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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 18:02
Les blessés en août 1914 d'après les registres matricules (C'est peu !)

NÉNOT Marien Jean, né à Visignol, le 15 novembre 1891. Matricule 524 au recrutement de Riom. Incorporé, le 8 octobre 1912, au 98e Régiment d’Infanterie de Roanne.

Il a été blessé vers Sarrebourg (57), le 20 août 1914, par coup de feu à la cuisse droite.

Médaille Militaire à compter du 24 juin 1915, J.O. du 24 juillet 1915, avec la citation suivante : « Belle attitude au feu a été amputé de la jambe droite ».

A 3h.30, le Régiment quitte son cantonnement d’Hermelange pour aller à son emplacement de rassemblement articulé de la veille au soir, Est de Nitting. Il y est rendu à 4 heures. La 25e Division est en réserve d’armée.

Par ordre de la Division daté de 8h.35, la 50e Brigade doit tenir région Hesse, Houchenkoff, Schneckenbusch, pour soutenir la droite du 8e Corps qui attaque dans la direction de Reding partant de Sarrebourg et Bülh. Le 2e Bataillon marche à 9h.30 sur Schneckenbusch. Le 1er Bataillon doit soutenir l’Artillerie Divisionnaire 25 et se porter sur la pente orientale de la croupe 330.

Le 3e Bataillon s’établit à l’Est de Hesse en rassemblement articulé. Le 2e Bataillon gagne Schneckenbusch par le bois de Yungford. Il occupe la lisière Nord du village et s’étend vers l’Ouest le long du canal ; il est assailli par un feu violent d’artillerie et d’infanterie et subit de nombreuses pertes. Il tient pendant deux heures environ mais finit par être obligé d’abandonner le village et résiste difficilement le long du canal vers Neuhoff. Le 3e Bataillon est rapproché derrière le bois Yungford pour recueillir le 2e. Le 2e Bataillon qui ne peut plus tenir à Schneckenbusch et au canal reflue sur le bois de Yungford et le long du canal. Sa retraite est soutenue par des éléments du 3e Bataillon. La retraite se poursuit jusqu’à Hesse poursuivie par l’artillerie qui incendie Schneckenbusch, et qui couvre le bois de Yungford, les abords du canal, de projectiles.

Le 2e Bataillon se reforme, tant bien que mal, à hauteur du Nord de Hesse, derrière un talus. Vers 17 heures, le Régiment reçoit l’ordre de se porter en avant sur Bülh et la partie Est de Sarrebourg. Toutes les autres troupes doivent aussi reprendre l’offensive.

Deux Compagnies du 1er Bataillon qui est en soutien de l’A.D. 25 depuis le matin à l’Est de la Côte 330 ont pu être rappelées et le Régiment se porte à l’attaque dans la direction de Neuhoff (1er Bat., puis 3e, puis 2e).

Jusqu’au pont sur le canal, le Régiment progresse sans pertes. Après le pont du canal il est assailli par les feux d’artillerie et d’infanterie ; ceux-ci partent des tranchées placées à hauteur de Bülh.

La nuit est complète lorsque malgré des pertes énormes le Régiment, mal orienté, divisé, arrive près des tranchées allemandes. Des fractions du Régiment ou de régiments voisins se seraient même tirés dessus. Le 1er Bataillon est arrivé à l’abordage et son chef le commandant de Fabrègues a été blessé et fait prisonnier. La partie du 2e Bataillon restée du côté de la Côte 330 avait marché à l’attaque avec le 86e. Le 2e Bataillon n’est pas allé jusqu’aux tranchées, le 3e non plus. Il y a eu méprise ou panique on ne sait au juste, et les débris du Régiment ont rétrogradés sous le feu de nuit de l’artillerie et de l’infanterie, sur le pont du canal et sur Hesse.

Les Bataillons se sont ralliés, partie au pont du canal à l’Ouest de Schneckenbusch, partie à la lisière Est de Hesse. Le Régiment après s’être reformé a cantonné à Hesse

Extrait du Journal des Marches et Opérations du 98e Régiment d’Infanterie (26 N 672/16)

PERCHER Jean Thierry, né à la Sauvolle, le 4 juillet 1893. Matricule 1876 au recrutement de Riom. Incorporé, le 28 novembre 1913 au 16e Régiment d’Infanterie de Montbrison.

Blessé, le 20 août 1914, à Sarrebourg, Plaie par balle aux deux cuisses.

Cité à l’ordre du Régiment. Croix de guerre, avec étoile de bronze.

Le 19 Août, le combat paraissait sévir sur notre droite dans les forêts montagneuses d’Abreschwiller, et sur notre gauche dans Sarrebourg et aux environs : mais le régiment n'avait pas été engagé. Le 20 au matin, on eut connaissance d'extraits des ordres ; la mission qui nous incombait consistait à tenir sur le plateau Schneckenbusch-Brouderdorff, et même à y attirer l’ennemi. La matinée fut marquée par les mêmes actions d’artillerie que la veille, mais avec plus d’intensité. Le 77 vint compléter l’orchestre des 105, 150 et 210. Une reconnaissance fut envoyée vers la faïencerie et la trouva bien inoccupée (3e et 10e Compagnies), mais bientôt des colonnes d’infanterie allemande, en formation d’approche, apparaissent au Nord du canal. On avait la veille commencé des tranchées : on travaille maintenant à les approfondir. Le feu de l’artillerie devient de plus en plus violent, les pertes commencent à être sensibles : vers 14 heures, le combat prélude par des tirs nourris de mitrailleuses ; en petits paquets, les allemands franchissent le canal, sur des passerelles de fortune, en dépit de notre bombardement. Brouderdorff, tenu par le 139e R. I. (26e D. I.) cède vers 15 heures 30 ; l’ennemi tente d’en déboucher en direction de Schneckenbusch. La bataille bat son plein : Le 16e prodigue des trésors d’héroïsme accumulés pendant les années de préparation morale à la guerre. Le Capitaine PARISOT (3e Cie) atteint mortellement, refuse tous les soins et continue à commander de la voix et du geste : comme il ne peut se mouvoir, il prescrit à un homme de son entourage de le tourner la face vers l’ennemi. Un soldat de la 4e Cie blessé, s’écrit : « maman !» et un sergent qui combat à ses côtés, riposte : « Ici maman, c’est la France ! ». Un mitrailleur, le sergent CHARMAUX, se trouve auprès du Chef de Bataillon quand celui-ci appelle ses agents de liaison pour porter un ordre en première ligne, comme personne ne répond, le sergent prend le pli et part. En cours de route, il a le bras gauche fracassé par une balle. Il se dispose à rejoindre sa pièce, mais aperçoit quelques hommes qui reculent. Il saisit un fusil, court à eux et les entraîne : son œuvre accidentelle achevée, il revient à son poste et refuse de gagner le P. S. Il est atteint quelques minutes après par un éclat d’obus au ventre : il survivra d’ailleurs et deviendra lieutenant. Le Colonel Pentel, le Capitaine Thomas, son adjoint, et une grande partie de leur personnel restent debout à leur poste, le calvaire de la côte 285 ; quelques-uns fument, les autres écrivent, le Colonel dicte. Cependant les blessés et les tués sont déjà nombreux, beaucoup d’Officiers sont touchés ; les fractions maintenues en réserve dans chacun des bataillons s’engagent.

Le champ de bataille est à nous.

Cette rude affaire nous avait causé des pertes extrêmement sévères.

Extrait de l’Historique du 16e Régiment d’Infanterie

BOUDOL Eugène Jean, frère jumeau, né à Perol, le 4 novembre 1886. Matricule 1884 au recrutement de Riom. Mobilisé, le 3 août 1914, au 5e Régiment d’Infanterie Coloniale de Lyon.

Blessé, le 26 août 1914, dans les Vosges, secteur de Baccarat. Croix de guerre.

Départ de Rambervillers à 8 heures.

Arrêt dans les bois au Sud de Brut pour se reposer. Le Régiment est à bout de forces, sans repos, sans vivres, sans sommeil depuis le 19 août.

A 16 heures, arrivée à Saint-Benoît.

Combat de Saint-Benoît, repris à la baïonnette sur les Allemands par le 6e Colonial.

Quelques engagements d’avant-postes.

Extrait du Journal des Marches et Opérations du 5e Régiment d’Infanterie Coloniale de Lyon (26 N 864/2)

GIRAUD Annet Michel Alphonse, né le 9 mai 1888, à Villemaine. Matricule 1448 au recrutement de Riom. Mobilisé, le 3 août 1914, au 14e Bataillon de Chasseurs à Pied de Grenoble.

Blessé, le 26 août 1914, à Ménil (Vosges), plaie au genou droit.

Départ de Biarville et Deyfosse à 3h.30.

5 heures, une reconnaissance de la 3e Compagnie fait connaitre qu’Etival n’est pas occupé.

6 heures, le Bataillon occupe Etival avec la 3e Compagnie qui tient la lisière Ouest de l’Abbaye d’Etival. Le gros du Bataillon est sur la crête dominant Etival à l’Est.

7h.10, ordre du général de marcher sur Raon-l’Etape par le chemin longeant le pied de la Côte de Repy (Rive gauche de la Meurthe) et d’attaquer cette localité en liaison avec le 7e Bataillon. Le Bataillon progresse sous-bois et malgré un feu d’artillerie des plus violents (Artillerie de campagne et obusiers).

Les pertes sont sensibles. Il entre en liaison avec le 7e Bataillon, mais ne pouvant déboucher pour attaquer Raon à la droite du 7e, le Commandant décide d’essayer de déboucher à gauche de ce bataillon.

Au cours de l’exécution de ce mouvement un ordre du Cdt du 14e Corps prescrit d’entrer en liaison avec le 21e Corps. Le Bataillon se dirige donc vers le Col de Thrace où il entre en contact avec un bataillon du 21e R.I. (21e Corps) établi en ce point. Arrivée au Col de Thrace à 13h.20.

A 14h.30 le Bataillon rentre à la Pierre-d’Appel.

A 15h.30, la Compagnie d’avant-garde (4e Cie) signale une Compagnie Allemande dans une tranchée à proximité du Col située au Sud-Ouest de la Pierre-d’Appel.

Le Commandant décide de se replier sur Etival sous la protection de la 4e Cie.

L’ordre de repli n’étant pas parvenu à la 4e Cie, cette dernière est attaquée par la Cie Allemande. La 4e riposte par une attaque à la baïonnette et parvient à se dégager malgré de lourdes pertes. Cette Cie redescend par le Nord, tandis que les 3e et 5e se replient en combattant vers le Sud des bois.

Extrait du Journal des Marches et Opérations du 14e Bataillon de Chasseurs à Pied de Grenoble (26 N 820/9)

TOURNAIRE Julien Joseph, né à Beaufessoux-le-Petit, le 16 mai 1888.Matricule 1449 au recrutement de Riom. Mobilisé, le 3 août 1914, au 38e Régiment d’Infanterie.

Blessé, le 27 août 1914, par éclat d’obus au-dessus du pli de l’aine gauche.

Roville-aux-Chênes est occupé depuis la veille par le 38e Régiment d’Infanterie.

Le 27, vers 8 heures, il commence son mouvement, il gagne les hauteurs à l’Ouest de Doncières et est accueilli par des feux d’artillerie Allemandes.

Vers 14 heures, le 38e rentre dans Doncières.

La lutte d’artillerie qui dure depuis le matin se poursuit avec violence. Pendant ce temps le 86e essaie de se reconstituer.

Le 38e se maintient à Doncières et en avant de la Côte 312 jusque vers 18h.30.

Extrait du Journal des Marches et Opérations de la 49e Brigade d’Infanterie (26 N 509/7)

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Published by jacot63 - dans Grande guerre
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