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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 00:12

Merci à Michèle CHASSAGNETTE pour ce nouveau nom : Martin Sylvain Marcel CHASSAGNETTE de l'Ebeaupin, chasseur  au bataillon de chasseurs alpins est décédé à Trêves 21 août 1926.

Classe-1926-SP.jpg

 

Rang 1, en haut, de gauche à droite
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281 23 2

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Rang du milieu, de gauche à droite    
286 23 7__287_23_8.jpgGOYON_Michel_288_23_9.jpg__289_23_10.jpgCHARVILLAT_Marcel_290_23_11.jpg
  

GOUYON 

Michel

 

CHARVILLAT

Marcel

DUFAL_Celestin_291_23_12.jpgPOUGHON_Raymond_292_23_13.jpg__293_23_14.jpg__294_23_15.jpg
 

DUFAL

Pierre Célestin

POUGHON

Raymond

CHASSAGNETTE

Martin Sylvain Marcel

  
Rang du bas, de gauche à droite    
295 23 16RANCE Elie 296 23 17MAZERON_Jean-Baptiste_297_23_18.jpgLASCIOUVE_Constant_298_23_19.jpgNENOT_Fernand_299_23_20.jpg
 

RANCE

Michel Elie

MAZERON

Jean-Baptiste

LASCIOUVE

Constant

NÉNOT

Fernand

AUPETIT_Fernand-Raymond_300_23_21.jpgLECUYER_Clement_301_23_22.jpg__302_23_23.jpg__303_23_24.jpg 

AUPETIT

Fernand

LÉCUYER

Clément

   

 

Ils peuvent être sur la photo:

AUBIGNAT Amable Jean Raymond

BERNARD Antoine Marcel

BOUDOL Joseph Marius

CHASSANT Clément Marius

DEMOULIN Jean-Marie

GRANDSAIGNE Jean Clément

JOUHET Auguste Louis Clément

JOUHET Jean-Baptiste

PEROL Martin Jean

PEROL Marien

RANOUX Alfred

VIALETTE Jean-Marie

30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 23:44

Encore une fois, merci à Monsieur Jacques PAGEIX pour cette magnifique biographie d’un enfant de Saint-Priest-des-Champs. Merci aussi de m’autoriser à créer un lien sur son blog. Vous pourrez ainsi avoir le plaisir de lire un article passionnant.

Voici ce qu’il m’écrivait :

« Quelle aventure que celle de ce chirurgien militaire, puis docteur, resté célibataire, et qui, entre deux campagnes, allait se reposer chez son frère Jean, curé de Montcel, où il avait lui-même une propriété. Après la mort de son frère, il vendit cette maison accolée à l'église, qui fut achetée par la mairie pour la transformer naturellement en ...presbytère! Originaire du Vernadel, sa maison de famille est habitée par Bernard Faure, du cghav (Cercle Généalogique et Héraldique de l’Auvergne et du Velay), qui m'a adressé quelques documents (testament de François Cromarias, extraits cadastraux). Il m'a désigné aussi la belle maison qu'il fit construire à proximité, au Vernadel, aujourd'hui occupée par un acteur de cinéma dont j'ai oublié le nom.

Comme toutes les autres, cette biographie laissera subsister quelques mystères concernant notamment les études de médecine suivies par François Cromarias avant son incorporation en 1798 (Riom?).   

 

La biographie d'un autre Cromarias se trouve aussi sur le blog et celle-là est quasiment terminée: celle d'Eugène Cromarias, ingénieur des mines de Paris, originaire du Fraisse (Gouttières). Vous pouvez également la publier, d'autant que ce récit présente des zones d'ombre que je n'ai pu éclaircir, et, qui sait, un lecteur pourrait être en mesure d'apporter des éléments. »

 

Biographie de François Cromarias

 

Biographie d’Eugène Cromarias

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 18:17

Merci à Chantal TAYTARD, pour avoir signalé Pierre TAYTARD, dont l'acte de décès est inscrit dans les naissances de 1809.

 

SOLDATS DE SAINT-PRIEST-DES-CHAMPS MORTS EN DEHORS DE L’HEXAGONE

 

Lors des campagnes militaires engagées entre 1792 et 1914

 

Pierre TAYTARD, né le 8 juillet 1784 à Ferrières-sur-Sichon (Allier), fils d’Annet[1], maître-maçon au bourg de Ferrières, puis installé laboureur et journalier à Lamothe à partir de 1785-1786, et de Marie DEBATISSE alias BATISTE.

Voltigeur à la 3e Compagnie de voltigeurs du 21e Régiment d’Infanterie Légère. Signalé au registre des matricules sous le numéro 3579.

Décédé sur le champ de bataille de Jena en Prusse, par suite d’un coup de feu, le 14 octobre 1806 à dix heures du matin.

Transcription en date du 19 avril 1809, dans le registre des naissances.

 

Historique du 21e régiment d’Infanterie de Ligne

En 1804, le régiment faisait partie de l'Armée d'Angleterre quand Napoléon commençait à ébaucher le concept de la Grande Armée. En 1805, le régiment se trouvait sous les ordres du maréchal Davout dans le 3ème Corps d'Armée, et marcha héroïquement sur Austerlitz. En 1806, sous le commandement du colonel Decouz, le 21ème était dans la 3ème Division du général Gudin, du 3ème Corps de Davout. Le Corps Davout se retrouva face à la principale armée prussienne du duc de Brunswick à Auerstädt, pendant que Napoléon défaisait ce qu'il pensait être le gros des troupes à Iéna. Le 21ème défendit le village de Hassenhausen au centre des lignes françaises. Le caporal Boutloup, de la compagnie de voltigeurs, s'empara avec 6 de ses hommes d'un caisson et d'un canon qu'il retourna contre l'ennemi. Les pertes furent élevées, mais les 3 divisions du 3ème Corps connurent la renommée au sein de l'armée, devenant 'Les Trois Immortelles'.

 

[1] Annet TAYTARD alias TETARD, maître-maçon à Ferrières-sur-Sichon (Allier), puis laboureur, puis cultivateur à Lamothe, né le 2 juin 1746 à Courtine, paroisse de Saint-Priest-des-Champs, du mariage d’Antoine et de Marie BOURDIER, y est décédé le 20 avril 1819, marié en premières noces le 4 mai 1779 à Ferrières-sur-Sichon[1], avec Marie DEBATISSE alias BATISTE, née vers 1745 à Ferrières, décédée le 17 mars 1817 à Saint-Priest, fille de défunt Jean et de Bonnette ROCHE, laboureurs au bourg de Ferrières, puis en secondes noces le 6 mai 1818 à Saint-Priest, avec Marguerite ROUCHON, née le 2 février 1761 à Saint-Julien-la-Geneste, fille des défunts Antoine et Anne BEAUFORT, journaliers et locataires au village des Paris, commune de Saint-Priest.

 

 

2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 18:04

SOLDATS DE SAINT-PRIEST-DES-CHAMPS MORTS EN DEHORS DE L’HEXAGONE

 

Lors des campagnes militaires engagées entre 1792 et 1914

 

Dans les registres de l’état-civil, les transcriptions des décès n’apparaissent qu’en 1807. Avant 1807, durant toutes les grandes batailles de Napoléon, Arcole en 1796, Rivoli en 1797, l’Egypte en 1798 et 1799, Marengo en 1800, Austerlitz en 1805, Iéna en 1806, etc… parmi les nombreuses victimes, il est possible que des saint-priestois y soient morts au combat ou de tout autre chose.

 

Soldats morts dans les campagnes du 1er Empire

 

Guerre d’indépendance espagnole de 1808 à 1814

 

Louis DUFAL, né et baptisé le 12 octobre 1785 à Saint-Priest, célibataire, fils de François et de Marie VERSEPUY, métayers à La Chomette.

Chasseur de la 5e Compagnie du 1er Escadron du 10e Régiment de Chasseurs à Cheval. Signalé au registre des matricules sous le 1102.

Décédé à La Calzada en Espagne, des suites d’une fièvre maligne, le 31 décembre 1808 à sept heures du matin.

Transcription en date du 3 juillet 1809.

 

Marien GILLET, né et baptisé le 1er décembre 1785 à Saint-Priest, célibataire, fils de Jean et de Michelle TAYTARD, laboureurs aux Chaussades.

Chasseur de la 8e Compagnie du 4e Escadron du 10e Régiment de Chasseurs à Cheval. Signalé au registre des matricules sous le 1106.

Décédé, à Majadas en Espagne,  le 21 mars 1909 vers les quatre heures du soir, par suites de blessures qu’il reçut sur le champ de bataille.

Transcription en date du 3 juillet 1809.

 

François NÉNOT, né le 9 et baptisé le 10 août 1788 à Saint-Priest, fils de Pierre et d’Antoinette PEROL, métayers à La Carte.

Chasseur à la 1ère Compagnie du 1er Bataillon du 1er Régiment d’Infanterie Légère. Signalé au registre des matricules sous le numéro 4284.

A été tué d’un coup de feu, par les espagnoles, sur la montagne de Ripoll en Catalogne, le 29 décembre 1809.

Campagnes de l’Armée en Catalogne (1808-1810)

En catalogne, l’insurrection est à l’époque quasi générale.

Une partie de la Grande Armée s’achemine alors vers Bayonne ; Napoléon forma avec deux beaux régiments français, le 1er d’Infanterie Légère et le 42e de ligne tirés du Piémont, le fond d’une division qui fut confiée au général Souham (Thiers). Cette division devait porter à 36.000 hommes le nombre de troupes destinées à la Catalogne. Celles-ci composent le 7e Corps de l’Armée d’Espagne, bientôt désigné sous le nom d’Armée de Catalogne. La Division Souham est la 4e du 7e Corps.

Le 1er Léger est cantonné le 15 octobre dans les villages qui bordent le Tech aux environs du Boulou.

Expédition d’Olot : Le 20 décembre, Augereau ordonne au Général Souham de faire une expédition dans la direction d’Olot, tant pour y faire des provisions que pour en chasser les guérillas qui infestent cette contrée.

Le 26, la Division fait son entrée dans Olot ; le 27, la Division marche sur Campredon où elle arrive le 28 ; la ville vient d'être abandonnée par les insurgés. Le 29, Souham prend la route de Ripoll à la poursuite des fuyards. C’est pendant cette poursuite que François NÉNOT est tué.

Pour en savoir plus : http://frederic.berjaud.free.fr/1eleger.htm

Transcription en date du 3 juin 1810.

 

Denis Joseph ROUGHOL, né le 20 novembre 1788 au bourg de Saint-Priest-des-Champs, célibataire, fils de Michel, maréchal et de Marie BARSE, habitants du bourg.

Fusiller de la 4e Compagnie du 2e Bataillon du Régiment des Fusiller-Chasseurs de la Garde Impériale. Signalé au registre des matricules sous le numéro 2155. Arrivé au corps, le 15 juillet 1807.

A fait les campagnes de 1808 en Espagne, 1809 en Allemagne, 1810 et 1811 en Espagne.

Tué au champ d’honneur en Espagne, le 25 mai 1811 à dix heures du matin.

La surprise d’Arlaban est un combat qui a eu lieu le 25 mai 1811, pendant la guerre d’indépendance espagnole, dans les montagnes adjacentes.

A huit heures, les forces de la guérilla espagnole, entre 3.000 et 4.500 hommes, prennent en embuscade un convoi de 1.050 prisonniers escortés par 1.600 soldats français. Sept heures plus tard, les derniers français vivants se rendent et déposent les armes. Parmi les morts on compte Denis ROUGHOL.

Transcription en date du 31 décembre 1811.

 

Armée du Royaume d’Italie

 

Antoine TETARD, né le 15 mars 1790 à Saint-Priest, fils d’Annet et de Magdelaine FAVIER, laboureurs à Courtine.

Soldat au 84e Régiment d’Infanterie de Ligne. A été reçu sous les drapeaux, le 2 octobre 1809, sous le matricule 1901.

Mort à l’hôpital de Bergame en Italie, le 29 décembre 1810, par suite de fièvre.

Le 84e Régiment de Ligne a subi de grosses pertes à la bataille de Wagram (6 juillet 1809) : 590 tués, 184 amputés et 1506 blessés. Après ces durs combats, il passe la fin de l’année 1809 dans le Tyrol où Antoine TETARD y est reçu le 2 octobre. Le 5 février 1810, tout le Régiment est réuni à Bergame et le 25 avril il est intégré au corps d’observation d’Italie. C’est pendant cette période que notre soldat est décédé à l’hôpital de cette ville.

Transcription en date du 18 janvier 1811.

25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 17:25

L’alibi d’Aït Mouloud est exact

Mais, s’il est reconnu innocent du crime, l’Algérien est maintenu en état d’arrestation pour des vols

 

Nous avons signalé hier le geste de l’Algérien Aït Mouloud ben Mouloud qui, se sachant recherché par la police mobile comme auteur ou complice présumé de l’assassinat de la famille Chaput, s’était présenté volontairement au commissariat central de Clermont pour établir sa non-culpabilité.

Transféré à Riom, Aït Mouloud a été interrogé hier soir par M. Benoit, juge d’instruction, devant lequel il a renouvelé ses protestations d’innocences et répété les indications concernant son alibi.

Après vérification, cet alibi a dû être reconnu exact. Il est bien certain que cet Algérien avait quitté l’usine de l’Électrométallurgie, voisine de la cambuse Chaput, plusieurs jours avant le crime et que, depuis, il n’a cessé de travailler dans une carrière proche de notre ville.

Aït Mouloud est donc hors de cause en ce qui concerne l’assassinat.

Mais l’enquête, faite sur son compte a révélé à son actif, ou plutôt à son passif, quelques vols d’objets divers, notamment de tondeuses, commis par lui durant son séjour à l’Électrométallurgie. Et, pour ces larcins, il a été maintenu en état d’arrestation et écroué à la maison d’arrêt de Riom. Ça lui apprendra à venir se fourrer entre les pattes de la Justice !...

Pendant ce temps, les véritables assassins courent toujours, à moins qu’ils ne voguent sur quelque mer hospitalière.

Ajoutons que Mme Chaput, toujours soignée à l’hôpital de Riom, est dans un état stationnaire.

Et, pour calmer les légitimes susceptibilités de plusieurs habitants et de M. le maire des Ancizes, qui nous ont écrit à ce sujet, répétons ce que nous avons déjà indiqué dans le premier compte-rendu que nous avons donné de cette affaire, à savoir que la cambuse Chaput, théâtre du crime, se trouve sur le territoire de la commune de Saint-Georges-de-Mons, et non sur le territoire de la commune des Ancizes. C’est donc improprement que l’on appelle ce forfait : « Le crime des Ancizes ». On pourrait l’appeler : « Le crime de Saint-Georges-de-Mons ». Mais, afin de ne froisser personne, nous l’appellerons simplement : « L’assassinat de la famille Chaput. »

 

Le Moniteur du Puy-de-Dôme du 11 février 1921

 

L’assassinat de la famille Chaput

 

  Aït Mouloud, qui était venu se constituer prisonnier, au commissariat central de Clermont, dans le but de se disculper de l’accusation de complicité dans l’assassinat de la famille Chaput, vient de bénéficier d’un non-lieu.

Mais il a comparu devant le Tribunal correctionnel de Riom, à l’audience du 12 courant, pour vol d’une tondeuse commis au préjudice d’un coiffeur.

Pour ce fait, qui a d’ailleurs été contesté par l’inculpé, l’Algérien Aït Mouloud a été condamné à 8 jours de prison.

 

Le Moniteur du Puy-de-Dôme du 13 février 1921

 

Une arrestation

 

Nous avons indiqué que l’enquête de la police mobile avait abouti à l’inculpation de deux Algériens ayant travaillé à l’usine Électrométallurgique de Saint-Georges-de-Mons.

L’und’eux vint lui-même se constituer prisonnier au commissariat central de Clermont-Ferrand, afin de prouver son innocence en fournissant l’emploi de son temps dans la nuit du crime.

Ses dires furent vérifiés, reconnus exacts, et il bénéficia d’un non-lieu.

Nous apprenons aujourd’hui que le second des Algériens soupçonné d’avoir participé au crime a été arrêté à Tizi-Ouzou (Algérie), et qu’en ce moment il est en route pour la direction de la maison d’arrêt de Riom.

Ajoutons qu’au moment de son arrestation il a également invoqué un alibi qui va être contrôlé.

Tout fait prévoir que cette deuxième inculpation aboutira, comme la première, par un non-lieu.

 

Le Moniteur du Puy-de-Dôme du 24 février 1921

 

Le second Algérien est relâché

 

Nous avons relaté, il y a quelque temps, qu’un Algérien, apprenant qu’il était inculpé dans l’assassinat de la famille Chaput, et recherché, était venu se constituer prisonnier. Il fournit un alibi qui fut reconnu exact et fut relâché, après avoir purgé une légère condamnation pour vol.

Le second Algérien fut arrêté, il y a quelques jours, à Tizi-Ouzou. En annonçant son arrestation, nous ajoutions qu’il se faisait fort de prouver son innocence et qu’l bénéficierait, certainement d’un non-lieu. C’est ce qui arriva.

A Riom, notre Algérien fournit un alibi qui fut, pour lui aussi, reconnu exact. Il a donc également été relâché.

 

Le Moniteur du Puy-de-Dôme du 26 février 1921

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 17:31

L’émigration des maçons

 

Jusqu’au début du XXe siècle, comme nos voisins creusois, beaucoup d’hommes de Saint-Priest-des-Champs partaient, dès la fin de l’hiver, les uns vers Lyon, principalement sur les grands chantiers du bâtiment, les autres dans les régions, sur les chantiers de travaux publics. La majorité des émigrants partaient comme maçon ou ouvrier-maçon.

Les registres de matricule peuvent nous donner quelques indications de leurs campagnes.

Prenons les indications fournies sur la fiche matricule de CHAFFRAIX Pierre de la classe 1887, natif de Jouhet :

Il habite Saint-Lager dans le Rhône, le 10 avril 1892 et est de retour à Jouhet, le 27 novembre 1893 ; On le retrouve à Saint-Lager, le 18 février 1894 et à Jouhet, le 10 décembre 1894 ; Il est à Vénissieux, le 23 mai 1895 et à Jouhet, le 2 décembre 1895 ; Le voilà à Lyon, le 26 avril 1896 et de retour à Jouhet, le 28 décembre 1896 ; Enfin il est à Lyon en 1897 et 1899 et à Jouhet le 1er décembre 1901.

Malheureusement, toutes les fiches matricules ne sont pas si bien renseignées.

L’étude, des fiches et des publications de mariage (En ligne sur le site des Archives Départementales), permet de trouver un certain nombre de nos ancêtres, qui certainement fatigués par ces nombreux allers-retours, fondaient une famille sur place.

 

Voici deux familles parmi tant d’autres :

 

 Amable POUMEROL, journalier à Lamothe à la naissance de ses deux premiers enfants en 1835 et 1836 est absent pour les trois suivants, nés en octobre et en septembre. Il est présent pour la dernière, née le 4 décembre 1846. Il est déclaré ouvrier-maçon sur son acte de décès, du 11 mai 1847, à l’Hôtel-Dieu de Beaujeu (Rhône). Avait-il gardé des relations sur place ? Certainement, puisque nous y retrouvons  ses trois garçons, tous mariés à Beaujeu.

Tout d’abord l’ainé, Gervais, né le 7 novembre 1836 à Saint-Priest, marié le 24 juin 1871 à Beaujeu, avec Françoise CRÉTIN. Ils auront deux enfants. Ensuite, Gilbert, alias Philibert, né le 25 septembre 1841, il épouse, le 5 mars 1867 à Beaujeu, Jeanne LAGARDETTE. De leur union sont nés 6 enfants. Il décède comme son père à l’hôpital de Beaujeu, le 26 novembre 1918. Enfin, Jean, né le 6 septembre 1844 à Saint-Priest-des-Champs. Il se marie à Beaujeu, le 27 octobre 1875, avec Claudine BOUCHACOUR. Il semble être décédé, sans postérité, le 15 avril 1899 à l’hôpital de Beaujeu.

 

Sur les cinq enfants du couple Amable BOURDUGE et Marie CHOMETTE, cultivateurs à Perol, un seul est resté à Saint-Priest. Joseph, né en 1865, il est décédé célibataire en 1891. Les quatre autres sont partis dans le département du Rhône.

On retrouve François, l’ainé, né le 24 novembre 1856, maçon à Vénissieux. Il est décédé à l’Hôtel-Dieu de Lyon 2e arrondissement, le 20 juillet 1884 ;  il est dit l’époux d’Henriette JARZAGUET. Sa sœur, Marie, née le 11 mai 1860, est décédée le 2 octobre 1909 à Sainte-Foy-lès-Lyon. Elle avait épousé sur cette dernière commune, le 13 février 1886, un autre enfant du pays, Michel Antoine CAILLOT, maitre-maçon à Sainte-Foy, né le 16 avril 1860 à Saint-Priest-des-Champs, fils de Gilbert CAILLOT et d’Anne CAILLOT, colon à la Geneste.

Jean, est venu comme maçon à Sainte-Foy, puis on le trouve marchand, marchand coquetier et jardinier en 1921.  Né le 13 août 1863 à Perol, il se marie, le 9 juillet 1892, à Sainte-Foy, avec Rose Marie ROSSET. De ce mariage sont nés trois enfants. Il décède sur sa commune d’adoption, le 21 décembre 1933.

Le parcours de François est un peu différent. Né le 14 septembre 1868, à Saint-Priest-des-Champs, on le trouve, comme son frère, maçon à Sainte-Foy, le 19 avril 1891. Lui, il rentre au pays et se marie à Saint-Priest, le 3 novembre 1891, avec Marie BARSE, fille d’Annet et de Marie CHAFFRAIX, cultivateurs aux Barsses. Ce n’est qu’après la naissance de leur premier enfant, Marie Hélène, né le 21 mars 1893 à Saint-Priest, que François emmène son épouse à Sainte-Foy. Ils y décèdent tous les deux, François en 1921 et Marie en 1930.

 

Voici l’exemple de deux familles parties sous d’autres cieux. Nous verrons, dans un prochain article, que beaucoup de jeunes gens sont partis faire leur vie ailleurs. Nous trouvons des Poumerol, des Perol, des Arbitre, des Chanut, des Jouhet, etc…

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 16:45

Un arrêt de la Cour de Riom

Nous avons déjà signalé les nombreux jugements rendus en matière de fondations pieuses et qui sont une condamnation du projet de loi de spoliation voté par la Chambre. La Cour d’appel de Riom vient de rendre, à la date du 26 décembre, en cette même matière, un arrêt très important. Il s’agit d’une donation faite à une fabrique de notre département, celle de Saint-Priest-des-Champs. Le légataire universel, M. Blaise Chevalier, qui la revendiquait, avait été débouté par le tribunal de première instance. Il a fait appel. L’affaire est revenue devant la Cour. Maître Georges Salvy soutenait les intérêts de M. Blaise Chevalier qui était assisté de Me Raphanel, avoué. Me Massé plaidait pour l’enregistrement. Voici le texte de l’arrêt rendu :

            Considérant qu’aux termes de son testament, en date du 17 juin 1883, Pierre Chevalier a légué à la fabrique de Saint-Priest-des-Champs, un titre de rente de 3% de 299 francs sur l’état français numéro 187.981, afin de l’aider à construire une église ;

            Que par le même testament Pierre Chevalier stipule qu’au cas où le legs fait par lui à la fabrique de Saint-Priest-des-Champs, serait refusé, annulé ou détourné de sa fin, ce refus, cette annulation ou ce détournement tournerait au profit de Blaise Chevalier son légataire universel ;

            Considérant qu’à la suite de la mise en vigueur de la loi sur la séparation des églises et de l’Etat, du 9 décembre 1905, la fabrique de Saint-Priest-des-Champs ayant été dissoute à compter du 13 décembre 1906 et ses biens placés sous le séquestre du Directeur général des Domaines, Blaise Chevalier a introduit contre le dit séquestre une action en révocation ou résolution du legs pour inexécution des charges et conditions ;

            Que les premiers juges, tout en reconnaissant que l’action dirigée par Blaise Chevalier contre le séquestre était recevable et fondée en titre, l’a néanmoins débouté de sa demande, motifs pris des articles 7 et 9 de la loi du 9 décembre 1905 stipulant que toute action en reprise ou en revendication ne pouvait être intentée que par les auteurs des legs ou donations ou leurs héritiers en ligne directe ;

            Mais considérant que cette interprétation des articles précités ne saurait être admise ;

            Qu’en effet le législateur de 1905, supprimant les fabriques ou autres établissement cultuels a dû se préoccuper de la revendication éventuelle des dons et legs pouvant se produire à la suite de la transmission des biens en provenant à d’autres établissements que ceux qui en avaient bénéficié ;

            Que pour régler et limiter l’exercice de ce droit de revendication, il a pour dérogation au principe de l’irrévocabilité des donations, créé une action spéciale et nouvelle dont il a restreint la mise en mouvement aux donateurs et à leurs héritiers en ligne directe ; Mais qu’il n’a pu par voie d’exception, en l’absence de toute disposition expresse, porter atteinte aux principes généraux du droit et abroger au préjudice de toute une catégorie de justiciables le droit d’exercer des actions contractuelles dérivant des articles 953 et 1.183 du code civil ;

            Que ce droit compète évidemment à Blaise Chevalier, attributaire du legs, au cas d’inexécution de la charge le grevant, puisque cette charge, la construction d’une église, non seulement n’a pas été remplie, mais ne peut plus l’être, par suite de la dissolution du Conseil de fabrique, légataire primitif et conditionnel ;

            Que ce droit, il l’a puisé dans le testament du 17 juin 1883 et non dans la loi du 9 décembre 1905 qui lui est étrangère et n’a eu pour objet dans ses articles 7 et 9, que de créer, en présence d’une situation nouvelle une action spéciale en reprise et en revendication, ne dérogeant pas aux règles du droit commun sur la révocation des donations et la résolution des contrats ;

            Que c’est donc à tort que les premiers juges ont débouté Blaise Chevalier de sa demande en se basant sur un texte inapplicable, et qu’il y a lieu au contraire de l’accueillir.

            Par ces motifs :

            La Cour vidant son délibéré, émendant, dit Pierre Chevalier recevable et bien fondé à réclamer au séquestre de la fabrique de Saint-Priest-des-Champs, l’exécution de la disposition  juin éventuelle faite à son profit par le testament du 17 juin 1883 ;

            Condamne en conséquence le Directeur général des Domaines, ès-qualités, à remettre à Chevalier le titre de 299 francs de rente 3% sur l’Etat français numéro 187.981, ainsi-que que tous les revenus capitalisés annuellement du dit titre, depuis la délivrance qui en a été faite à la fabrique de Saint-Priest jusqu’à ce jour ;

            Condamne le Directeur général des Domaines, ès-qualités, aux dépens de premières instance et d’appel qui seront prélevés sur l’actif mis sous séquestre de la fabrique de Saint-Priest-des-Champs.

            Ordonne la restitution de l’amende ;

            Accorde la distraction des dépens d’appel à Me Raphanel, avoué, sur son affirmation de les avoir avancés.

            Fait et prononcé publiquement des dits jour et an.

 

Avenir du Puy-de-Dôme du 2 janvier 1908

6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 22:34

GOLEFER

Seigneurs (en bourbonnais ou confins), de Martilly, alias Martillat, peut-être paroisse de Chappes, des Barsses, paroisse de Saint-Priest-des-Champs, de Montiroir, paroisse de Manzat.

François de GOLEFER, est né le 23 mai 1617, seigneur des Barsses, paroisse de Saint-Priest-des-Champs et de Montiroir, paroisse de Manzat, il est le fils de Noble Gilbert de GOLEFER, avocat au parlement de Riom, et d’Anne CHARIEL.

Prêtre, prieur de Radonvilliers (Aube) et de Notre-Dame du Secours, au diocèse de Chalons, il fit foi et hommage  au Roi en 1669 et en 1676 pour le château et la terre des Barsses. Il mourut vers 1680, laissant pour héritière Françoise, la fille de son frère Jacques, Maître d’hôtel ordinaire du Roi, et de Marguerite de GIRARD.

Françoise GOLEFER, dame des Barsses et de Montiroir, épousa le 28 juin 1678, Antoine de GIRARD, trésorier de France au bureau de Riom. En 1680, il donna aveu au nom de sa femme pour les terres des Barsses et de Montiroir. Lui mourut avant 1716, mais sa femme vivait encore en 1723, date à laquelle elle renouvela l’acte d’hommage des Barsses. Ils eurent une seule fille : Marguerite GIRARD des Barsses, Dame de Montiroir, mariée le 30 septembre 1699 à Etienne DAGONNEAU, écuyer, seigneur de Marcilly, conseiller au parlement de Bourgogne. En 1716, tous deux firent foi et hommage pour le fief noble de Montiroir, paroisse de Manzat, élection de Gannat. Ils ne semblent plus posséder les Barsses.

 

M. des GOZIS page 210

 

D’ANGLARD

D’ANGLARS, alias D’ANGLARD, (en Bourbonnais ou confins) seigneurs d’Anglard, paroisse du Quartier, Rochedragon, paroisse de Bussières-sous-Rochedagoux, Rochegude et Tazenat, paroisse de Charbonnières-les-Vieilles, Lacost, alias Lascot, paroisse de Saint-Priest-des-Champs

Henry D’ANLARD, écuyer, seigneur de Lacost, mourut dès avant 1669. Il avait épousé Jeanne de SERVIERES, dont au moins une fille :

Gilberte D’ANGLARD, Dame de Lacost, mariée par contrat le 17 février 1669 à Jean D’ASTORG, écuyer, seigneur de Chalus et capitaine de chevau-légers, fils d’Amable, seigneur de Chaludet, de la Feuillade, et d’Antoinette de SAINTAN. Elle était veuve lorsqu’elle fit foi et hommage en 1685 pour la terre de Lacost, en la paroisse de Saint-Priest-des-Champs

 

M. des GOZIS page 889

 

GIRARD

GIRARD, seigneurs (en l’élection de Gannat) des Barsses, paroisse de Saint-Priest-des-Champs, Montiroir, paroisse de Manzat ; seigneurs (en Auvergne) de la Bournat, paroisse de Clermont.

Maison d’Auvergne, mais ayant possédé des terres importantes dans la partie de cette province qui appartenait à la généralité de Moulins. Anoblie vers le commencement du XVIIe siècle par la charge de conseiller à la Cour des Aides de Clermont-Ferrand (1613-1673), elle a vu cet anoblissement viager se confirmer par la charge de trésorier de France au bureau de Riom (1638-1687). Elle a aussi donné un évêque de Poitiers (1698).

N. GIRARD, vivant avant 1600, eut d’une alliance que j’ignore au moins deux fils :

  • Antoine, qui suit ;
  • Pierre GIRARD, avocat du Roi au bureau des finances de Riom de 1634 à 1638.

Antoine GIRARD, 1er du nom, seigneur de Bournat, conseiller à la Cour des Aides de Clermont de 1613 à 1642, lieutenant général en la Sénéchaussée de la même ville de 1633 à 1636, naquit vers 1587, et mourut, âgé de 82 ans, le 9 décembre 1669.

Il épousa, par contrat du 28 février 1612, Catherine d’ALBIAT, fille de Joseph, conseiller à la Cour des Aides de Clermont, et de Claude DURANT.

De cette union naquirent au moins quatre fils :

  • Joseph, qui suit ;
  • Jacques de GIRARD, chanoine, chantre du Chapitre de Montferrand en 1677 ;
  • Pierre de GIRARD, avocat au parlement à Clermont de 1673 à 1679 ;
  • Antoine GIRARD, alias de GIRARD, 2e du nom, chevalier, seigneur, par sa femme, des Barsses et de Montiroir, en la Généralité de Moulins, trésorier de France au bureau de Riom, dès 1673. Il épousa, le 28 juin 1678, Françoise de GOLEFER, alias GOLFER, fille de feu Jacques, maitre d’hôtel ordinaire du Roi, et de Marguerite de GIRARD. (Voir GOLEFER);
  • Peut-être Suzanne de GIRARD, mariée vers 1635, à René d’ALBIAT, conseiller à la Cour des Aides de Clermont ;
  • Peut-être encore Marguerite de GIRARD, mariée vers 1640 à Jacques de GOLEFER, maitre d’hôtel ordinaire du Roi, fils de Gilbert et d’Anne CHARIEL.

 

M. des GOZIS page 1167

 

DE SEGONZAT

Gabriel de SEGONZAT, chevalier, seigneur du Peschin en Bourbonnais, et par sa femme, de Courtine, paroisse de Saint-Priest-des-Champs. Il épousa en 1767, Marie de SARRAZIN, Dame de Courtine, fille et héritière unique de Louis Augustin de SARRAZIN, chevalier, seigneur de Courtine, et de Marie BARTOMIVAT.

De leur alliance provient :

Etienne, comte de SEGONZAT, chevalier, seigneur de Courtine et de Perchin, chevalier de Saint-Louis, officier à l’armée de Condé en 1792, né en 1768, mort en 1840, le dernier de son nom. Il épousa, vers 1820, Marie Zélie CHEVALIER, fille d’André, notaire à Montaigut-en-Combrailles, et de Françoise de PANEVINON de Marsat.

 

M. des GOZIS page 1133

4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 18:19

Une femme tire quatre coups de revolver sur son mari et le blesse très grièvement

 

Un terrible drame qui a mis en émoi toute la population s’est déroulé mardi soir, à huit heures, à Saint-Priest-des-Champs, dans le canton de Saint-Gervais. La femme Grandsaigne a tiré quatre coups de revolver sur son mari, lui faisant de graves blessures qui mettent sa vie en danger.

 

Un mauvais ménage – A plusieurs reprises déjà, les époux ont échangé des balles.

 

Ce drame n’a guère étonné ceux qui connaissent le ménage Grandsaigne, qui n’est pas précisément ce que l’on est convenu d’appeler un ménage modèle, à tous les points de vue. Beaucoup de nos lecteurs connaissent les deux époux, de réputation du moins, pour avoir lu le récit de leurs exploits nombreux autant que retentissants dans nos comptes rendus des audiences du tribunal correctionnel de Riom, devant lequel ils ont comparu conjointement à plusieurs reprises.

Le mari, Grandsaigne Michel, est âgé de 45 ans et exerce à Saint-Priest-des-Champs la profession d’agent d’assurances et de représentant de commerce. A en croire les voisins, sa conduite laissait quelque peu à désirer ; il était paresseux et aimait à boire.

Sa femme, née Marie BOUSSANGE, est âgée de 37 ans. Sous le rapport de la conduite, elle n’a rien à reprocher, parait-il, à son mari.

Les époux Grandsaigne se sont mariés en 1897 ; ils ont trois enfants, dont l’aîné est âgé de 10 ans et le plus jeune de 6 ans à peine.

Ce n’était pas précisément ce que l’on est convenu d’appeler un ménage uni. Dès les premiers mois de leur mariage, les époux Grandsaigne parlaient déjà de divorcer. Ils se reprochaient leurs griefs réciproques et des scènes terribles éclataient fréquemment pour ne pas dire journellement. Généralement, ces scènes se terminaient par des coups de revolver et, à plusieurs reprises déjà, la justice dut intervenir pour mettre la paix dans le ménage.

C’est ainsi qu’au mois de mai 1908, après une scène plus violente encore que de coutume, Grandsaigne tirait un coup de fusil sur sa femme, sans l’atteindre. Pour ce fait, il comparut devant le tribunal correctionnel et fut condamné à deux mois de prison, avec sursis.

Dans les premiers jours du mois de juin dernier, la femme Grandsaigne prenait sa revanche et  tirait à son tour deux coups de revolver sur son mari… pour lui faire peur, a-t-elle déclaré devant le tribunal correctionnel, où cet exploit l’avait conduite.

Le mari, d’ailleurs, ne lui tint pas rancune outre mesure. Dans sa déposition, il déclara au président qu’il désirait retirer sa plaint.

« C’est un malentendu, expliqua-t-il ; j’ai voulu lui faire une observation ; elle a le sang vif et l’a mal prise ; elle m’a tiré un coup de revolver, mais ce n’est rien, elle voulait simplement me faire peur. Je lui pardonne. Elle m’a bien fait condamner, l’année dernière, mais, pour nos enfants, je demande sa grâce. »

La vivacité de la femme Grandsaigne lui coûta 100 francs d’amende. C’était pour rien ; elle a voulu recommencer ; mais cette fois-ci, ça pourrait bien lui coûter plus cher.

Mardi soir, elle déchargeait son revolver par quatre fois, à bout portant, sur son mari, qui s’affaissait à ses pieds, mortellement blessé.

 

L’enquête

 

A la suite de quelles circonstances ? Pour quels motifs, ce drame rapide s’est-il déroulé ? C’est ce que l’on ne sait pas encore de façon précise, mais qu’éclaircira sans doute l’enquête ouverte à ce sujet.

Le Parquet de Riom, prévenu dans la nuit par télégramme, s’est transporté hier matin à Saint-Priest-des-Champs. En raison de l’absence de communications rapides plus encore que de l’éloignement, les magistrats ne seront vraisemblablement de retour à Riom que ce soir, jeudi. Nous serons sans doute fixés, ce soir, sur les causes de ce drame de famille.

En dernière heure, on nous annonce que Grandsaigne serait mort dans la nuit des suites de ses blessures.

 

L’Avenir du Puy-de-Dôme du 1er juillet 1909.

 

Le drame de Saint-Priest-des-Champs

 

Nous avons relaté, hier, le terrible drame de famille qui s’est déroulé à Saint-Priest-des-Champs.

C’est au moment où Grandsaigne descendait de son grenier, vers huit heures du soir, avec un lourd chargement de bois sur les épaules, que sa femme lui tira par derrière quatre coups de revolver.

Le blessé, perdant son sang en abondance, eut cependant la force de se rendre à la pharmacie Charmette, où il reçut les premiers soins. Le docteur Pourtier, de Saint-Gervais, appelé en toute hâte, constata que Grandsaigne avait reçu quatre balles dans le corps. Les trois premières n’avaient atteint aucun organe essentiel, la quatrième avait perforé le poumon, lui faisant une blessure très dangereuse, sinon mortelle.

Hier soir, notre correspondant de Saint-Gervais, nous informait que l’état du blessé était considéré comme désespéré.

Nous avons dit que le parquet de Riom s’était transporté mercredi soir, à Saint-Priest. Une première enquête avait d’abord était faite mardi soir, par le juge de paix de Saint-Gervais et la gendarmerie qui avaient précédé l’arrestation de la meurtrière. Elle a été transférée hier soir, à la maison d’arrêt de Riom.

Loin de se repentir de son crime, la femme Grandsaigne s’en glorifie. Elle semble n’avoir qu’un regret, c’est de ne pas avoir tué net son mari, sans se soucier des trois petits enfants qu’elle laisse sans soutien.

Aussi, les gendarmes, ont-ils eu grand peine à la protéger contre la foule qui voulait la lyncher.

 

L’Avenir du Puy-de-Dôme du 2 juillet 1909.

27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 18:46

Le drame des Ancizes

 

L’enquête faite par la police mobile sur l’horrible drame des Ancizes, n’a, jusqu’ici, donné aucun résultat.

D’ailleurs, la tâche des policiers est assez ardue. Il n’y a, en effet, aucun indice permettant d’identifier le coupable. Tout ce que l’on sait, c’est qu’il est un habitué de la maison. C’est peu de chose.

Le coupable sera très difficile à découvrir, parmi les nombreux ouvriers, surtout des étrangers, qui ont pris pension chez les époux Chapus.

Ajoutons que l’état des blessés est stationnaire. Tous deux ont été transportés à l’hôpital de Riom.

 

Le Moniteur du Puy-de-Dôme du 5 février 1921

 

Le crime des Ancizes

 

L’enquête sur l’effroyable crime des Ancizes continue.

La police mobile suit une piste extrêmement sérieuse qui doit la conduire à l’arrestation du ou des assassins : c’est celle de deux travailleurs Algériens, familiers de la cambuse Chaput et qui ont quitté le pays le matin même où le forfait a été découvert. Ces deux individus ont pris à la halte des Richards le train de 6 heures qui va dans la direction de Montluçon. L’employée de la halte a remarqué que ces personnages cherchaient à dissimuler leur visage. Et après le départ du train, elle a trouvé dans la cour de la halte, un porte-monnaie déchiré en deux morceaux. Or, ce porte-monnaie a été reconnu par la suite comme appartenant au petit Chaput.

L’information a établi que le montant du vol commis après l’assassinat était d’environ 10.000 francs.

Ajoutons que Mme Chaput et son fils Marius, qui sont en traitement à l’hôpital de Riom, ne vont pas plus mal.

 

Le Moniteur du Puy-de-Dôme du 6 février 1921

 

Le crime des Ancizes

Une nouvelle victime, le petit Chaput a succombé

 

L’horrible crime des Ancizes a fait une seconde victime.

A l’hôpital de Riom, où il avait été transporté, le fils Chaput est mort des suites de ses blessures, malgré les soins qui lui ont été prodigués.

Le malheureux enfant a succombé dimanche soir, sans avoir repris connaissance.

L’état de la mère reste stationnaire.

L’enquête de la police mobile continue. Après avoir « travaillé » pendant quelque temps dans la région, les policiers se sont rendus à Montluçon, où les assassins auraient séjourné, le lendemain du drame.

Les criminels, deux Algériens, ainsi que nous l’avons dit, sont identifiés. De plus, la police est en possession de leurs photographies. On espère donc les retrouver sous peu.

 

Le Moniteur du Puy-de-Dôme du 8 février 1921

 

L’enquête à Montluçon

 

Ainsi que nous l’avons dit, hier, les inspecteurs de police mobile se sont rendus à Montluçon pour aider la police locale dans la recherche des deux assassins du cambusier des Ancizes et de son fils.

Les deux assassins, en effet, leur crime accompli, ont pris un billet, à la halte des Richards, pour Montluçon. Les recherches faites pour retrouver les deux criminels à Montluçon sont restées sans résultats.

D’ailleurs, il parait peu probable qu’ils aient séjourné longtemps dans cette ville. Par quelques renseignement de sources sûres, les policiers ont acquis la presque certitude que les deux algériens se sont rendus à Marseille.

Là, ils seront, très certainement, très difficiles à découvrir, au milieu de la population hétéroclite des grands ports.

 

Le Moniteur du Puy-de-Dôme du 9 février 1921

 

Un algérien se constitue prisonnier pour prouver son innocence

 

La piste suivie par les inspecteurs de police mobile, au cours de leur enquête sur l’horrible crime des Ancizes, serait-elle une mauvaise piste ?

Hier soir, un Algérien se présentait au commissariat central de Clermont et disait se nommer Aït Mouloud ben Mouloud, 34 ans, originaire de Michelet, commune de Djurduja, forgeron, actuellement employé, comme manœuvre, dans une carrière des environs.

Apprenant qu’il était recherché comme étant un des auteurs du double crime des Ancizes, il était venu se constituer prisonnier, pour démonter sa non-culpabilité.

Aït Mouloud protesta, en effet, de son innocence. Il est, dit-il, parti volontairement, le 21 janvier, de l’usine de l’Électrométallurgie et, depuis, n’est pas retourné aux Ancizes.

Le jour qui précéda la nuit du drame et le lendemain, il travailla, comme d’habitude, à sa carrière, et ne quitta pas son travail.

Aït Mouloud a été envoyé à la police mobile. Interrogé, il a maintenu ses premières déclarations. Il a travaillé continuellement. Ce n’est donc pas lui qui a pris le train, à la gare des Richards, pour Montluçon.

Aït Mouloud a, néanmoins, été mis à la disposition de M. le juge d’instruction de Riom et transféré dans cette dernière ville, où il sera maintenu jusqu’à que son alibi ait été contrôlé.

Dans le cas où cet alibi serait exact, la police devra-t-elle orienter d’un autre côté ses recherches ? C’est, malgré tout, peu probable.

Aït Mouloud était, parait-il, le meilleur ami du second Algérien recherché comme auteur du crime. Cet Algérien pouvait fort bien avoir trouvé un autre compatriote pour l’aider dans son crime. D’ailleurs, il y a ce fait que deux Algériens ont pris le train à la gare des Richards, puis de là, ont très probablement filé sur Marseille.

L’identité de l’un d’eux, en dehors d’Aït Mouloud, est connue. Par lui, on connaîtra, sans doute, si on l’arrête, l’identité de son complice.

 

Le Moniteur du Puy-de-Dôme du 10 février 1921

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