Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 16:46

Trouvé sur Mémoires des Hommes :

 

ARNAUD Auguste François, né au Teilhot, le 3 décembre 1909, fils d'Hippolyte et de Marie Eugénie BARSSE.

Militaire au 105e R. I. F., Mort pour la France, le 10 avril 1942, à Altenwörth (Allemagne), par noyade au cours d'une tentative d'évasion. Décès transcrit à Saint-Priest, le 8 juin 1943.

Dossier AC-21P-9089

 

BERAUD Marcel Marien, né à Lasciouve, le 30 mars 1907, marié le 28 avril 1935 à Saint-Priest, avec MARTIN Jeanne Marie. Fils de Jean Richard et de Marie Antoinette AUBIGNAT.

Militaire au 404e Régiment de Pionniers, 2e Compagnie, Mort pour la France, le 1er mai 1940, au 20 avenue du Puy-de-Dôme à Clermont-Ferrand, des suites de maladie. Décès transcrit à Saint-Priest, le 10 août 1940.

Dossier AC-21P-20121

 

DUBREUIL Paul Adrien, né au chef-lieu, le 2 septembre 1907, fils de Michel et d'Amable PEROL.

Militaire au 6e R. A. Alpin, Mort pour la France, le 2 novembre 1942, en captivité à Magdebourg (Allemagne).

Dossier AC-21P-174331

 

FOURNON Raymond, né à Saint-Priest, le 24 mars 1916.

Militaire, Mort pour la France, à l'hôpital complémentaire de Clermont-Ferrand, le 12 février 1942.

Dossier AC-21P-186716

 

GOUYON Michel, né à La Chomette, le 5 novembre 1906, fils de Marien Émile et de Marie Louise TIXIER.

Militaire au 53e Régiment d'Artillerie Mixte Divisionnaire, Mort pour la France, le 15 septembre 1940, à Mulhouse (Haut-Rhin). Décès transcrit à Saint-Priest, le 12 juin 1943.

Dossier AC-21P-196318

 

*MARTIN Clément, né au chef-lieu, le 4 juillet 1909, marié le 14 avril 1932 à Saint-Julien-la-Geneste, avec Aline Pauline FAVIER. Fis de François Joseph et de Françoise PAILHOUX

Militaire au 6e Régiment de Pionniers. Mort pour la France, le 30 avril 1945 à Kirsenow (Russie).

Dossier AC-21P-88937

 

*RANCE Michel Élie Julien, pupille de la nation, né au chef-lieu, le 28 mai 1906, marié le 25 janvier 1933 à Paris, avec Alexandra Joséphine GRAND. Fils d'Antonin Eugène et de Maria CLUZEL.

Militaire au 291e Régiment d'Artillerie Divisionnaire. Mort pour la France, le 15 juin 1940 à Auxerre (Yonne).

Dossier AC-21P-142640

 

TIXIER François Marcel, né à Villemaine, le 22 juillet 1910, fils de Jacques et de Marie FAURE.

Militaire au 121e Régiment d'Infanterie Motorisé, Mort pour la France, le 30 mai 1940, à l'Orangerie, rue du Faubourg de Béthune, Lille (Nord). Décès transcrit à Saint-Priest, le 15 juin 1943.

Dossier AC-21P-159431

 

* Mise à jour

 

 

Repost 0
Published by jacot63 - dans Passé simple
commenter cet article
13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 16:41

Il reste encore beaucoup de personnes à identifier !

Classe 1921 SP

 

TIXIER François Joseph 1921 152 11 2 __153_11_3.jpg __154_11_4.jpg__155_11_5.jpg PETIT Antoine Germain Théophile 1921JOUHET Gilbert Francisque 1921

 TIXIER

Joseph

    

 PETIT

Germain

 JOUHET

Gilbert

 __158_11_8.jpg __159_11_9.jpg __160_11_10.jpg MAZERON Pierre Constant 1921 __162_11_12.jpg __163_11_13.jpg __164_11_14.jpg
   

 MAZERON

Pierre

   

Il reste à identifier :

AUBIGNAT Lucien François, né le 16 septembre 1901 à Courtine, fils de Jean et de Marie TIXIER, cheveux châtains, front moyen, nez rectiligne, visage large, 1 m 61.

BOSCAVERT Marcel Francisque, né le 17 avril 1901 au Vernadel, fils de Gilbert Antoine et d'Antoinette CHAFFRAIX, cheveux châtains clairs, front hauteur et largeur grandes, nez busqué et large, visage long, 1 m 73.

DUFFAL Marius, né le 25 janvier 1901 au moulin des Choteix, fils d'André et de Marie FAURE, cheveux châtains, front moyen, nez rectiligne et petit, visage plein, 1 m 64.

FOURNON Michel Constant Elie, né le 29 octobre 1901 au Bladeix, fils d'Hippolyte et de Louise BARGHON, cheveux châtains foncés, front moyen et de petite largeur, nez rectiligne et petit, visage étroit, 1 m 71.

GOY Marius Émile, né le 15 juin 1901, pupille de l'assistance, cheveux châtains, front moyen, nez busqué et grand, visage long, 1 m 71. Réformé

MAZUEL Jean Marie Léon, né le 11 juillet 1901 à Jouhet, fils de Gilbert et de Françoise Amélie GUILHEN, cheveux châtains, front moyen, nez rectiligne, visage plein, 1 m 70.

MOUREUIL Marius, né le 8 juillet 1901 au Bladeix, fils de Jean et de Marie DESPARAIN, cheveux noirs, front moyen, nez rectiligne, visage plein, 1 m 67.

PANOUILLERE Eugène Anselme, né le 8 octobre 1901 à Courtine, fils de Jean et de Francine Adélaïde DUBOSCLARD, cheveux noirs, front moyen, nez cave, visage long, 1 m 63.

PEROL Marius Lucien, né le 11 septembre 1901 à Retailhat, fils d'Annet et de Marie PEROL, cheveux noirs, front moyen, nez rectiligne et de grande largeur, visage large, 1 m 63.

Ceux reconnus :

JOUHET Francisque Gilbert, né le 4 décembre 1901 à Retailhat, fils d'Antoine et de marie FAURE, cheveux noirs, front moyen, nez rectiligne et petit, visage rond, 1 m 61.

MAZERON Pierre Constant, né le 26 avril 1901 à Lamazière, fils de Jean et de Marie LÉCUYER, cheveux noirs, front moyen, nez rectiligne et moyen, visage plein, 1 m 70. Soutien de famille

PETIT Antoine Germain Théophile, né le 10 février 1901 à Beaufessoux-le-Petit, fils Gabriel Marien et de Marie Mathilde SOL, chevux châtains foncés, front grand, nez rectiligne, visage étroit, 1 m 69. Sursis pour études en médecine

TIXIER François Joseph, né le 16 novembre 1901 à Villemaine, fils de Jacques et de Marie FAURE, cheveux châtains, front de petite largeur, nez rectiligne, visage étroit, 1 m 62.

Repost 0
4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 18:33

Saint-Gervais – Les obsèques de l’abbé Prévost

Vendredi, ont eu lieu à Saint-Gervais les obsèques de M. l’abbé Prévost, curé doyen de cette paroisse. Elles ont revêtu le caractère d’un deuil public, tellement le défunt était connu et aimé de toute la population malgré le peu de temps qu’il était demeuré au milieu de ses paroissiens.

En dépit du temps réellement épouvantable, toute la ville avait tenu à accompagner cet homme de bien et les rares personnes qui n’avaient pu suivre le cortège saluaient respectueusement au passage la dépouille de celui qui fut leur meilleur ami.

L’église toute tendue de noir, était trop petite pour contenir tout le monde, et l’offrande donnée par deux prêtres fut interminable.

La funèbre cérémonie a été présidée par M. l’abbé Michy, curé-archiprêtre de St-Amable de Riom, ami du défunt.

Les cordons du poêle étaient tenus par : M ; l’abbé Parys, curé de Biollet, représentant les prêtres du canton ; M. l’abbé Baptifollier, curé de Marat, son ami et ancien condisciple ; M. Basset, premier adjoint, représentant M. le maire de Saint-Gervais empêché, et M. Boyer, conseiller paroissial.   

Le corps était porté par les conseillers paroissiaux et par les conseillers municipaux qui avaient tenu à donner cette dernière marque de sympathie au regretté défunt.

Les deux frères du défunt conduisaient le deuil ainsi que son neveu, M. l’abbé Prévost, étudiant en théologie ; son cousin, greffier à Pionsat, et MM. Les abbés Dumas et Thomas, vicaires de la paroisse.

Nous avons noté les couronnes suivantes : La famille, les prêtres du canton, la ville de Saint-Gervais, la paroisse de Saint-Gervais, le patronage de garçons, les petites filles du catéchisme, les chanteuses, les constructeurs du patronage, etc… etc…

Un grand nombre de prêtres, en habits de chœur ou de ville, accompagnaient le convoi : Tous les prêtres du canton, de nombreux doyens des environs, M. l’abbé Soucille, représentant la mission diocésaine ; tous les prêtres originaires de Saint-Gervais, plusieurs condisciples du défunt, etc…

Nous avons remarqué également M. de Féligonde, de Brenat, où M. l’abbé Prévost fut curé, ainsi que plusieurs de ses anciens paroissiens de Servant, son dernier poste, de Thiers où il fut vicaire de longues années et où il a laissé un excellent souvenir dans toutes les mémoires.

C’est une grande perte que vient de faire le clergé du Puy-de-Dôme et la paroisse de Saint-Gervais. Des hommes comme m. l’abbé Prévost, il en faudrait beaucoup pour le relèvement moral de notre pays ; et l’un de ses anciens élèves est fier de lui rendre ici publiquement un témoignage ému de profonde reconnaissance. J. F. Maréchal

 

Avenir du Puy-de-Dôme – 2 janvier 1911

 

Charensat – Tribunal correctionnel de Riom, audience du 28 janvier – Contrebandier

            Magnin Denis, 51 ans, originaire de Charensat, est poursuivi pour contrebande d’allumettes. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois, car son casier judiciaire accuse un grand nombre de condamnations pour faits identiques. Mais il jure que ce sera bien la dernière fois.

            « Avec le froid qu’il fait, dit-il au président, que voulez-vous que je fasse ? Mettez-vous un peu à ma place ; il faut bien vivre. »

            Pour le mettre au chaud, le tribunal le condamne à mille francs d’amende, qu’il paiera par un séjour en prison, en vertu de la contrainte par corps.

 

Avenir du Puy-de-Dôme – 29 janvier 1911

 

Saint-Gervais – Nouveau docteur

            M. Bonneau, docteur en médecine, vient de s’installer à Saint-Gervais.

            Nous lui souhaitons la bienvenue et nous sommes certain que la population de tout le canton lui fera le plus bienveillant accueil.

 

Avenir du Puy-de-Dôme – 15 février 1911

 

Saint-Gervais – Conseil de révision

            Hier, ont eu lieu, sous la présidence de M. le préfet du Puy-de-Dôme, assisté de M. maison, maire et député, les opérations du conseil de révision.

            94 jeunes gens, dont 28 pour la commune de Saint-Gervais, étaient inscrits ; une dizaine seulement ont été ajournés ou réformés.

            Toute la soirée, les conscrits joyeux et contents de leur sort, ont parcouru les rues de la petite ville au son de la vielle et de la cornemuse. Ils se sont séparés très tard, dans la nuit, après avoir dansé avec entrain, sans souci de la neige qui tombait à gros flocons.

            M. le préfet et les membres de la commission de révision ont été reçus à leur arrivée par M. Maison, député, à l’hôtel Chassagnette, où un déjeuner excellent, suivant la tradition de la maison, a été servi en leur honneur.

            Notons parmi les invités : M. Bon, le nouveau et sympathique lieutenant de gendarmerie ; M. Bascoulergue, directeur de l’école communale, et M. le Dr Pourthier, 2e adjoint au maire, conseiller d’arrondissement. A vrai dire, la présence de M. le Dr Pourthier, aux côtés de M. maison, a surpris quelque peu les habitants de Saint-Gervais et a fait l’objet de bien des commentaires. Et l’avis unanime était que M. le Dr Pourthier était tout heureux de saisir cette occasion de se rapprocher du sympathique député, pour regagner, si faire se peut encore, un peu de la confiance des électeurs qu’il a perdue par sa conduite dans les dernières luttes politiques.

 

Avenir du Puy-de-Dôme – 15 mars 1911

 

Espinasse – Grave accident

            M. François Parret, âgé de 75 ans, revenait, avant-hier, de Gouttières, en conduisant un tombereau de chaux attelé de deux vaches. Se sentant fatigué, il voulut monter sur son tombereau ; mais il manqua le marchepied et tomba sous le véhicule.

            Les roues lui passèrent sur le corps et lui firent de graves blessures. M. Parret se plaint en outre de douleurs internes.

 

Avenir du Puy-de-Dôme – 6 mai1911

 

Châteauneuf – Tombé d’un échafaudage

            Le 9 mai, à Châteauneuf-les-Bains, sur les chantiers de la nouvelle société des Eaux thermales, M. Gaillard, l’un des ouvriers de M. Picandet, entrepreneur de travaux à Saint-Gervais, est tombé d’un échafaudage et a été assez gravement atteint au bas-ventre.

            M. le docteur Bonneau de Saint-Gervais, mandé à la hâte, a prodigué ses soins au malheureux ouvrier.

 

Avenir du Puy-de-Dôme – 11 mai 1911

 

Accident mortel

            Le 12 juin, vers 4 heures du soir, M. Jean Martin, 77 ans, cultivateur à Saint-Gervais, conduisait un tombereau de sable à la gare de cette ville. Comme il dételait ses vaches, le poids du sable fit basculer son tombereau.

            M. martin saisit le timon du véhicule pour l’empêcher de basculer, malheureusement, il ne put faire un contrepoids suffisant et fut projeté à une hauteur de 4 mètres.

            Le malheureux retomba la tête première sur une pierre et se fractura le crâne. La mort fut instantanée.

 

Note personnelle : Martin Jean, fils de Pierre et de Martinon Maria, veuf d’Anne TIXIER, époux de Marie MAZERON.

 

Avenir du Puy-de-Dôme – 16 juin 1911

 

Incendie

            Samedi, 5 août, le train de voyageurs partant de la gare de Saint-Priest-Sauret, à onze heures, a mis le feu aux genêts qui bordent la ligne vers le village de la Rochette-des-Moines. En raison de la sécheresse, les flammes se propagèrent rapidement et bientôt une surface de plus de trois hectares fut en feu.

            A un moment donné, on put craindre que l’incendie n’atteignît les maisons du village. Heureusement il n’en fut rien. Grâce aux secours organisés par les voisins, on put se rendre maitre du feu. Les pertes ne sont pas très considérables. Une meule de blé cependant, appartenant à M. Guillot, de la Rochette, a été complètement détruite.

 

Vol

            Dans la nuit de mercredi à jeudi, des voleurs, pour dédommager sans doute M. Guillot, de la Rochette-des-Moines, des pertes qu’il avait éprouvées dans l’incendie de samedi, se sont introduits dans son poulailler et lui ont dérobé 8 poules et 4 lapins. Tout porte à croire que les voleurs ne sont pas de très loin, et l’audace avec laquelle ils ont opéré laisse supposé qu’ils sont bien au courant des habitudes de la maison. Ce n’est, d’ailleurs, pas la première fois que le poulailler de M. Guillot reçoit la visite de ces renards à deux pattes. Ceux-ci, toutefois, feront bien de ne pas trop multiplier leurs excursions nocturnes, car on a l’œil sur eux et il pourrait leur arriver de sérieux désagréments.

            Une enquête va être ouverte par la gendarmerie.

 

Avenir du Puy-de-Dôme – 12 août 1911

 

Espinasse – Les fantaisies de la foudre

            La foudre tombait, ces jours derniers, sur la maison d’habitation de M. Jean Aubignat, du hameau de Murat, commune d’Espinasse. Le fluide brisa les ardoises de la toiture, pénétra dans le grenier où il éparpilla un tas de blé, brisa deux fenêtres au rez-de-chaussée et lézarda la façade.

Avenir du Puy-de-Dôme – 13 août 1911

 

 

Chute mortelle

            Vendredi dernier, 18 août, M. Pierre Chavrier, 75 ans, du village de la Chassignole, commune de Saint-Gervais-d’Auvergne, était occupé à réparer le toit en chaume d’un de ses bâtiments, lorsque par suite d’un faux mouvement, il fut précipité dans le vide, d’une hauteur de 8 mètres environ. Dans sa chute, il se brisa les deux jambes.

            Relevé par les témoins de l’accident, il fut conduit immédiatement à Châtelguyon, où M. le Dr Groslier réduisit les fractures des jambes. Malgré ces soins, malgré ceux prodigués aussi par le Dr Pourtier, de Saint-Gervais, que l’on fit appeler peu après, M. Chavrier ne put survivre à ses blessures, et lundi soir, il rendait le dernier soupir.

 

Note personnelle : Chavrier Pierre, fils de Chavrier Jeanne, est né à Saint-Priest-des-Champs, le 5 décembre 1837 ; il avait épousé Marie Garachon.      

 

Avenir du Puy-de-Dôme – 23 août 1911

 

Tribunal correctionnel de Riom – Audience du 23 septembre -Bagarre entre voisins

            Les trois frères Saby Jean, 62 ans, Saby François, 58 ans, et Saby Jean aîné, 66 ans, habitant La Roche, commune de Saint-Priest-des-Champs, sont poursuivis pour avoir, dans la soirée du 5 juillet, frappé brutalement un de leurs voisins avec qui ils vivent depuis longtemps en mauvaise intelligence. Ce dernier, Aubignat Marien, 59 ans, fait la déposition suivante :

            « C’était le 5 juillet, vers 6 heures du soir, j’allais travailler dans mon pré, lorsque j’ai rencontré les trois frères Saby qui rentraient au village, conduisant un char de foin. L’un d’eux avait dans sa main une fourche et les deux autres étaient armés de bâtons et de cailloux. Saby Jean s’est avancé vers moi en me disant : « Ah, brigand ! c’est toi qui a cassé notre barrière, tu vas la payer ! » En même temps, il m’a saisi à la gorge et m’a renversé à terre, les deux autres se sont approchés et m’ont criblé de coups ; tous trois m’ont ensuite jeté dans une fontaine et ont tenté de me faire noyer. S’ils n’ont pas réussi, ce n’est pas de leur faute. »

            Les frères Saby nient énergiquement. Aubignat leur en veut depuis longtemps, disent-ils, car il ne leur a jamais pardonné de lui avoir fait perdre un procès, au sujet d’un passage mitoyen.

            Me Goyon défend les frères Saby et il fait remarquer toutes les contradictions des dépositions d’Aubignat, qui a changé à chaque fois qu’il a été interrogé.

            Les frères Saby jouissent d’une excellente réputation.

            Me Goyon, en terminant, demande l’acquittement.

            Le tribunal condamne les trois frères à 100 francs d’amende chacun, avec sursis.

 

Tribunal correctionnel de Riom – 23 septembre - Incendie involontaire

            Sauret Gervais, 57 ans, propriétaire au village de Theil, commune de Saint-Gervais, est poursuivi pour incendie involontaire.

            Sauret n’a jamais été condamné et jouit d’une excellente réputation. On lui reproche d’avoir, dans le courant de juillet, en faisant brûler du chiendent dans son champ, communiqué le feu dans une forêt environnante.

            Sauret prétend que le feu a été communiqué à la forêt par un monsieur qu’il ne connait pas et qui fumait un cigare.

            Me Guittard, avoué, représente l’Etat, qui s’est port é partie civile, et demande le renvoi de l’affaire.

            L’affaire est renvoyée à une autre audience.

 

Note personnelle : Incendie qui éclata, le 16 août 1911, dans les bois de l’Etat, à Saint-Gervais, et qui s’étendit jusqu’aux maisons de Châteauneuf, menaçant cette localité.

Le 28 octobre, le tribunal considérant que le délit n’était pas établi, relaxait Sauret.

Le ministère public et M. le préfet su Puy-de-Dôme, ont fait appel.

En première instance, la partie civile réclamait 10.000 francs de dommages ; en seconde instance les dégâts sont estimés à 3.500 francs. L’affaire est mise en délibéré.

 

Avenir du Puy-de-Dôme – 24 septembre 1911

Repost 0
9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 00:12

Merci à Michèle CHASSAGNETTE pour ce nouveau nom : Martin Sylvain Marcel CHASSAGNETTE de l'Ebeaupin, chasseur  au bataillon de chasseurs alpins est décédé à Trêves 21 août 1926.

Classe-1926-SP.jpg

 

Rang 1, en haut, de gauche à droite
__280_23_1.jpg
281 23 2

282 23 3

283 23 4

284 23 5
     
__285_23_6.jpg
 
   
Rang du milieu, de gauche à droite    
286 23 7__287_23_8.jpgGOYON_Michel_288_23_9.jpg__289_23_10.jpgCHARVILLAT_Marcel_290_23_11.jpg
  

GOUYON 

Michel

 

CHARVILLAT

Marcel

DUFAL_Celestin_291_23_12.jpgPOUGHON_Raymond_292_23_13.jpg__293_23_14.jpg__294_23_15.jpg
 

DUFAL

Pierre Célestin

POUGHON

Raymond

CHASSAGNETTE

Martin Sylvain Marcel

  
Rang du bas, de gauche à droite    
295 23 16RANCE Elie 296 23 17MAZERON_Jean-Baptiste_297_23_18.jpgLASCIOUVE_Constant_298_23_19.jpgNENOT_Fernand_299_23_20.jpg
 

RANCE

Michel Elie

MAZERON

Jean-Baptiste

LASCIOUVE

Constant

NÉNOT

Fernand

AUPETIT_Fernand-Raymond_300_23_21.jpgLECUYER_Clement_301_23_22.jpg__302_23_23.jpg__303_23_24.jpg 

AUPETIT

Fernand

LÉCUYER

Clément

   

 

Ils peuvent être sur la photo:

AUBIGNAT Amable Jean Raymond

BERNARD Antoine Marcel

BOUDOL Joseph Marius

CHASSANT Clément Marius

DEMOULIN Jean-Marie

GRANDSAIGNE Jean Clément

JOUHET Auguste Louis Clément

JOUHET Jean-Baptiste

PEROL Martin Jean

PEROL Marien

RANOUX Alfred

VIALETTE Jean-Marie

Repost 0
30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 23:44

Encore une fois, merci à Monsieur Jacques PAGEIX pour cette magnifique biographie d’un enfant de Saint-Priest-des-Champs. Merci aussi de m’autoriser à créer un lien sur son blog. Vous pourrez ainsi avoir le plaisir de lire un article passionnant.

Voici ce qu’il m’écrivait :

« Quelle aventure que celle de ce chirurgien militaire, puis docteur, resté célibataire, et qui, entre deux campagnes, allait se reposer chez son frère Jean, curé de Montcel, où il avait lui-même une propriété. Après la mort de son frère, il vendit cette maison accolée à l'église, qui fut achetée par la mairie pour la transformer naturellement en ...presbytère! Originaire du Vernadel, sa maison de famille est habitée par Bernard Faure, du cghav (Cercle Généalogique et Héraldique de l’Auvergne et du Velay), qui m'a adressé quelques documents (testament de François Cromarias, extraits cadastraux). Il m'a désigné aussi la belle maison qu'il fit construire à proximité, au Vernadel, aujourd'hui occupée par un acteur de cinéma dont j'ai oublié le nom.

Comme toutes les autres, cette biographie laissera subsister quelques mystères concernant notamment les études de médecine suivies par François Cromarias avant son incorporation en 1798 (Riom?).   

 

La biographie d'un autre Cromarias se trouve aussi sur le blog et celle-là est quasiment terminée: celle d'Eugène Cromarias, ingénieur des mines de Paris, originaire du Fraisse (Gouttières). Vous pouvez également la publier, d'autant que ce récit présente des zones d'ombre que je n'ai pu éclaircir, et, qui sait, un lecteur pourrait être en mesure d'apporter des éléments. »

 

Biographie de François Cromarias

 

Biographie d’Eugène Cromarias

Repost 0
Published by jacot63 - dans Gens d'ici
commenter cet article
8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 18:17

Merci à Chantal TAYTARD, pour avoir signalé Pierre TAYTARD, dont l'acte de décès est inscrit dans les naissances de 1809.

 

SOLDATS DE SAINT-PRIEST-DES-CHAMPS MORTS EN DEHORS DE L’HEXAGONE

 

Lors des campagnes militaires engagées entre 1792 et 1914

 

Pierre TAYTARD, né le 8 juillet 1784 à Ferrières-sur-Sichon (Allier), fils d’Annet[1], maître-maçon au bourg de Ferrières, puis installé laboureur et journalier à Lamothe à partir de 1785-1786, et de Marie DEBATISSE alias BATISTE.

Voltigeur à la 3e Compagnie de voltigeurs du 21e Régiment d’Infanterie Légère. Signalé au registre des matricules sous le numéro 3579.

Décédé sur le champ de bataille de Jena en Prusse, par suite d’un coup de feu, le 14 octobre 1806 à dix heures du matin.

Transcription en date du 19 avril 1809, dans le registre des naissances.

 

Historique du 21e régiment d’Infanterie de Ligne

En 1804, le régiment faisait partie de l'Armée d'Angleterre quand Napoléon commençait à ébaucher le concept de la Grande Armée. En 1805, le régiment se trouvait sous les ordres du maréchal Davout dans le 3ème Corps d'Armée, et marcha héroïquement sur Austerlitz. En 1806, sous le commandement du colonel Decouz, le 21ème était dans la 3ème Division du général Gudin, du 3ème Corps de Davout. Le Corps Davout se retrouva face à la principale armée prussienne du duc de Brunswick à Auerstädt, pendant que Napoléon défaisait ce qu'il pensait être le gros des troupes à Iéna. Le 21ème défendit le village de Hassenhausen au centre des lignes françaises. Le caporal Boutloup, de la compagnie de voltigeurs, s'empara avec 6 de ses hommes d'un caisson et d'un canon qu'il retourna contre l'ennemi. Les pertes furent élevées, mais les 3 divisions du 3ème Corps connurent la renommée au sein de l'armée, devenant 'Les Trois Immortelles'.

 

[1] Annet TAYTARD alias TETARD, maître-maçon à Ferrières-sur-Sichon (Allier), puis laboureur, puis cultivateur à Lamothe, né le 2 juin 1746 à Courtine, paroisse de Saint-Priest-des-Champs, du mariage d’Antoine et de Marie BOURDIER, y est décédé le 20 avril 1819, marié en premières noces le 4 mai 1779 à Ferrières-sur-Sichon[1], avec Marie DEBATISSE alias BATISTE, née vers 1745 à Ferrières, décédée le 17 mars 1817 à Saint-Priest, fille de défunt Jean et de Bonnette ROCHE, laboureurs au bourg de Ferrières, puis en secondes noces le 6 mai 1818 à Saint-Priest, avec Marguerite ROUCHON, née le 2 février 1761 à Saint-Julien-la-Geneste, fille des défunts Antoine et Anne BEAUFORT, journaliers et locataires au village des Paris, commune de Saint-Priest.

 

 

Repost 0
2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 18:04

SOLDATS DE SAINT-PRIEST-DES-CHAMPS MORTS EN DEHORS DE L’HEXAGONE

 

Lors des campagnes militaires engagées entre 1792 et 1914

 

Dans les registres de l’état-civil, les transcriptions des décès n’apparaissent qu’en 1807. Avant 1807, durant toutes les grandes batailles de Napoléon, Arcole en 1796, Rivoli en 1797, l’Egypte en 1798 et 1799, Marengo en 1800, Austerlitz en 1805, Iéna en 1806, etc… parmi les nombreuses victimes, il est possible que des saint-priestois y soient morts au combat ou de tout autre chose.

 

Soldats morts dans les campagnes du 1er Empire

 

Guerre d’indépendance espagnole de 1808 à 1814

 

Louis DUFAL, né et baptisé le 12 octobre 1785 à Saint-Priest, célibataire, fils de François et de Marie VERSEPUY, métayers à La Chomette.

Chasseur de la 5e Compagnie du 1er Escadron du 10e Régiment de Chasseurs à Cheval. Signalé au registre des matricules sous le 1102.

Décédé à La Calzada en Espagne, des suites d’une fièvre maligne, le 31 décembre 1808 à sept heures du matin.

Transcription en date du 3 juillet 1809.

 

Marien GILLET, né et baptisé le 1er décembre 1785 à Saint-Priest, célibataire, fils de Jean et de Michelle TAYTARD, laboureurs aux Chaussades.

Chasseur de la 8e Compagnie du 4e Escadron du 10e Régiment de Chasseurs à Cheval. Signalé au registre des matricules sous le 1106.

Décédé, à Majadas en Espagne,  le 21 mars 1909 vers les quatre heures du soir, par suites de blessures qu’il reçut sur le champ de bataille.

Transcription en date du 3 juillet 1809.

 

François NÉNOT, né le 9 et baptisé le 10 août 1788 à Saint-Priest, fils de Pierre et d’Antoinette PEROL, métayers à La Carte.

Chasseur à la 1ère Compagnie du 1er Bataillon du 1er Régiment d’Infanterie Légère. Signalé au registre des matricules sous le numéro 4284.

A été tué d’un coup de feu, par les espagnoles, sur la montagne de Ripoll en Catalogne, le 29 décembre 1809.

Campagnes de l’Armée en Catalogne (1808-1810)

En catalogne, l’insurrection est à l’époque quasi générale.

Une partie de la Grande Armée s’achemine alors vers Bayonne ; Napoléon forma avec deux beaux régiments français, le 1er d’Infanterie Légère et le 42e de ligne tirés du Piémont, le fond d’une division qui fut confiée au général Souham (Thiers). Cette division devait porter à 36.000 hommes le nombre de troupes destinées à la Catalogne. Celles-ci composent le 7e Corps de l’Armée d’Espagne, bientôt désigné sous le nom d’Armée de Catalogne. La Division Souham est la 4e du 7e Corps.

Le 1er Léger est cantonné le 15 octobre dans les villages qui bordent le Tech aux environs du Boulou.

Expédition d’Olot : Le 20 décembre, Augereau ordonne au Général Souham de faire une expédition dans la direction d’Olot, tant pour y faire des provisions que pour en chasser les guérillas qui infestent cette contrée.

Le 26, la Division fait son entrée dans Olot ; le 27, la Division marche sur Campredon où elle arrive le 28 ; la ville vient d'être abandonnée par les insurgés. Le 29, Souham prend la route de Ripoll à la poursuite des fuyards. C’est pendant cette poursuite que François NÉNOT est tué.

Pour en savoir plus : http://frederic.berjaud.free.fr/1eleger.htm

Transcription en date du 3 juin 1810.

 

Denis Joseph ROUGHOL, né le 20 novembre 1788 au bourg de Saint-Priest-des-Champs, célibataire, fils de Michel, maréchal et de Marie BARSE, habitants du bourg.

Fusiller de la 4e Compagnie du 2e Bataillon du Régiment des Fusiller-Chasseurs de la Garde Impériale. Signalé au registre des matricules sous le numéro 2155. Arrivé au corps, le 15 juillet 1807.

A fait les campagnes de 1808 en Espagne, 1809 en Allemagne, 1810 et 1811 en Espagne.

Tué au champ d’honneur en Espagne, le 25 mai 1811 à dix heures du matin.

La surprise d’Arlaban est un combat qui a eu lieu le 25 mai 1811, pendant la guerre d’indépendance espagnole, dans les montagnes adjacentes.

A huit heures, les forces de la guérilla espagnole, entre 3.000 et 4.500 hommes, prennent en embuscade un convoi de 1.050 prisonniers escortés par 1.600 soldats français. Sept heures plus tard, les derniers français vivants se rendent et déposent les armes. Parmi les morts on compte Denis ROUGHOL.

Transcription en date du 31 décembre 1811.

 

Armée du Royaume d’Italie

 

Antoine TETARD, né le 15 mars 1790 à Saint-Priest, fils d’Annet et de Magdelaine FAVIER, laboureurs à Courtine.

Soldat au 84e Régiment d’Infanterie de Ligne. A été reçu sous les drapeaux, le 2 octobre 1809, sous le matricule 1901.

Mort à l’hôpital de Bergame en Italie, le 29 décembre 1810, par suite de fièvre.

Le 84e Régiment de Ligne a subi de grosses pertes à la bataille de Wagram (6 juillet 1809) : 590 tués, 184 amputés et 1506 blessés. Après ces durs combats, il passe la fin de l’année 1809 dans le Tyrol où Antoine TETARD y est reçu le 2 octobre. Le 5 février 1810, tout le Régiment est réuni à Bergame et le 25 avril il est intégré au corps d’observation d’Italie. C’est pendant cette période que notre soldat est décédé à l’hôpital de cette ville.

Transcription en date du 18 janvier 1811.

Repost 0
25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 17:25

L’alibi d’Aït Mouloud est exact

Mais, s’il est reconnu innocent du crime, l’Algérien est maintenu en état d’arrestation pour des vols

 

Nous avons signalé hier le geste de l’Algérien Aït Mouloud ben Mouloud qui, se sachant recherché par la police mobile comme auteur ou complice présumé de l’assassinat de la famille Chaput, s’était présenté volontairement au commissariat central de Clermont pour établir sa non-culpabilité.

Transféré à Riom, Aït Mouloud a été interrogé hier soir par M. Benoit, juge d’instruction, devant lequel il a renouvelé ses protestations d’innocences et répété les indications concernant son alibi.

Après vérification, cet alibi a dû être reconnu exact. Il est bien certain que cet Algérien avait quitté l’usine de l’Électrométallurgie, voisine de la cambuse Chaput, plusieurs jours avant le crime et que, depuis, il n’a cessé de travailler dans une carrière proche de notre ville.

Aït Mouloud est donc hors de cause en ce qui concerne l’assassinat.

Mais l’enquête, faite sur son compte a révélé à son actif, ou plutôt à son passif, quelques vols d’objets divers, notamment de tondeuses, commis par lui durant son séjour à l’Électrométallurgie. Et, pour ces larcins, il a été maintenu en état d’arrestation et écroué à la maison d’arrêt de Riom. Ça lui apprendra à venir se fourrer entre les pattes de la Justice !...

Pendant ce temps, les véritables assassins courent toujours, à moins qu’ils ne voguent sur quelque mer hospitalière.

Ajoutons que Mme Chaput, toujours soignée à l’hôpital de Riom, est dans un état stationnaire.

Et, pour calmer les légitimes susceptibilités de plusieurs habitants et de M. le maire des Ancizes, qui nous ont écrit à ce sujet, répétons ce que nous avons déjà indiqué dans le premier compte-rendu que nous avons donné de cette affaire, à savoir que la cambuse Chaput, théâtre du crime, se trouve sur le territoire de la commune de Saint-Georges-de-Mons, et non sur le territoire de la commune des Ancizes. C’est donc improprement que l’on appelle ce forfait : « Le crime des Ancizes ». On pourrait l’appeler : « Le crime de Saint-Georges-de-Mons ». Mais, afin de ne froisser personne, nous l’appellerons simplement : « L’assassinat de la famille Chaput. »

 

Le Moniteur du Puy-de-Dôme du 11 février 1921

 

L’assassinat de la famille Chaput

 

  Aït Mouloud, qui était venu se constituer prisonnier, au commissariat central de Clermont, dans le but de se disculper de l’accusation de complicité dans l’assassinat de la famille Chaput, vient de bénéficier d’un non-lieu.

Mais il a comparu devant le Tribunal correctionnel de Riom, à l’audience du 12 courant, pour vol d’une tondeuse commis au préjudice d’un coiffeur.

Pour ce fait, qui a d’ailleurs été contesté par l’inculpé, l’Algérien Aït Mouloud a été condamné à 8 jours de prison.

 

Le Moniteur du Puy-de-Dôme du 13 février 1921

 

Une arrestation

 

Nous avons indiqué que l’enquête de la police mobile avait abouti à l’inculpation de deux Algériens ayant travaillé à l’usine Électrométallurgique de Saint-Georges-de-Mons.

L’und’eux vint lui-même se constituer prisonnier au commissariat central de Clermont-Ferrand, afin de prouver son innocence en fournissant l’emploi de son temps dans la nuit du crime.

Ses dires furent vérifiés, reconnus exacts, et il bénéficia d’un non-lieu.

Nous apprenons aujourd’hui que le second des Algériens soupçonné d’avoir participé au crime a été arrêté à Tizi-Ouzou (Algérie), et qu’en ce moment il est en route pour la direction de la maison d’arrêt de Riom.

Ajoutons qu’au moment de son arrestation il a également invoqué un alibi qui va être contrôlé.

Tout fait prévoir que cette deuxième inculpation aboutira, comme la première, par un non-lieu.

 

Le Moniteur du Puy-de-Dôme du 24 février 1921

 

Le second Algérien est relâché

 

Nous avons relaté, il y a quelque temps, qu’un Algérien, apprenant qu’il était inculpé dans l’assassinat de la famille Chaput, et recherché, était venu se constituer prisonnier. Il fournit un alibi qui fut reconnu exact et fut relâché, après avoir purgé une légère condamnation pour vol.

Le second Algérien fut arrêté, il y a quelques jours, à Tizi-Ouzou. En annonçant son arrestation, nous ajoutions qu’il se faisait fort de prouver son innocence et qu’l bénéficierait, certainement d’un non-lieu. C’est ce qui arriva.

A Riom, notre Algérien fournit un alibi qui fut, pour lui aussi, reconnu exact. Il a donc également été relâché.

 

Le Moniteur du Puy-de-Dôme du 26 février 1921

Repost 0
Published by jacot63 - dans Près de chez vous
commenter cet article
21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 17:31

L’émigration des maçons

 

Jusqu’au début du XXe siècle, comme nos voisins creusois, beaucoup d’hommes de Saint-Priest-des-Champs partaient, dès la fin de l’hiver, les uns vers Lyon, principalement sur les grands chantiers du bâtiment, les autres dans les régions, sur les chantiers de travaux publics. La majorité des émigrants partaient comme maçon ou ouvrier-maçon.

Les registres de matricule peuvent nous donner quelques indications de leurs campagnes.

Prenons les indications fournies sur la fiche matricule de CHAFFRAIX Pierre de la classe 1887, natif de Jouhet :

Il habite Saint-Lager dans le Rhône, le 10 avril 1892 et est de retour à Jouhet, le 27 novembre 1893 ; On le retrouve à Saint-Lager, le 18 février 1894 et à Jouhet, le 10 décembre 1894 ; Il est à Vénissieux, le 23 mai 1895 et à Jouhet, le 2 décembre 1895 ; Le voilà à Lyon, le 26 avril 1896 et de retour à Jouhet, le 28 décembre 1896 ; Enfin il est à Lyon en 1897 et 1899 et à Jouhet le 1er décembre 1901.

Malheureusement, toutes les fiches matricules ne sont pas si bien renseignées.

L’étude, des fiches et des publications de mariage (En ligne sur le site des Archives Départementales), permet de trouver un certain nombre de nos ancêtres, qui certainement fatigués par ces nombreux allers-retours, fondaient une famille sur place.

 

Voici deux familles parmi tant d’autres :

 

 Amable POUMEROL, journalier à Lamothe à la naissance de ses deux premiers enfants en 1835 et 1836 est absent pour les trois suivants, nés en octobre et en septembre. Il est présent pour la dernière, née le 4 décembre 1846. Il est déclaré ouvrier-maçon sur son acte de décès, du 11 mai 1847, à l’Hôtel-Dieu de Beaujeu (Rhône). Avait-il gardé des relations sur place ? Certainement, puisque nous y retrouvons  ses trois garçons, tous mariés à Beaujeu.

Tout d’abord l’ainé, Gervais, né le 7 novembre 1836 à Saint-Priest, marié le 24 juin 1871 à Beaujeu, avec Françoise CRÉTIN. Ils auront deux enfants. Ensuite, Gilbert, alias Philibert, né le 25 septembre 1841, il épouse, le 5 mars 1867 à Beaujeu, Jeanne LAGARDETTE. De leur union sont nés 6 enfants. Il décède comme son père à l’hôpital de Beaujeu, le 26 novembre 1918. Enfin, Jean, né le 6 septembre 1844 à Saint-Priest-des-Champs. Il se marie à Beaujeu, le 27 octobre 1875, avec Claudine BOUCHACOUR. Il semble être décédé, sans postérité, le 15 avril 1899 à l’hôpital de Beaujeu.

 

Sur les cinq enfants du couple Amable BOURDUGE et Marie CHOMETTE, cultivateurs à Perol, un seul est resté à Saint-Priest. Joseph, né en 1865, il est décédé célibataire en 1891. Les quatre autres sont partis dans le département du Rhône.

On retrouve François, l’ainé, né le 24 novembre 1856, maçon à Vénissieux. Il est décédé à l’Hôtel-Dieu de Lyon 2e arrondissement, le 20 juillet 1884 ;  il est dit l’époux d’Henriette JARZAGUET. Sa sœur, Marie, née le 11 mai 1860, est décédée le 2 octobre 1909 à Sainte-Foy-lès-Lyon. Elle avait épousé sur cette dernière commune, le 13 février 1886, un autre enfant du pays, Michel Antoine CAILLOT, maitre-maçon à Sainte-Foy, né le 16 avril 1860 à Saint-Priest-des-Champs, fils de Gilbert CAILLOT et d’Anne CAILLOT, colon à la Geneste.

Jean, est venu comme maçon à Sainte-Foy, puis on le trouve marchand, marchand coquetier et jardinier en 1921.  Né le 13 août 1863 à Perol, il se marie, le 9 juillet 1892, à Sainte-Foy, avec Rose Marie ROSSET. De ce mariage sont nés trois enfants. Il décède sur sa commune d’adoption, le 21 décembre 1933.

Le parcours de François est un peu différent. Né le 14 septembre 1868, à Saint-Priest-des-Champs, on le trouve, comme son frère, maçon à Sainte-Foy, le 19 avril 1891. Lui, il rentre au pays et se marie à Saint-Priest, le 3 novembre 1891, avec Marie BARSE, fille d’Annet et de Marie CHAFFRAIX, cultivateurs aux Barsses. Ce n’est qu’après la naissance de leur premier enfant, Marie Hélène, né le 21 mars 1893 à Saint-Priest, que François emmène son épouse à Sainte-Foy. Ils y décèdent tous les deux, François en 1921 et Marie en 1930.

 

Voici l’exemple de deux familles parties sous d’autres cieux. Nous verrons, dans un prochain article, que beaucoup de jeunes gens sont partis faire leur vie ailleurs. Nous trouvons des Poumerol, des Perol, des Arbitre, des Chanut, des Jouhet, etc…

Repost 0
Published by jacot63 - dans Partir pour vivre
commenter cet article
18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 16:45

Un arrêt de la Cour de Riom

Nous avons déjà signalé les nombreux jugements rendus en matière de fondations pieuses et qui sont une condamnation du projet de loi de spoliation voté par la Chambre. La Cour d’appel de Riom vient de rendre, à la date du 26 décembre, en cette même matière, un arrêt très important. Il s’agit d’une donation faite à une fabrique de notre département, celle de Saint-Priest-des-Champs. Le légataire universel, M. Blaise Chevalier, qui la revendiquait, avait été débouté par le tribunal de première instance. Il a fait appel. L’affaire est revenue devant la Cour. Maître Georges Salvy soutenait les intérêts de M. Blaise Chevalier qui était assisté de Me Raphanel, avoué. Me Massé plaidait pour l’enregistrement. Voici le texte de l’arrêt rendu :

            Considérant qu’aux termes de son testament, en date du 17 juin 1883, Pierre Chevalier a légué à la fabrique de Saint-Priest-des-Champs, un titre de rente de 3% de 299 francs sur l’état français numéro 187.981, afin de l’aider à construire une église ;

            Que par le même testament Pierre Chevalier stipule qu’au cas où le legs fait par lui à la fabrique de Saint-Priest-des-Champs, serait refusé, annulé ou détourné de sa fin, ce refus, cette annulation ou ce détournement tournerait au profit de Blaise Chevalier son légataire universel ;

            Considérant qu’à la suite de la mise en vigueur de la loi sur la séparation des églises et de l’Etat, du 9 décembre 1905, la fabrique de Saint-Priest-des-Champs ayant été dissoute à compter du 13 décembre 1906 et ses biens placés sous le séquestre du Directeur général des Domaines, Blaise Chevalier a introduit contre le dit séquestre une action en révocation ou résolution du legs pour inexécution des charges et conditions ;

            Que les premiers juges, tout en reconnaissant que l’action dirigée par Blaise Chevalier contre le séquestre était recevable et fondée en titre, l’a néanmoins débouté de sa demande, motifs pris des articles 7 et 9 de la loi du 9 décembre 1905 stipulant que toute action en reprise ou en revendication ne pouvait être intentée que par les auteurs des legs ou donations ou leurs héritiers en ligne directe ;

            Mais considérant que cette interprétation des articles précités ne saurait être admise ;

            Qu’en effet le législateur de 1905, supprimant les fabriques ou autres établissement cultuels a dû se préoccuper de la revendication éventuelle des dons et legs pouvant se produire à la suite de la transmission des biens en provenant à d’autres établissements que ceux qui en avaient bénéficié ;

            Que pour régler et limiter l’exercice de ce droit de revendication, il a pour dérogation au principe de l’irrévocabilité des donations, créé une action spéciale et nouvelle dont il a restreint la mise en mouvement aux donateurs et à leurs héritiers en ligne directe ; Mais qu’il n’a pu par voie d’exception, en l’absence de toute disposition expresse, porter atteinte aux principes généraux du droit et abroger au préjudice de toute une catégorie de justiciables le droit d’exercer des actions contractuelles dérivant des articles 953 et 1.183 du code civil ;

            Que ce droit compète évidemment à Blaise Chevalier, attributaire du legs, au cas d’inexécution de la charge le grevant, puisque cette charge, la construction d’une église, non seulement n’a pas été remplie, mais ne peut plus l’être, par suite de la dissolution du Conseil de fabrique, légataire primitif et conditionnel ;

            Que ce droit, il l’a puisé dans le testament du 17 juin 1883 et non dans la loi du 9 décembre 1905 qui lui est étrangère et n’a eu pour objet dans ses articles 7 et 9, que de créer, en présence d’une situation nouvelle une action spéciale en reprise et en revendication, ne dérogeant pas aux règles du droit commun sur la révocation des donations et la résolution des contrats ;

            Que c’est donc à tort que les premiers juges ont débouté Blaise Chevalier de sa demande en se basant sur un texte inapplicable, et qu’il y a lieu au contraire de l’accueillir.

            Par ces motifs :

            La Cour vidant son délibéré, émendant, dit Pierre Chevalier recevable et bien fondé à réclamer au séquestre de la fabrique de Saint-Priest-des-Champs, l’exécution de la disposition  juin éventuelle faite à son profit par le testament du 17 juin 1883 ;

            Condamne en conséquence le Directeur général des Domaines, ès-qualités, à remettre à Chevalier le titre de 299 francs de rente 3% sur l’Etat français numéro 187.981, ainsi-que que tous les revenus capitalisés annuellement du dit titre, depuis la délivrance qui en a été faite à la fabrique de Saint-Priest jusqu’à ce jour ;

            Condamne le Directeur général des Domaines, ès-qualités, aux dépens de premières instance et d’appel qui seront prélevés sur l’actif mis sous séquestre de la fabrique de Saint-Priest-des-Champs.

            Ordonne la restitution de l’amende ;

            Accorde la distraction des dépens d’appel à Me Raphanel, avoué, sur son affirmation de les avoir avancés.

            Fait et prononcé publiquement des dits jour et an.

 

Avenir du Puy-de-Dôme du 2 janvier 1908

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de jacot63
  • Le blog de jacot63
  • : Communiquer, s'informer, animer et rechercher sur la commune de Saint-Priest-des-Champs.
  • Contact

  • jacot63

Annonce :

ENVOYEZ NOUS VOS PHOTOS POUR LA COMMÉMORATION DE 14-18

Recherche

Post-it

16/06/2012 : Mise à jour des conscrits de 1903.

 

Articles Récents

  • Guerre de 39-45
    Trouvé sur Mémoires des Hommes : ARNAUD Auguste François, né au Teilhot, le 3 décembre 1909, fils d'Hippolyte et de Marie Eugénie BARSSE. Militaire au 105e R. I. F., Mort pour la France, le 10 avril 1942, à Altenwörth (Allemagne), par noyade au cours...
  • Les conscrits de 1921
    Il reste encore beaucoup de personnes à identifier ! TIXIER Joseph PETIT Germain JOUHET Gilbert MAZERON Pierre Il reste à identifier : AUBIGNAT Lucien François, né le 16 septembre 1901 à Courtine, fils de Jean et de Marie TIXIER, cheveux châtains, front...
  • Pêle-mêle d’informations cantonales - 1911 (1)
    Saint-Gervais – Les obsèques de l’abbé Prévost Vendredi, ont eu lieu à Saint-Gervais les obsèques de M. l’abbé Prévost, curé doyen de cette paroisse. Elles ont revêtu le caractère d’un deuil public, tellement le défunt était connu et aimé de toute la...
  • Les conscrits de 1926
    Merci à Michèle CHASSAGNETTE pour ce nouveau nom : Martin Sylvain Marcel CHASSAGNETTE de l'Ebeaupin, chasseur au bataillon de chasseurs alpins est décédé à Trêves 21 août 1926. Rang 1, en haut, de gauche à droite Rang du milieu, de gauche à droite GOUYON...
  • François CROMARIAS, chirurgien militaire
    Encore une fois, merci à Monsieur Jacques PAGEIX pour cette magnifique biographie d’un enfant de Saint-Priest-des-Champs. Merci aussi de m’autoriser à créer un lien sur son blog. Vous pourrez ainsi avoir le plaisir de lire un article passionnant. Voici...
  • Ils pourraient être sur le monument, un de plus
    Merci à Chantal TAYTARD, pour avoir signalé Pierre TAYTARD, dont l'acte de décès est inscrit dans les naissances de 1809. SOLDATS DE SAINT-PRIEST-DES-CHAMPS MORTS EN DEHORS DE L’HEXAGONE Lors des campagnes militaires engagées entre 1792 et 1914 Pierre...
  • Ils pourraient être sur le monument
    SOLDATS DE SAINT-PRIEST-DES-CHAMPS MORTS EN DEHORS DE L’HEXAGONE Lors des campagnes militaires engagées entre 1792 et 1914 Dans les registres de l’état-civil, les transcriptions des décès n’apparaissent qu’en 1807. Avant 1807, durant toutes les grandes...
  • Drame à la gare des Ancizes (4)
    L’alibi d’Aït Mouloud est exact Mais, s’il est reconnu innocent du crime, l’Algérien est maintenu en état d’arrestation pour des vols Nous avons signalé hier le geste de l’Algérien Aït Mouloud ben Mouloud qui, se sachant recherché par la police mobile...
  • Nos jeunes gens émigrés (1)
    L’émigration des maçons Jusqu’au début du XXe siècle, comme nos voisins creusois, beaucoup d’hommes de Saint-Priest-des-Champs partaient, dès la fin de l’hiver, les uns vers Lyon, principalement sur les grands chantiers du bâtiment, les autres dans les...
  • Les fondations pieuses
    Un arrêt de la Cour de Riom Nous avons déjà signalé les nombreux jugements rendus en matière de fondations pieuses et qui sont une condamnation du projet de loi de spoliation voté par la Chambre. La Cour d’appel de Riom vient de rendre, à la date du 26...

Compteur de visites

Logiciel genealogie Geneatique ">