La Verrière (Yvelines) ; instituteur dans le Puy-de-Dôme ; militant du SNI ; maire socialiste de Fernoël (Puy-de-Dôme).

Fils de Jean ROUCHON, cultivateur demeurant au village de Beaufessoux-le-Petit et de Mariette DEMOULIN, mariés le 12 février 1890.

Fils d’un cultivateur socialiste, Charles Rouchon reçut les premiers sacrements catholiques. Il entra à l’Ecole normale d’instituteurs de Clermont-Ferrand. Exempté du service militaire, il se maria religieusement le 27 décembre 1924 à Giat (Puy-de-Dôme) avec Marie, Antoinette, Clarisse Mazet, née et décédée à Giat, 7 janvier 1902-16 juin 1967, institutrice, fille d’un cultivateur. Le couple eut deux enfants. La fille, née en 1927, fut seulement baptisée ; le fils né en 1944 ne reçut aucun sacrement religieux.

Rouchon, nommé sur un poste double avec son épouse, demeura jusqu’à sa retraite à Fernoël où il fut secrétaire de mairie.

Il adhéra au Syndicat national (CGT) en 1923. Il devint membre du conseil syndical et participa au bureau départemental du Syndicat national des instituteurs au milieu des années 1930. Mais surtout il militait au Syndicat national de secrétaire de mairie instituteurs, dont il assura le secrétariat départemental et, après la guerre, le secrétariat national. Après la guerre il collabora avec Jean-Auguste Senèze, « mon guide, mon ami » selon son témoignage, au secrétariat national du SNI, sur la question des secrétaires de mairie. Gréviste le 12 février 1934 et le 30 novembre 1938, il fut sanctionné d’une retenue de huit jours de salaire.

Partisan d’une attitude pacifiste, il désapprouva la non-intervention en Espagne et les accords de Munich. Membre du Parti socialiste SFIO depuis 1933, secrétaire de la section socialiste de Giat, adhérent au comité antifasciste départemental et au comité de vigilance des intellectuels antifascistes, franc-maçon (loge du Grand Orient de France, « Les enfants de Gergovie », Clermont-Ferrand), il présidait une section de la Ligue des droits de l’Homme. Lors de la campagne des élections législatives de 1936, il mena une active campagne en faveur du candidat socialiste qui fut battu par le candidat du Parti agraire dont l’élection fut invalidée. Lors de la campagne pour ce siège libéré, il fit beaucoup pour assurer la victoire du nouveau candidat socialiste.

Non mobilisé en septembre 1939, Rouchon, comme beaucoup de secrétaires de mairie, aidé la Résistance, les réfugiés, les réfractaires au service du travail obligatoire.

Pendant ses loisirs, Rouchon se consacrait à des recherches historiques sur les documents disponibles dans la région.

Après la guerre, Rouchon collabora plus directement avec Senèze sur le plan national et départemental. Toujours secrétaire du syndicat des secrétaires de mairie instituteurs, dans le cadre de la Fédération de l’Éducation nationale, il en devint le secrétaire national à la fin des années 1940 jusqu’à son départ à la retraite. Il collaborait à L’École libératrice écrivant des articles sur la fonction de secrétaire de mairie dans son rapport avec l’école et les instituteurs. Après le décès d’André Chedot en 1953, directeur de la Caisse autonome mutualiste des secrétaires de mairie-instituteurs, il devint directeur de la Mutuelle retraite des instituteurs secrétaires de mairie qui devint la MRI-FEN dont il fit partie de la direction nationale.

Rouchon, militant socialiste SFIO, fut maire de Fernoël de 1953 à 1959 puis de décembre 1963 à octobre 1964. De 1960 à 1962, son épouse devint maire et il l’épaula.
Sous le premier mandat, l’ancienne mairie fut restaurée en gîtes ruraux. Un hangar fut construit pour abriter le trieur à grains pour les agriculteurs. Les chemins ruraux et des voiries agricoles furent améliorés et des postes téléphoniques installés. En 1956, furent aménagés un terrain de camping, un terrain se sport et de jeux. Depuis 1947, Rouchon projetait de capter l’eau potable. En octobre 1953, il créa une association syndicale pour amener l’eau courante et la commune acquit un terrain pour la source de Chavagnat. En juin 1964, la majorité des conseillers refusa son projet d’alimentation des villages à partir du château d’eau. Il démissionna.

Comme secrétaire de mairie puis comme maire, Rouchon contribua à l’évolution des mentalités (suppression des tas de fumier, création des gites notamment). Il fut à l’origine des gîtes ruraux, nouvelles formes de tourisme apportant des revenus supplémentaires aux agriculteurs. Il impliqua la population en créant un impôt sous forme de journées dues par les administrés en participant aux travaux.

En 1967, veuf, il quitta le Puy-de-Dôme pour s’installer à Paris. Il se remaria le 29 octobre 1971 à Paris (XIVe arr.), avec Françoise Augustine JAUNET.

Rouchon décéda dans l’établissement de maisons de la Mutuelle générale de l’Éducation nationale à La Verrière.

Généalogie simplifiée :

Jean ROUCHON et Gabrielle CHEFDEVILLE

  • François ROUCHON et Marie CARTON, le Davideix
    • Gilbert ROUCHON et Anne MARCHEIX, Lamazière
      • Jean ROUCHON et Françoise CARTON, Lamazière
        • Gilbert ROUCHON et Françoise DENIS, Gandichoux
          • Jean ROUCHON et Marie Amélie DEMOULIN, Beaufessoux-le Petit
            • Charles Michel ROUCHON

 

https://maitron.fr/spip.php?article170497, notice ROUCHON Charles, Michel par Jacques Girault, version mise en ligne le 8 février 2015, dernière modification le 8 février 2015.

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